CARNET DE ROUTE 1 / Dakar Mai / juin 2022
Carnet de route N° 1 Dakar /séjour mai – juin 2022
Enfin le wifi à l'hôtel ...
pour vous faire partager
mon séjour en cours !
le téléchargement des photos
me paraît d'emblée impossible;
elles viendront plus tard.
Plusieurs carnets de route
devraient se suivre
si internet est toujours là
pour me satisfaire.
Me voilà sur les terres africaines,
depuis le 25 mai...
A mon arrivée,
j’ai élu domicile,
pour quelques jours,
dans une petite chambre sur terrasse,
au coeur du village de N’gor,
quartier cher à nos coeurs.
La terrasse donne
sur le terrain de foot
où les ados s’adonnent
à leur sport favori
sur la terre sablonneuse.
Dès le matin,
quelques supporters
encouragent les mouvements incessants
des passes et des buts marqués.
la valse des taxis
commencent dans la rue parallèle
et les klaxons retentissent
pour la sécurité des passants
ou les potentiels clients.
Le linge de l’hôtel voisin
sèche sur la terrasse
en contrebas,
balayé par la brise marine,
sous un soleil déjà chaud.
Les oiseaux piaillent
d’un joli concert,
dans les palmiers des voisins.
Le chant d’un coq
et le bêlement des moutons
s’élèvent des cours alentours.
L'appel du muzzin
à la prière
retentit régulièrement
de la mosquée...
Les chantiers sont ouverts;
des tas de sable
et de graviers
s’étalent devant les maisons ;
partout des constructions en cours,
des étages qui s’empilent
et le martellement des ouvriers.
N’gor évolue au rythme de la modernité…
Le lendemain de mon arrivée,
je m'engage vers l'île de N'gor
que beaucoup d'entre vous connaissent...
A peine posée le pied
sur le sable chaud,
je retrouve Mme Bisou,
notre amie marchande de longue date,
déjà en cours de négociation
avec une cliente américaine,

Maguette se prélasse
sous les cocotiers
qui borde la plage,
et surveille
le ballet incessant des pirogues
qui déversent les visiteurs;
Notre ami Alassane
s’agite
dans son bel espace artistique
nouvellement construit,
Ibrahim s’abrite
sous son étal de paréos...
Les habitués sont là
où nous les avions quitté
en novembre dernier;
les retrouvailles sont heureuses...
Après avoir salué
nos connaissances,
je retrouve notre ami Elhadj,
pour le déjeuner,
dans une nouvelle gargotte
d’une ruelle de l'île

où mes papilles s’émoustillent
devant le premier poulet yassa,
à l’ombre des bougainvilliers.
Le temps s’arrête
et le moment est doux…

Le ton m'est donné
de m'immerger,
une fois de plus,
dans cette culture
si chère à nos coeurs,
ces rythmes
et ces contrastes de couleurs,
ces paradoxes parfois,
de me gorger
de soleil et de sourires,
d'échapper à notre modèle occidental
et nos esprits parfois si cartésiens.
La découverte constante
réside dans la capacité
de cette prise de distance
qui fait tant de bien.
Trouver l'équilibre
entre la nécessité
du concret des actions
et cette réalité
qui s'offre à mes yeux:
Toute la richesse
de nos différences
et, parfois même;
de l'impuissance
à tout comprendre.
Tant de choses nous échappent
et nous échapperont encore...
Quelle importance !
le jugement n'y a pas sa place,
il suffit de goûter le moment,
les échanges, l'environnement...
Se nourrir de ce qui est offert,
simplement se nourrir,
loin des réalités de l'occident.

A Dakar,
c’est l’heure de la Biennale,
des expositions, partout,
séduisent le regard
de leurs chaudes couleurs
qui égaient les vies.

Vendredi:
Départ vers l’ambassade
avec la ferme intention
de rentrer
pour décrocher un rendez vous.
L’entrée est impossible,
filtrée dans la rue,
par une barrière de sécurité
et un policier
qui m’appelle le chef
qui, lui-même,
me demande d’écrire.
je lui indique
que c’est dejà fait,
depuis la France,
à plusieurs reprises,
sans réponse...
Il me conseille d’appeler
et je m’y attèle,
sur le trottoir d'en face...
une trentaine d’appels
vers un standard
qui me raccroche systematiquement.
l’administration française
n’est pas conviviale…
c’est le moins qu’on puisse dire…
mais je ne désespère pas,
d'ici la fin du séjour.
Après plus de 2 h de tentatives,
je quitte les lieux
vers l’exposition internationale
à l’ancien grand palais de justice.

Mes découvertes
de l’art africain
me réjouissent,
toujours autant de talents,ici,
avec de la récupération.


Tant d’ingéniosité me dépasse.
Des couleurs...

toujours des couleurs

et des thèmes puissants
tels que le racisme, l’immigration,
l’égalité des chances, la femme…
évoquent des bien pensants
et me touchent particulièrement.

Je rejoins Coumba, notre amie,
commerçante au marché artisanal;

toujours autant de plaisir
à se retrouver
et à goûter ces moments de détente,
loin de la montre et du temps.
Le soir , sur ma terrasse,
je m’organise un petit repas,
en solitaire,
dans la fraîcheur d’une journée
qui se termine.
Emballée par les expos,
je poursuis, le lendemain,
la biennale sur plusieurs sites
dont le musée des civilisations noires
pour une expo sur Picasso,

à mon goût, moins séduisante
que l'on pouvait s'y attendre..
Retour par le marché HLM
où je retrouve notre commerçant
à la fabrique artisanale.
Une tranquillité passagère,
envahie, brusquement,
par un car d’américaines
en balade, venues dépenser
qq dollars de souvenirs.
Les affaires vont bon train
et je m’éclipse,un moment,
pour manger un thiéboudiene, sympathiquement offert par mon hôte.
En soirée, je partage,joyeusement,
un dîner en bord de mer,
avec notre ami Zale.

Samedi:
j’ai croisé la veille
une expo de rue tenue par
des étudiants en architecture
qui m’invitent
à leur carnaval du lendemain.
La place de l’indépendance
est presque vide
et j’y attends, au soleil,
le carnaval annoncé.
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La ville s’est vidée des travailleurs; seuls, quelques groupuscules
de jeunes et de vieux
sont à discuter à l’ombre.
La place est joliment fleurie
et il y fait encore bon,
à cette heure;
le soleil monte
tout doucement.
je suis interpellée
par les uns ou les autres,
curieux de ma présence,
et parfois intéressés !
mais je connais
les stratégies d’approche
et j’y adapte, aussitôt,
une distance mesurée.
J’entends au loin
les djembés de la parade
dans la rue voisine …
un cortège pointe son nez
vers la place
et le défilé commence,
sous le regard
de quelques badauds,
sur une musique rythmée
de bonne ambiance.
Les jeunes affichent
leurs maquettes auxquelles
ils ont contribuées:
une mosquée sur la tête,
un immeuble sur le corps,
une école sur les épaules…
sympathique travail
et valorisation de cette école
offrant une promotion sur la ville,
en quelque sorte.
Une démonstration d’aïkido
accompagne l’évènement.
Belle initiative !
Je rejoins un bar de la ville
pour y attendre mon amie Denise
avec qui nous partons au Noflye,
pour un déjeuner bord de mer.
Le plaisir des retrouvailles...
L'introduction au voyage
se termine
destination BAMBEY.
Suite sur CARNET DE ROUTE 2, à venir...

