Nov.2018: CARNET DE ROUTE
CARNET DE ROUTE
Nous voici arrivées au pays de la Téranga!

après quelques péripéties d’horaires de vol,
pour ma part,
en lien avec la décision, de dernière minute,
du gouvernement marocain,
de ne pas effectuer le changement d’heures
comme en France.
Un départ de Nantes retardé de plus d’une heure
n’a pas permis d’assurer la correspondance
à Casablanca vers Dakar.
Quelle surprise d’arriver à la porte d’embarquement
et de s’entendre dire que l’avion vient de décoller…
Il est alors 21h30,
le prochain vol est prévu le lendemain à 13h15…
Trimbalée de couloirs en couloirs
et d’étage en étage,
à la bonne volonté
d’agents de service croisés
tout au long du périple,
j’ai enfin trouvé le bureau des hébergements
qui me confirme les modalités des navettes
me conduisant à l’hôtel « Relaxe »,
ironie du sort…
L’occasion m’est donnée d’échanger
avec les autres passagers
et je fais connaissance avec Fabineta,
d’origine sénégalaise et bretonne d’adoption.
Le hasard d’une belle rencontre
qui nous permet d’admettre la réalité de la situation. Fabineta me facilite gentiment l’appel téléphonique auprès de Zale, notre ami chauffeur
et de la famille de Diamniadio,
devant me réceptionner dans la nuit.
Après un bon moment d’attente à la sortie
de l’aéroport de Casablanca,
sous ce début de nuit fraîche et humide,
la navette nous embarque pour l’hôtel « Relaxe ». L’insomnie nous guette…
Nous nous offrons quelques heures de conversations
au bar de l’hôtel, à partager nos projets de vie,
nos questionnements, nos réflexions
sur la culture sénégalaise…
Un très joli moment de détente et d’enrichissement
dans ces circonstances inopinées,
suivi de courtes heures de sommeil
troublées par le cadran de l’horloge…
une heure de moins… une heure de plus …
çà devient compliqué à suivre,
entre le téléphone qui ne se met pas à l’heure locale,
la chaîne télé française qui affiche une heure de moins,
et le changement d’heures connu la veille,
la perte des repères est contrariante…
Le lever est donc matinal par peur d’un éventuel retard. Après un petit déjeuner des plus sobres,
nous regagnons l’aéroport pour un nouveau départ.
Je découvre, pour la première fois,
le luxe du nouvel aéroport Blaise Diagne
à 35 mn de Dakar.
Le carrelage y est rutilant,
la signalétique simple
et le calme des lieux remarquable
et contrasté par rapport à l’ancien.
C’est bien agréable de ne pas sentir
l’assaut d’inquisiteurs.
Le contrôle douanes se passe facilement
et la sollicitation d’un porteur
devant mes 80kgs de bagages est bien salutaire.
Dès le passage des portes, je reconnais Zale, notre fidèle chauffeur, qui se manifeste de son large sourire.

La chaleur extérieure m’envahie aussitôt,
35°sous un soleil voilé.
Après nos retrouvailles,
nous filons sur Diamniadio à 15mn de là.
C'est la saison des agrumes
et les étals de fortune, le long de la route,
se tapissent de pamplemousse, d'oranges,
de melons et pastèques.

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Les femmes se risquent devant les voitures
en brandissant leurs récoltes.
Episode couleurs Sénégal
pimentées des boubous multicolores.
Nous y sommes...
et chaque scène de vie
s'imprimera dans nos esprits enjoués...
La famille nous accueille
avec la même convivialité qu’à l’habitude
et nous échangeons, avec plaisir,
les nouvelles des mois passés.
4 heures plus tard,
nous retournons à l’aéroport, pour retrouver,
avec bonheur, Anaëlle partie de Paris.
Au retour, le repas nous attend
et nous partageons le poulet frites
avec les 4 femmes de la maison et les enfants
dont Alliou, âgé de 8 mois,
avec qui nous faisons connaissance.

Gwenaëlle, mon homonyme, et Sidy
sont heureux de nous retrouver
et tardent à regagner leur lit.
La nuit reste chaude sous la moustiquaire
et malgré le ventilo qui peine
à tempérer l’ambiance confinée de la pièce
mais la fatigue aidant,
le sommeil m’envahit très vite,
au côté de Khady
et de son petit Mohamed Benjamin,
âgé de 2 ans,
bercée par des chants religieux
émanant de l’ampli posé sur la table de chevet:
une situation jusqu’ici improbable.
Au petit matin,
j’aperçois la petite Gwenaëlle,7ans,
au pied du lit
et je joue à faire semblant de dormir
pour l’observer de mes yeux mi -clos.
Elle se prépara pour l’école.
Son autonomie me surprend et me réjouit.
Elle enduit son visage et son corps de crème
qu’elle étale par massages délicats et soigneux;
puis, elle se parfume avec coquetterie,
un doux parfum envahit la chambre;
enfin, elle s’habille de jolies couleurs.
Puis elle se dirige vers la commode
à la recherche des bonbons offerts la veille.
Elle réveille maladroitement sa Maman
et je conviens de l’appeler
pour accaparer son attention.
Je la félicite de sa jolie tenue
et pour son autonomie et elle me remercie
d’un tendre câlin matinal
avant d’enfiler sa blouse et son cartable
pour le chemin de l’école.

Qu’il est doux de les retrouver tous,
dans leur quotidien si banal
et en même temps si déroutant.
Chaque année, Maminata, la grand-mère,
cajole un nouveau petit.
Chaque année, nous les voyons grandir, s’affirmer,
dans cet avenir incertain.
Chaque année, nous plongeons dans cette dure réalité
que leur inflige la vie
et dans ce fatalisme qu’ils y admettent.

Le pays des paradoxes,
de la légèreté heureuse à la gravité profonde,
des contrastes de la richesse et de la misère,
de la technologie et de l’analphabétisation,
des villas de luxe aux cabanons de fortune,
des 4/4 rutilants aux charrettes rustiques,
des sourires ensoleillés de joie de vivre
inondant le vacarme et la pollution de la ville…
Nous quittons Diamniadio pour l’île de N'gor
en milieu de matinée,
non sans quelques signes passagèrement inquiétants
de faiblesse de la batterie,
nous projetant très vite
dans un conditionnement de patience
nécessaire à un éventuel dépannage.
Fort heureusement, nos efforts de pousser,
sur quelques mètres,
le véhicule toussotant,
ont eu lieu d’être
et ravivent rapidement le moteur
et nos esprits.
Un arrêt chez Expresso pour tenter d'obtenir internet méritait une pause chez Katia,
bar restaurant de N’gor,
pour y savourer une « gazelle », bière locale,
et déguster de succulentes pizzas.
La traversée vers l’île nous ravit,
affichant au loin ses palmiers agités
d’une petite brise marine
et ses parasols colorés sur le sable uniforme.


Le but de nous rendre sur l’île de N'gor
était d’y retrouver Adiouma, notre responsable local,
pour faire les points sur les actions menées à Baback,
car, depuis nos derniers séjours,
les relations sont compliquées
lorsque nous sommes sur place,
et distendues lorsque nous sommes en France.
L’accueil des familiers fut chaleureux,
comme à l’accoutumée ; Adiouma, Fatima, Ibrahim, Abdoulaye, Djidy, Djibril, Bineta, Alassane, Elhage…
tous présents à leur poste, tous enjoués de nous retrouver, demandant des nouvelles des absents.
Adiouma nous attribue des chambres
à l’étage du complexe,
puis nous prenons le temps d’échanger
autour d’un pot à la buvette.
La journée s’achève devant une salade de crudités
à la buvette de la plage.
Le lendemain, le petit déjeuner s’enchaîne
par un bon bain en piscine.
Le soleil est déjà haut et fort
et nous décidons d’un tour de l’île
avec Anaëlle,
puisqu’elle n’avait pas eu le temps
de la découvrir lors de la dernière expédition.

Sur le chemin, nous faisons connaissance avec Bineta,
une sénégalaise habitant en France.
Nous présentons l’association,
elle est touchée par nos actions
et les motivations qui nous animent.
Nous continuons la ballade sur la côte sauvage.

Au large, les déferlantes y attisent
la passion de nombreux surfeurs.
L’île est bordée de pierres volcaniques
rendant impossible l’accostage.
Au loin, on devine le village de N’gor,
et ses pirogues alignées sur le sable
marquant l’activité de pêche
qui le caractérise.
En fond de toile,
un amas d’immeubles blancs et rouges
tous plus hauts les uns que les autres,
ouverts sur l’océan.
La houle soutenue par la puissance
du vent du large ramènent les paquets de mer
en vagues régulières s’écrasant
sur les rochers du rivage
et soulignant la dangerosité
de ce paysage sauvage
si différent des plages tranquilles de l’île.
Puis nous passons à hauteur du lieu
d’exposition de masques de notre ami Thalla.

Il est absent, sans doute, parti
pour le grand Magal de Touba,
cérémonie religieuse rassemblant les musulmans
dans la ville sainte.

Thalla a laissé derrière lui son empreinte,
ses créations d’objets rejetés par la mer,
des familles de personnages
faits de ferraille, de bois et de plastique
qu’il s’invente dans ce décor atypique.
Des bidons, des pommes de douche, des bouts d’os…
tout objet inspire son originalité
et le lieu y inscrit
sa distinction et son absence passagère.
Plus loin nous retrouvons Alliou, Monsieur Batik,
fidèle à son poste sous sa cahute,
actif à sa peinture et cire sur tissu.
L’homme tranquille.

Puis Alassane,
le gardien de la maison de France Gall
avec qui je me suis liée d’amitié,
depuis plusieurs années.
Un déjeuner les pieds dans l’eau,
sur la grande plage,
nous vaut de réconcilier nos papilles
avec une assiette de fatayas,
beignets de poisson,
et les fameuses brochettes de lotte,
suivi d’un doux bain de mer
si agréable en cette saison.

Nous achevons la balade
à travers les ruelles
ornées de grappes de bougainvilliers et d’hibiscus,
débordant des hauts murs de pierres volcaniques
des villas de l’île.

Nous nous posons à l’étage de nos chambres
du complexe et retrouvons Adiouma
qui déjeune avec toute l’équipe
autour d’un appétissant plat de tiéboudiène
(riz et poisson),
plat national du Sénégal.
Le peu d'échanges,
depuis notre arrivée,
nous laissent perplexes.
Le jour suivant,
Nous bouclons nos valises
pour une escapade prévue à Gorée,
avant de récupérer, dans la nuit,
Marijo à l’aéroport.
Sur le chemin, Adiouma nous intercepte;
la discussion s'engage et se poursuit
chaudement jusqu’en fin de matinée;
des incompréhensions s'installent.
Nous quittons l'île,
déçues de cet échange peu productif,
et décidons, vu l’heure,
d’annuler Gorée.
Nous profitons de l’après- midi
pour rencontrer les professionnels de santé
et responsables du Centre de Santé de N’gor,
dans la perspective d’un séjour humanitaire
avec des étudiantes aide soignantes.

Nous y retrouvons Adama,
un ami de longue date,
travaillant à la pharmacie,
à qui j’expose le projet humanitaire
avec l’IFAS, en avril prochain.
Il me conduit jusqu’au Major,
Médecin Chef de l’établissement
pour un éventuel partenariat
au Centre de Santé de N’gor.
Zale nous amène ensuite sur Yoff,
un quartier bords de mer de Dakar,
à la recherche d’éventuelles chambres,
pour un hébergement collectif:
sans succès,
devant les tarifs élevés proposés
pour un confort minimum
d’un hébergement plutôt glauque,
malgré l’immensité de la plage
recevant un océan déchaîné.


Zale récupère la voiture de location
pour nos prochains jours.
Malheureusement,
la Société Générale du Sénégal,SGBS,
n'a plus de possibilité de prêt de véhicule.
Le coffre ne peut contenir nos valises ;
nous décidons d’installer
la galerie achetée l’an passé
mais cela nécessite quelques transformations.
Babacar, le mécanicien,
déploie toute son énergie à l’installation ;
nous attendons pendant une heure et demie
mais le résultat est concluant
et nous pouvons charger nos bagages.

Nous arrivons à Diamniadio à 21h
et retrouvons Marijo, avec plaisir,
à l’aéroport, à 1h du matin.
L’équipe est au complet

et dès le lendemain,
Adiouma nous rejoint, comme convenu,
pour filer sur Baback.
Les rapports sont tendus.
La piste est toujours aussi belle...

et les paysages verdoyants
de la brousse nous ravient...
A notre arrivée sur Baback,
nous saluons la famille
puis retrouvons notre case d’hébergement
pour y pique-niquer.

Marijo est, tout de suite, dans le bain
après une courte nuit...
Nous enchaînons sur la confection
de 120 kits naissance
qui nous occupent plus de 2h30.

pour les acheminer
à la Case de Santé de Baback
où nous retrouvons Gore,
l’agent communautaire,
content, comme à chaque fois,
de nous retrouver.
Un grand Merci à Thèrése et sa bande,
pour les fabrication de couches lavables
garnissant les kits naissance,
Merci à Jocelyne R., Marie Anne G.,
Véronique L.,Catherine P., Irène V.,
La belle mère d'Anaëlle,
La maman de Stéphanie B.,
Léna et Élisa, étudiantes AS...
vous tous, qui avez collaborer
à la fabrication
et aux collectes de sacs (kits),
Merci à Stéphanie B. et Cécile F.,
Infirmières libérales, Rezé et Nantes,
qui nous ont doté
de nombreux dispositifs médicaux.
Merci à Tous !
les kits sont donc bien arrivés et livrés,
Ils donneront satisfaction
à toutes les futures accouchées de Baback.

Le soir tombe vite sur Baback.
Je confirme, auprès d’Adiouma,
notre retour sur Baback,
d’ici quelques jours,
car nous ne voulons pas rester sur place,
l'ambiance y est compliquée et peu sécurisante.
Je lui demande d’organiser une réunion
avec le comité de pilotage.
Cette réunion n'aura pas lieu...
Nous rejoignons Diourbel,
une ville à 50 kms de là,
où nous trouvons un hôtel,
non sans peine, pour la nuit.
Le jour suivant,
nous filons vers Gossas,
le village de notre chauffeur et ami, Zale,
un village de brousse,
où nous sommes attendus pour le déjeuner.
Sur la route, nous nous arrêtons
acheter des boissons
aux enfants de la famille.
Des enfants nous sollicitent
pour un ballon...
trop contents !!
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L’accueil y est des plus chaleureux
autour d’un tiebouguinar (riz poulet légumes)
.
Nous faisons connaissance avec la femme de Zale
et son petit de 8 mois, Mohamed.
Un joli moment de partage,
au cœur d’une famille, en brousse,
où la précarité se fait ressentir là aussi.
Un habitat sommaire abrite
une quarantaine de personnes.
Une dame âgée paraplégique
est allongée sur son lit
dans un confort très rustique
mais entourée des siens ;
les femmes assises par terre à ses côtés,
décortiquent l’arachide et le niébé
de la production en cours,
c’est la période des récoltes.


Les petits jouent autour
et les ados discutent sur le lit d’en face.
Un décor surréaliste
drainant le modèle de la prise en charge
des ainés au cœur de la famille.
Nous reprenons la route vers la Somone,
sans oublier une halte « confitures »
chez Rosalie,

une marchande de rue
que nous connaissons bien
qui nous délectent de ses productions exotiques.
Nous arrivons à la Somone,
dans un confort inespéré,
chez Fabineta,
rencontrée au vol aller sur Casablanca;
ce qui nous permettra de prendre du recul
sur la situation de crise
que nous vivons avec notre responsable local.
Malgré les difficultés en cours,
nous profitons d’une journée
pour une balade sur la lagune.

Joli décor naturel
avec réserve ornithologique
loin du tumulte et du stress urbain.

Cette échappée vers les familles de pélicans
nous permet de décanter nos préoccupations
et de confirmer nos orientations
pour l’association.

Devant la perte de confiance
et son manque d'honnêteté,
les membres du bureau de Baoback
sont contactés.
La décision est prise :
Adiouma ne peut plus être
le responsable local de l’association Baoback.
Néanmoins,
l'activité de l'Association continue
et les actions, sur le village de Baback
et alentours continuent.
Le projet d’agrandissement
de la Case des Tout Petits,
accordée par la Directrice nationale
de L'ANPECTP
(Agence Nationale Petite Enfance et Case Tout Petits),
l’an passé, se poursuit
et devrait aboutir,
en traitant directement,
avec les entrepreneurs.
Le soir même, nous retournons sur Bambey
car nous avons rendez vous avec
l'Association des Médecins de Chinguetti et Parkbeng
qui développe une mission, sur 2 ans,
sur la commune de Dangalma.
Cette Association nous a sollicité
pour étudier une collaboration sanitaire
auprès des populations soignantes
mais notre prochaine expédition
ne correspond pas à leurs périodes de missions.
Nous avons diner, en leur compagnie,
au restaurant de l'hôpital de Bambey
et Zale nous y a trouvé, en dernière minute,
un hébergement.

Le lendemain, nous retournons sur Baback
pour récupérer les valises de dispositifs médicaux
à acheminer sur le village de Gate.
L'accueil d'Adiouma est distant
et son obstination
à ne pas me donner les comptes
de la pilleuse et des chaises
est troublante.
la décision se confirme:
Adiouma n'est plus notre responsable local.
Une rencontre avec le Directeur de l'école
et l'Imam s'imposent
pour expliquer la situation:
ne rien en attendre
mais afficher, en toute transparence,
la perte de confiance
dont nous sommes victimes et notre décision...
Plus tard,
Nous retrouvons Mathy, l'infirmière de Gate,
son accueil est toujours aussi convivial.
Elle nous offre l'hospitalité
le temps du déjeuner.
Nous visitons le dispensaire
où quelques travaux s'achèvent
et nous constatons,là aussi,les manques.


Nous repartons vers Bambey
pour un rendez vous avec le Médecin Chef
Dr Jean Standeur Nabi KALY
.
Une belle rencontre qui nous redynamise
par son écoute et son soutien,
par son souhait d'une collaboration.
Le district de Bambey gère
la case de santé de Baback
dépendant du dispensaire de Gate.

Nouvellement arrivé sur l’hôpital de bambey,
le Docteur Jean Standeur Nabi Kaly
a été très sensible aux actions réalisées
sur Baback par l’association
et par une possible collaboration
en matière de santé.
Une rencontre prometteuse
qui nous ouvre les portes
sur les possibles à Baback
et dans les autres villages du département.
Il s’est également proposé comme soutien
dans le cadre d’un possible projet humanitaire
avec les stagiaires
de l’Institut de Formation Aide soignante
Goussier de Rezé.
Nous rentrons sur Dakar
pour un nouvel hébergement à N’gor village.
Après une bonne nuit réparatrice,
dans le confort de la villa Malaka,
nous partons sur Dakar,
pour une prise en charge
par la compagnie aérienne d’une de nos valises
ayant été défoncée sur le vol aller
et pour une commande de petits singes en tissu.
Nous poursuivons avec le marché Kermel,
marché essentiellement alimentaire
à l’abri d’une halle des plus pittoresques.
Ce marché est construit d’allées circulaires
délimitant, chacune, le rayon des produits.
Les odeurs s’y mélangent,
le parfum de la menthe surprend nos narines
et contraste aux odeurs de poisson.
L’entrée nous y conduit dans le premier contour :
les tas multicolores de fruits et légumes
se chevauchent structurés :
courgettes, poivrons, piments,
tomates, aubergines,
pamplemousses, oranges, melons,
pastèques, corossols…
C’est la saison des agrumes.


Dans la deuxième allée circulaire,
les poissons et les crustacés
attirent l’œil du badaud :
crevettes, gambas, moules,
bulots, mais aussi carpes rouges, perches,
thon, lottes…


les étals y sont propres
mais la fonte du tapis de glace
y attire progressivement les mouches.
Plus loin, le rayon viande
nous expose des énormes morceaux de bœuf ou du mouton.
Les bouchers s’activent, tous de blanc vêtus.

L’accueil y est sympathique
et les échanges intéressants.
Puis nous décidons de déjeuner
dans la cantine de rue extérieure
où les travailleurs du centre ville
prennent leur pause repas,
sur de longues tables rustiques
faisant face aux serveuses
et aux grands plats de Maffé,
de poulet yassa et tiéboudiene.

Nous nous immergeons, une fois de plus,
dans ce quotidien atypique:
C'est un régal!
Un joli moment de réalité, de simplicité
et un repas local très convenable
pour un modeste coût.
Nous partons ensuite vers IFMA,
Institut de formation en santé,
disposant d’une formation aide soignante.
Un accueil agréable avec la secrétaire,
la Directrice et le PDG.
Sur le principe,
nous convenons d’une possible rencontre
entre étudiants,
sur le projet stage humanitaire
et un échange sur les modalités et outils
de nos formations ;
des échanges fructueux
pouvant aboutir sur un partenariat.
Au retour,
un achat de valises pour le retour s’impose.
En soirée, Anaëlle nous quitte
avec Zale pour l’aéroport ;
puis nous partons au Novotel
pour un concert avec Kya Loum,
chanteuse Sénégalaise et amie,
depuis quelques années.
Kya est une beauté naturelle et musicale.
Sa voix retentit de blues, de soul
et nous accroche de son souffle.

Kya se revendique citoyenne du monde
par sa richesse musicale
et rayonne de joie de vivre.
Nous la soutenons depuis le début
dans son évolution chaotique
en lien avec les difficultés d’enregistrement
et de recherche de fonds.
Une très jolie soirée
qui clôture notre séjour,
remplie de légèreté et en même temps de profondeur…
Kya nous donne force et conviction
par sa volonté de réussite
dans une situation fragile.
Elle a confiance en elle et,chaque année,
elle continue à avancer
malgré les vicissitudes
qui jalonnent sa vie.
Après une dernière virée sur Dakar centre-ville
pour récupérer la commande de petits singes en tissu,
nous saluons Coumba au marché artisanal
et effectuons nos derniers achats.
Nous déjeunons à la pointe des Almadies,
avec Zale et Elhage,
pour savourer, une dernière fois,
le plaisir du rythme de l’océan
sur les roches volcaniques.

Puis, nous rentrons chez Zale,
pour finaliser nos bagages,
avant de prendre la route pour Diamniadio.
Nous y passons la soirée
autour d’un modeste poulet yassa,
et quelques heures de sommeil,
avant de nous envoler vers la France,
au petit matin.
Le séjour fut dense
et parfois éreintant intellectuellement.
Notre voyage envisageait de régler
les difficultés de communication
avec notre responsable local,
depuis plusieurs mois,
et de chercher le chemin
du prolongement de nos missions.
L’incompréhension de son silence,
depuis un an,
mais aussi de ses attitudes directives,
se considérant comme fondateur et seul décideur,
a engendré une situation de crise
nécessitant beaucoup de questionnements,
de réflexions, de stratégies, pour l’association, aboutissant à des décisions importantes
et nécessaires pour pérenniser nos actions.
Ainsi, à ce jour, et depuis le 6 novembre dernier,
Adiouma a perdu notre confiance
et n’est plus, officiellement,
notre responsable local.
Nous inscrivons désormais nos missions
avec nos partenaires rencontrés,
lors du séjour (Médecin chef du District de Santé)
pour les actions sanitaires
et continuons à répondre aux besoins
du village de Baback
par la construction prochaine
de l’agrandissement de la Case des Tout-Petits,
en accord avec le Ministère de l’Éducation
et l'agence Nationale de la Petite Enfance.
La construction de la 3ème classe
commence le 28 novembre,
en raison du nombre grandissant d'enfants inscrits:
23 en 2014 lors de l'inauguration de la CTP
et 110 actuellement.
Merci à vous tous adhérents Baoback
et à tout ceux qui soutiennent l'association
par vos dons, vos achats aux marchés de Noël
et Fête des Mères.
Vous serez informés régulièrement de l'avancement des travaux, par des photos et comptes rendus.
"Pour qu'un enfant grandisse, il faut tout un village"
Sénégalaisement
Gwenaëlle
présidente de l'Association Baoback.

