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Nov.2018: CARNET DE ROUTE

 

CARNET DE ROUTE

 

Nous voici arrivées au pays de la Téranga!

 

 

après quelques péripéties d’horaires de vol,

pour ma part,

en lien avec la décision, de dernière minute, 

du gouvernement marocain,

de ne pas effectuer le changement d’heures

comme en France.

 

Un départ de Nantes retardé de plus d’une heure

n’a pas permis d’assurer la correspondance

à Casablanca vers Dakar.

Quelle surprise d’arriver à la porte d’embarquement

et de s’entendre dire que l’avion vient de décoller… 

Il est alors 21h30,

le prochain vol est prévu le lendemain à 13h15…

 

Trimbalée de couloirs en couloirs

et d’étage en étage,

à la bonne volonté

d’agents de service croisés

tout au long du périple,

j’ai enfin trouvé le bureau des hébergements

qui me confirme les modalités des navettes

me conduisant à l’hôtel « Relaxe », 

ironie du sort… 

 

L’occasion m’est donnée d’échanger

avec les autres  passagers 

et je fais connaissance avec Fabineta,

d’origine sénégalaise et bretonne d’adoption.

Le hasard d’une belle rencontre

qui  nous permet d’admettre la réalité de la situation. Fabineta  me facilite gentiment  l’appel téléphonique auprès de Zale, notre ami chauffeur

et de  la famille de Diamniadio,

devant me réceptionner dans la nuit.

 

Après un bon moment d’attente à la sortie

de l’aéroport de Casablanca,

sous ce début de nuit fraîche et humide,

la navette nous embarque pour l’hôtel « Relaxe ».  L’insomnie nous guette…

Nous nous offrons quelques heures de conversations

au bar de l’hôtel,  à partager nos projets de vie,

nos questionnements, nos réflexions

sur la culture sénégalaise…  

Un très joli moment de détente et d’enrichissement

dans ces circonstances inopinées,

suivi de courtes heures de sommeil

troublées par le cadran de l’horloge…

une heure de moins… une heure de plus …

çà devient compliqué à suivre,

entre le téléphone qui ne se met pas à l’heure locale,

la chaîne télé française qui affiche une heure de moins,

et le changement d’heures connu la veille, 

la perte des repères est contrariante…

 

Le lever est donc matinal par peur d’un éventuel retard. Après un petit déjeuner des plus sobres,

nous regagnons l’aéroport pour un nouveau départ.

 

Je découvre, pour la première fois,  

le luxe du nouvel aéroport Blaise Diagne

à 35 mn de Dakar.

Le carrelage y est rutilant,

la signalétique simple

et le calme des lieux remarquable

et contrasté par rapport à l’ancien.

C’est bien agréable de ne pas sentir

l’assaut d’inquisiteurs.

Le contrôle douanes se passe facilement

et la sollicitation d’un porteur

devant mes 80kgs de bagages est bien salutaire.

 

Dès le passage des portes, je reconnais Zale, notre  fidèle chauffeur, qui se manifeste de son large sourire.

 

 

La chaleur extérieure m’envahie aussitôt,

35°sous un soleil voilé.

Après nos retrouvailles,

nous filons sur Diamniadio à 15mn de là.

C'est la saison des agrumes

et les étals de fortune, le long de la route,

 se tapissent de pamplemousse, d'oranges,

de melons et pastèques.

 

 

 

Les femmes se risquent devant les voitures

en brandissant leurs récoltes.

 

Episode couleurs Sénégal

pimentées des boubous multicolores.

Nous y sommes...

et chaque scène de vie

s'imprimera dans nos esprits enjoués...

 

La famille nous accueille

avec la même convivialité qu’à l’habitude

et nous échangeons, avec plaisir,

les nouvelles des mois passés.

 

4 heures plus tard,

nous retournons à l’aéroport, pour retrouver, 

avec bonheur, Anaëlle partie de Paris.

 

Au retour, le repas nous attend

et nous partageons le poulet frites

avec les 4 femmes de la maison et les enfants 

dont Alliou, âgé de 8 mois,

avec qui nous faisons connaissance.

 

 

 

Gwenaëlle, mon homonyme, et Sidy

sont heureux de nous retrouver

et tardent à regagner leur lit. 

 

La nuit reste chaude sous la moustiquaire

et malgré le ventilo qui peine

à tempérer l’ambiance confinée de la pièce

mais la fatigue aidant,

le sommeil m’envahit très vite,

au côté de Khady

et de son petit Mohamed Benjamin,

âgé de 2 ans,

bercée par des  chants religieux 

émanant de l’ampli posé sur la table de chevet:

une situation jusqu’ici improbable.

 

Au petit matin,

j’aperçois la petite Gwenaëlle,7ans,

au pied du lit

et je joue à faire semblant de dormir

pour l’observer de mes yeux mi -clos.

Elle se prépara pour l’école.

 

Son autonomie me surprend et me réjouit.

Elle enduit son visage et son corps de crème

qu’elle étale par massages délicats et soigneux;

puis, elle se parfume avec coquetterie,

un doux parfum envahit la chambre;

enfin, elle s’habille de jolies couleurs.

Puis elle se dirige vers la commode

à la recherche  des bonbons offerts la veille.

Elle réveille maladroitement sa Maman

et je conviens de l’appeler

pour accaparer son attention.

Je la félicite de sa jolie tenue

et pour son autonomie et elle me remercie

d’un tendre câlin matinal

avant d’enfiler sa blouse et son cartable

pour le chemin de l’école.  

 

 

Qu’il est doux de les retrouver tous,

dans leur quotidien si banal

et en même temps si déroutant.

 

Chaque année, Maminata, la grand-mère, 

cajole un nouveau petit.

Chaque année, nous les voyons grandir, s’affirmer,  

dans cet avenir incertain.  

Chaque année, nous  plongeons dans cette dure réalité

que leur inflige la vie

et dans ce fatalisme qu’ils y admettent. 

 

 

Le pays des paradoxes, 

de la légèreté heureuse à la gravité profonde, 

des contrastes de la richesse et de la misère,

de la technologie et de l’analphabétisation, 

des villas de luxe aux cabanons de fortune,

des 4/4 rutilants aux charrettes rustiques,

des sourires ensoleillés  de joie de vivre

inondant le vacarme et la pollution de la ville…

 

Nous quittons Diamniadio pour l’île de N'gor

en milieu de matinée,

non sans quelques signes passagèrement inquiétants

de faiblesse de la batterie,

nous projetant très vite 

dans un conditionnement de patience

nécessaire à un éventuel dépannage.

Fort heureusement, nos efforts de pousser, 

sur quelques mètres, 

le véhicule toussotant,

ont eu lieu d’être

et ravivent rapidement le moteur

et nos esprits.

 

 

Un arrêt chez Expresso pour tenter d'obtenir internet  méritait une pause chez Katia,

bar restaurant de N’gor,

pour y savourer une « gazelle », bière locale,

et déguster de succulentes pizzas.

 

 

 

La traversée vers l’île nous ravit,

affichant au loin ses palmiers agités

d’une petite brise marine  

et ses parasols colorés sur le sable uniforme.

 

 

Le but de nous rendre sur l’île de N'gor

était d’y retrouver Adiouma, notre responsable local,

pour faire les points sur les actions menées à Baback,

car, depuis nos derniers séjours,

les relations sont compliquées

lorsque nous sommes sur place,

et distendues lorsque nous sommes en France.

 

L’accueil des familiers fut chaleureux,

comme à l’accoutumée ; Adiouma, Fatima, Ibrahim, Abdoulaye, Djidy, Djibril, Bineta, Alassane, Elhage…

tous présents à leur poste, tous enjoués de nous retrouver, demandant des nouvelles des absents. 

 

 

Adiouma nous attribue des chambres

à l’étage du complexe,

puis nous prenons le temps d’échanger

autour d’un pot à la buvette.

 

La journée s’achève devant une salade de crudités

à la buvette de la plage.

 

Le lendemain, le petit déjeuner s’enchaîne

par un bon bain en piscine.

 

 

 

Le soleil est déjà haut et fort

et nous décidons d’un tour de l’île

avec Anaëlle, 

puisqu’elle n’avait pas eu le temps

de la découvrir lors de la dernière expédition.

 

 

 

Sur le chemin, nous faisons connaissance avec Bineta,

une sénégalaise habitant en France.

Nous présentons l’association,

elle est touchée par nos actions

et les motivations qui nous animent.

 

Nous continuons la ballade sur la côte sauvage.

 

 

Au large, les déferlantes y attisent

la passion de nombreux surfeurs.

L’île est bordée de pierres volcaniques

rendant impossible l’accostage.

Au loin, on devine le village de N’gor,

et ses pirogues alignées sur le sable

marquant l’activité de pêche

qui le caractérise.

 

En fond de toile,

un amas d’immeubles blancs et rouges

tous plus hauts les uns que les autres,

ouverts sur l’océan.

 

La houle soutenue par la puissance

du vent du large ramènent les paquets de mer

en vagues régulières s’écrasant

sur les rochers du rivage

et soulignant la dangerosité

de ce paysage sauvage

si différent des plages tranquilles de l’île.

 

Puis nous passons à hauteur du lieu

d’exposition de masques de notre ami Thalla.

 

Il est absent, sans doute, parti

pour le grand Magal de Touba,

cérémonie religieuse rassemblant les musulmans

dans la ville sainte.

 

 

Thalla a laissé derrière lui son empreinte,

ses créations d’objets rejetés par la mer,

des familles de personnages

faits de ferraille, de bois et de plastique

qu’il s’invente dans ce décor atypique.

Des bidons, des pommes de douche, des bouts d’os…

tout objet inspire son originalité

et le lieu y inscrit

sa distinction et son absence passagère.

 

 

Plus loin nous retrouvons Alliou, Monsieur Batik,

fidèle à son poste sous sa cahute,

actif à sa peinture et cire sur tissu.

L’homme tranquille.

 

 

Puis Alassane,

le gardien de la maison de France Gall

avec qui je me suis liée d’amitié,

depuis plusieurs années.

 

Un déjeuner les pieds dans l’eau,

sur la grande plage,

nous vaut de réconcilier nos papilles

avec une assiette de fatayas,

beignets de poisson,

et les fameuses brochettes de lotte,

suivi d’un doux bain de mer

si agréable en cette saison.

 

 

Nous achevons la balade

à travers les ruelles

ornées de grappes de bougainvilliers et d’hibiscus,

débordant des hauts murs de pierres volcaniques

des villas de l’île.

 

 

 

Nous nous posons à l’étage de nos chambres

du complexe et retrouvons Adiouma

qui déjeune avec toute l’équipe

autour d’un appétissant plat de tiéboudiène

(riz et poisson),

plat national du Sénégal.

 

Le peu d'échanges,

depuis notre arrivée,

nous laissent perplexes.

 

 

Le jour suivant,

 

Nous bouclons nos valises

pour une escapade prévue à Gorée,

avant de récupérer, dans la nuit,

Marijo à l’aéroport.

 

Sur le chemin, Adiouma nous intercepte;

la discussion s'engage et se poursuit

chaudement jusqu’en fin de matinée;

des incompréhensions s'installent.

 

Nous quittons l'île,

déçues de cet échange peu productif,

et décidons, vu l’heure,

d’annuler Gorée.

 

 

Nous profitons de l’après- midi

pour rencontrer les professionnels de santé

et responsables du Centre de Santé de N’gor,

dans la perspective d’un séjour humanitaire

avec des étudiantes aide soignantes.

 

 

Nous y retrouvons Adama,

un ami de longue date,

travaillant à la pharmacie,

à qui j’expose le projet humanitaire

avec l’IFAS, en avril prochain.

Il me conduit jusqu’au Major,

Médecin Chef de l’établissement

pour un éventuel partenariat

au Centre de Santé de N’gor.

 

Zale nous amène ensuite sur Yoff, 

un quartier bords de mer de Dakar,

à la recherche d’éventuelles chambres,

pour un hébergement collectif:

sans succès,

devant les tarifs élevés proposés

pour un confort minimum

d’un hébergement plutôt glauque,

malgré l’immensité de la plage

recevant un océan déchaîné.

 

Zale récupère la voiture de location

pour nos prochains jours.

Malheureusement,

la Société Générale du Sénégal,SGBS,

n'a plus de possibilité de prêt de véhicule.

Le coffre ne peut contenir nos valises ;

nous décidons d’installer

la galerie achetée l’an passé

mais cela nécessite quelques transformations.

Babacar, le mécanicien,

déploie toute son énergie à l’installation ;

nous attendons pendant une heure et demie

mais le résultat est concluant

et nous pouvons charger nos bagages.

 

 

Nous arrivons à Diamniadio à 21h

et retrouvons Marijo, avec plaisir,

 à l’aéroport, à 1h du matin.

L’équipe est au complet

 

 

 

 

et dès le lendemain,

Adiouma nous rejoint, comme convenu,

pour filer sur Baback.

Les rapports sont tendus.

 

La piste est toujours aussi belle...

 

 

et les paysages verdoyants

de la brousse nous ravient...

 

 

A notre arrivée sur Baback,

nous saluons la famille

puis retrouvons notre case d’hébergement

pour y pique-niquer.

 

 

Marijo est, tout de suite, dans le bain

après une courte nuit...

 

Nous enchaînons sur la confection

de 120 kits naissance

qui nous occupent plus de 2h30.

 

 

pour les acheminer

à la Case de Santé de Baback

où nous retrouvons Gore,

l’agent communautaire,

content, comme à chaque fois,

de nous retrouver.

 

Un grand Merci à Thèrése et sa bande,

pour les fabrication de couches lavables

garnissant les kits naissance,

 

Merci à Jocelyne R., Marie Anne G.,

Véronique L.,Catherine P., Irène V.,

La belle mère d'Anaëlle,

La maman de Stéphanie B.,

Léna et Élisa, étudiantes AS...

vous tous, qui avez collaborer

à la fabrication

et aux collectes de sacs (kits),

 

Merci à Stéphanie B. et Cécile F.,

Infirmières libérales, Rezé et Nantes,

qui nous ont doté

de nombreux dispositifs médicaux.

 

Merci à Tous !

les kits sont donc bien arrivés et livrés,

Ils donneront satisfaction

à toutes les futures accouchées de Baback.

 

 

 

 

 

 

Le soir tombe vite sur Baback.

Je confirme, auprès d’Adiouma,

notre retour sur Baback,

d’ici quelques jours,

car nous ne voulons pas rester sur place,

l'ambiance y est compliquée et peu sécurisante.

Je lui demande d’organiser une réunion

avec le comité de pilotage.

Cette réunion n'aura pas lieu...

 

Nous rejoignons Diourbel,

une ville à 50 kms de là,

où nous trouvons un hôtel,

non sans peine, pour la nuit.

 

 

Le jour suivant,

nous filons vers Gossas,

le village de notre chauffeur et ami, Zale,

un village de brousse,

où nous sommes attendus pour le déjeuner. 

 

Sur la route, nous nous arrêtons

acheter des boissons

aux enfants de la famille.

Des enfants nous sollicitent

pour un ballon...

trop contents !!

 

 

 

 

 

 

L’accueil y est des plus chaleureux

autour d’un tiebouguinar (riz poulet légumes)

 

.

 

Nous faisons connaissance avec la femme de Zale

et son petit de 8 mois, Mohamed.

Un joli moment de partage,

au cœur d’une famille, en brousse,

où la précarité se fait ressentir là aussi.

 

Un habitat sommaire abrite

une quarantaine de personnes.

Une dame âgée paraplégique

est allongée sur son lit

dans un confort très rustique

mais entourée des siens ;

les femmes assises par terre à ses côtés,

décortiquent l’arachide et le niébé

de la production en cours,

c’est la période des récoltes.

 

 

 

 

Les petits jouent autour

et les ados discutent sur le lit d’en face.

Un décor surréaliste

drainant le modèle de la prise en charge

des ainés au cœur de la famille.

 

Nous reprenons la route vers la Somone,

sans oublier une halte « confitures »

chez Rosalie,

 

 

 

une marchande de rue

que nous connaissons bien

qui nous délectent de ses productions exotiques.

 

 Nous arrivons à la Somone,

dans un confort inespéré,

chez Fabineta,

rencontrée au vol aller sur Casablanca;

ce qui nous permettra de prendre du recul

sur la situation de crise

que nous vivons avec notre responsable local.

 

Malgré les difficultés en cours,

nous profitons d’une journée

pour une balade sur la lagune.

 

 

 

Joli décor naturel

avec réserve ornithologique

loin du tumulte et du stress urbain.

 

 

 

Cette échappée vers les familles de pélicans

nous permet de décanter nos préoccupations

et de confirmer nos orientations

pour l’association.

 

 

 

 

Devant la perte de confiance

et son manque d'honnêteté,

les membres du bureau de Baoback

sont contactés.

La décision est prise :

Adiouma ne peut plus être

le responsable local de l’association Baoback.

 

Néanmoins,

l'activité de l'Association continue

et les actions, sur le village de Baback

et alentours continuent.

Le projet d’agrandissement

de la Case des Tout Petits,

accordée par la Directrice nationale

de L'ANPECTP

(Agence Nationale Petite Enfance et Case Tout Petits),

l’an passé, se poursuit

et devrait aboutir,

en traitant directement,

avec les entrepreneurs.

 

Le soir même, nous retournons sur Bambey

car nous avons rendez vous avec

l'Association des Médecins de Chinguetti et Parkbeng

qui développe une mission, sur 2 ans,

sur la commune de Dangalma.

Cette Association nous a sollicité

pour étudier une collaboration sanitaire

auprès des populations soignantes

mais notre prochaine expédition

ne correspond pas à leurs périodes de missions.

Nous avons diner, en leur compagnie,

au restaurant de l'hôpital de Bambey

et Zale nous y a trouvé, en dernière minute,

un hébergement.

 

 

Le lendemain, nous retournons sur Baback

pour récupérer les valises de dispositifs médicaux

à acheminer sur le village de Gate.

 

L'accueil d'Adiouma est distant

et son obstination

à ne pas me donner les comptes

de la pilleuse et des chaises

est troublante.

la décision se confirme:

Adiouma n'est plus notre responsable local.

 

Une rencontre avec le Directeur de l'école

et l'Imam s'imposent

pour expliquer la situation:

ne rien en attendre

mais afficher, en toute transparence,

la perte de confiance

dont nous sommes victimes et notre décision...

 

Plus tard,

Nous retrouvons Mathy, l'infirmière de Gate,

son accueil est toujours aussi convivial.

Elle nous offre l'hospitalité

le temps du déjeuner.

Nous visitons le dispensaire

où quelques travaux s'achèvent

et nous constatons,là aussi,les manques. 

 

 

 

 

 

 

 

Nous repartons vers Bambey

 

 

pour un rendez vous avec le Médecin Chef

Dr Jean Standeur Nabi KALY

.

Une belle rencontre qui nous redynamise

par son écoute et son soutien,

par son souhait d'une collaboration.

 

Le district de Bambey gère

la case de santé de Baback

dépendant du dispensaire de Gate.

 

 

Nouvellement arrivé sur l’hôpital de bambey,

le Docteur Jean Standeur Nabi Kaly

a été très sensible aux actions réalisées

sur Baback par l’association

et par une possible collaboration

en matière de santé.

 

Une rencontre prometteuse

qui nous ouvre les portes

sur les possibles à Baback

et dans les autres villages du département.

Il s’est également proposé comme soutien

dans le cadre d’un possible projet humanitaire

avec les stagiaires

de l’Institut de Formation Aide soignante

Goussier de Rezé.

 

 

Nous rentrons sur Dakar

pour un nouvel hébergement à N’gor village.

 

Après une bonne nuit réparatrice,

dans le confort de la villa Malaka,

nous partons sur Dakar,

pour une prise en charge

par la compagnie aérienne d’une de nos valises

ayant été défoncée sur le vol aller

et pour une commande de petits singes en tissu.

 

Nous poursuivons avec le marché Kermel,

marché essentiellement alimentaire

à l’abri d’une halle des plus pittoresques.

Ce marché est construit d’allées circulaires

délimitant, chacune, le rayon des produits.

Les odeurs s’y mélangent,

le parfum de la menthe surprend nos narines

et contraste aux odeurs de poisson.

L’entrée nous y conduit dans le premier contour :

les tas multicolores de fruits et légumes

se chevauchent structurés :

courgettes, poivrons, piments,

tomates, aubergines,

pamplemousses, oranges, melons,

pastèques, corossols…

C’est la saison des agrumes.

 

 

 

Dans la deuxième allée circulaire,

les poissons et les crustacés

attirent l’œil du badaud :

crevettes, gambas, moules,

bulots, mais aussi carpes rouges, perches,

thon, lottes…

 

 

les étals y sont propres

mais la fonte du tapis de glace

y attire progressivement les mouches.

 

Plus loin, le rayon viande

nous expose des énormes morceaux de bœuf ou du mouton.

Les bouchers s’activent, tous de blanc vêtus.

 

L’accueil y est sympathique

et les échanges intéressants.

 

Puis nous décidons de déjeuner

dans la cantine de rue extérieure

où les travailleurs du centre ville

prennent leur pause repas,

sur de longues tables rustiques

faisant face aux serveuses

et aux grands plats de Maffé,

de poulet yassa et tiéboudiene.

 

 

Nous nous immergeons, une fois de plus,

dans ce quotidien atypique:

C'est un régal!

Un joli moment de réalité, de simplicité

et un repas local très convenable

pour un modeste coût.

 

Nous partons ensuite vers IFMA,

Institut de formation en santé,

disposant d’une formation aide soignante.

Un accueil agréable avec la secrétaire,

la Directrice et le PDG.

Sur le principe,

nous convenons d’une possible rencontre

entre étudiants,

sur le projet stage humanitaire

et un échange sur les modalités et outils

de nos formations ;

des  échanges fructueux

pouvant aboutir sur un partenariat.

 

Au retour,

un achat de valises pour le retour s’impose.

 

En soirée, Anaëlle nous quitte

avec Zale pour l’aéroport ;

puis nous partons au Novotel

pour un concert avec Kya Loum,

chanteuse Sénégalaise et amie,

depuis quelques années.

Kya est une beauté naturelle et musicale.

Sa voix retentit de blues, de soul

et nous accroche de son souffle.

 

Kya se revendique citoyenne du monde

par sa richesse musicale

et rayonne de joie de vivre.

Nous la soutenons depuis le début

dans son évolution chaotique

en lien avec les difficultés d’enregistrement

et de recherche de fonds.

 

Une très jolie soirée

qui clôture notre séjour,

remplie de légèreté et en même temps de profondeur…

 

Kya nous donne force et conviction

par sa volonté de réussite

dans une situation fragile.

Elle a confiance en elle et,chaque année,

elle continue à avancer

malgré les vicissitudes

qui jalonnent sa vie.

 

 

Après une dernière virée sur Dakar centre-ville

pour récupérer la commande de petits singes en tissu,

nous saluons Coumba au marché artisanal

et effectuons nos derniers achats.

 

Nous déjeunons à la pointe des Almadies,

avec Zale et Elhage,

pour savourer, une dernière fois,

le plaisir du rythme de l’océan

sur les roches volcaniques.

 

 

 

Puis, nous rentrons chez Zale,

pour finaliser nos bagages,

avant de prendre la route pour Diamniadio.

 

Nous y passons la soirée

autour d’un modeste poulet yassa,

et quelques heures de sommeil,

avant de nous envoler vers la France,

au petit matin.

 

Le séjour fut dense

et parfois éreintant intellectuellement.

Notre voyage envisageait de régler

les difficultés de communication

avec notre responsable local,

depuis plusieurs mois,

et de chercher le chemin

du prolongement de nos missions.

 

L’incompréhension de son silence,

depuis un an,

mais aussi de ses attitudes directives,

se considérant comme fondateur et seul décideur,

a engendré une situation de crise

nécessitant beaucoup de questionnements,

de réflexions, de stratégies, pour l’association, aboutissant à des décisions importantes

et nécessaires pour pérenniser nos actions.

 

Ainsi, à ce jour, et depuis le 6 novembre dernier,

Adiouma a perdu notre confiance

et n’est plus, officiellement,

notre responsable local.

 

Nous inscrivons désormais nos missions

avec nos partenaires rencontrés,

lors du séjour (Médecin chef du District de Santé)

pour les actions sanitaires

et continuons à répondre aux besoins

du village de Baback

par la construction prochaine

de l’agrandissement de la Case des Tout-Petits,

en accord avec le Ministère de l’Éducation

et l'agence Nationale de la Petite Enfance.

 

La construction de la 3ème classe

commence le 28 novembre,

en raison du nombre grandissant d'enfants inscrits:

23 en 2014 lors de l'inauguration de la CTP

et 110 actuellement.

 

Merci à vous tous adhérents Baoback

et à tout ceux qui soutiennent l'association

par vos dons, vos achats aux marchés de Noël

et Fête des Mères. 

 

Vous serez informés régulièrement de l'avancement des travaux, par des photos et comptes rendus.

 

"Pour qu'un enfant grandisse, il faut tout un village"

 

Sénégalaisement

 

Gwenaëlle

présidente de l'Association Baoback.