NOV. 2014: NEWS DE BABACK
Des nouvelles de Baback…
Octobre - Novembre 2014

Un nouveau séjour au Sénégal
nous a permis de retrouver,
en cette fin d’hivernage,
notre joli village dans ses paysages verdoyants, révélant, çà et là, le charme des quartiers
par les toitures
de ses cases en sorgho.


Cette année,
les pluies ont été plus faibles
que d’habitude
mais n’ont pas pénalisé les récoltes.
A cette période,
les villageois sont constamment,
au champ, sous le soleil et le chaleur,
à couper le mil, le sorgho
et à récolter le niébé (haricot sec).

C’est, pour eux,
la période la plus difficile de l’année,
les températures sont élevées
et la récolte n’attend pas.

Les membres de l’association,
Véronique, Dominique,
Patrice et Gwenaëlle,
ont effectué un petit séjour sur site.
Sitôt arrivés,
stationnant à hauteur
de la case des tout petits (CTP),
les enfants sont accourus
de chaque quartier du village
pour nous saluer.

Notre arrivée reste toujours
un évènement repérable qui anime,
soudainement, la vie de Baback.

L’activité scolaire, en ce 12 octobre 2014,
n’a pas encore repris
et la case des tout petits est fermée.

La nature a pris place, dans la cour,
et les chèvres de Modou
y ont élu domicile
sur le temps des vacances,
broutant les hautes herbes envahissantes.
Nous constatons, avec satisfaction,
la réalisation du mur de clôture tant attendu,
qui ferme le terrain de manière sécurisée.
Deux portails métalliques
offrent l’entrée vers la case.
Le mur de façade sur le chemin
est surélevé d’un grillage.

Puis, nous retrouvons
notre Ami Adiouma,
notre responsable local de BAOBACK,
en pleine forme,
venu au village depuis la Tabaski,
début octobre,
pendant la période creuse
de travail sur Dakar,
et, toujours, actuellement, à Baback
pour gérer les projets en cours.

Plus tard, à la case de santé,
nous retrouvons Modou, Ngore,
et l’infirmière du dispensaire de Gate,
en pleines consultations,
sur la prévention à la malnutrition.
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Ils nous présentent les dossiers individuels
des enfants suivis,
les Mamans avec leurs petits
écoutent, avec attention, les conseils prodigués.

Nous déversons à la case de santé
nos 150 kgs de valises remplies
de matériel et dispositifs médicaux :
compresses, antiseptiques, bandes, médicaments ...
Nous remercions,au passage,
les 3 infirmières libérales de Rezé :
Amélie, Roxane, et Stéphanie,
qui, systématiquement, à chaque expédition,
nous livrent du matériel non utilisé
par leurs patients…
ce qui fait le bonheur de Ngore
qui remplit, hâtivement, son stock.

Devant la précarité sanitaire
des jeunes accouchées,
nous avions, lors de notre dernier passage,
proposé des changes adultes jetables
pour les jeunes mamans…
Les femmes ont su apprécier ce confort non négligeable, nous avons donc renouvelé l’opération...
Pour les prochaines expéditions,
nous vous sollicitons
pour récupérer des changes adultes,
des body, des bonnets de naissance,
couche culottes lavables,
et pyjamas légers pour les nouveaux nés.
Nous continuons à récupérer également,
des téléphones portables,
des maillos de bain,
des échantillons de parfum,
des petits savons, des bijoux fantaisie,
pour les distribuer à nos partenaires,
sur Dakar comme à Baback.
Jusqu’alors les femmes
drapent leur bébé d’un tissu ;
des bandes de tissu font, également,
office de couches,
parfois enveloppées dans un plastique.
Puis, une visite à Marem s’impose…
Marem est l'une des femmes
du comité de pilotage…
le jour de l’inauguration de la CTP,
le 3 mai dernier,
elle a accouché
d’une adorable petite fille,
Astou Gwenaëlle…

Nous rejoignons donc son quartier
pour la saluer ainsi que sa famille.

Marem est agréablement surprise
de notre visite
et nous présente tout son petit monde.
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Après les rencontres et visites des deux sites,
nous installons notre campement
à la case d’hébergement,
avec notre Ami et chauffeur, Zale:
lits pliants, moustiquaires…

et optons pour le bivouac,
la chaleur de la nuit nous le permet.

Le repas du soir nous est offert
par Adiouma et les femmes de la famille...
Un poulet yassa - frites…
qui nous ravit, comme à chaque fois.

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Nous retrouvons, avec plaisir,
tous ces visages familiers,
la Maman et le Papa d’Adiouma,
son frère Moussa,
Bineta, Mam Diara, Ndeye,
Fatou, Seynabou, Mane, Diouma…
qui nous font honneur,
et toutes ces petites mines réjouies
des enfants de la famille,
qui grandissent, chaque fois, un peu plus :
Alassane, Adiouma Gueye, Mohamed, Saliou,
Latte, Abdoulaye, khady,
Abdou, et tous les autres…
Nous replongeons très vite
dans cette ambiance particulière
si chère à nos cœurs…
...Si loin de nous
et, pourtant, si près...
Fatou nous expose ses broderies
qu’elle souhaitait réaliser
pour l’association…
des heures d’activité à broder
le coton ou la laine..
Puis Adiouma
nous montre
le toit de la case d'hébergement,
ravagé par les pluies,
nécessitant des travaux
de réfection urgents.
Un point est fait, avec Patrice,
sur les prévisions de travaux :
le toit en tôles, cette fois,
pour être durable,
une rambarde de sécurité à l’étage
et l’escalier pour y accéder.
Le lendemain matin,
nous retournons à la case des tout petits
et retrouvons Modou
et Latyre son nouveau collègue.


Ils évoquent,
avec Dominique et Patrice,
le besoin en eau,
en matériel et fournitures diverses.
Puis, Véronique et Gwenaëlle
se rendent à la case de santé
où se déroule un accouchement.
Marem, la matrone, et la Maman
les autorisent à assister à la naissance
d’une petite fille...
Encore un grand et beau moment d'émotions,
dans ce contexte si sommaire
qui nous rappelle cette précarité constante,
mais, en même temps, nous fascine
par la réelle expertise
dont Marem et Ngore font preuve
à chaque naissance.
Tout semble être si simple…
dans ce respectueux silence
d’une femme en souffrance
dont le visage perle de douleur et de chaleur.
La future maman est allongée,
à même la table d’accouchement en skaï…
Nous prenons le temps de lui glisser
une protection ouatée
pour plus de confort et d’hygiène,
lui rafraîchissons régulièrement le visage
et lui tendons la main
pour qu’elle puisse serrer
sa douleur sur nos doigts.
De temps à autre,
Marem émet quelques questions
ou consignes que la Maman
s’efforce d’appliquer
jusqu’à l’expulsion.
La petite fille est là
et pousse tout de suite un cri…
Nous partageons ce moment de grâce
et de soulagement,
avec la Maman
et le duo de professionnels…
Puis Marem (la matrone),
poursuit en clampant le cordon,
le sectionne,
et pose la fillette sur la table voisine
pour lui dégager les voies respiratoires ;
ici, pas d’aspirateur,
la matrone introduit son doigt ganté
dans la bouche de l’enfant
pour lui ôter les sécrétions.
Gwenaëlle prend le temps
de faire la toilette du siège
pour rafraîchir la Maman
avant de l'aider à enfiler
un change de protection.
Le placenta sera bientôt enterré
dans l’enclos de la case
par une des filles de la famille
de cette jeune Maman.
Quelques minutes plus tard,
Marem et Ngore libèrent
la maman de la table d’accouchement,
mais le temps de se mettre debout,
la jeune femme
fait un malaise d’hypotension
qui nous oblige à venir à la rescousse
pour l’allonger sur le lit voisin
et lui surelever les jambes…
Dans peu de temps
son bébé reposera avec elle
et sera mis au sein;
puis elle repartira
quelques heures plus tard,
son bébé sur les bras,
vers sa case,
entourée des aînées
qui l’éduqueront
dans la prise en charge
de son nouveau-né.
En visitant la Camance,
la semaine précédente,
nous avons constaté
les inégalités de chance
dans la prise en charge
maternelle et infantile.
Les cases de santé et dispensaires
que nous avons visités
nous ont, tous, confirmé
une hospitalisation de 3 à 4 jours
pour les Mamans et leurs bébés,
pour leur assurer une sécurité vitale respective,
leur offrir un temps d'éducation
et de prévention infantile
par les professionnels de terrain.
Nous avons ainsi pu noter
les retentissements positifs
sur l'avenir des populations fragilisées,
et donc un taux de mortalité
maternelle et infantile moindre.
L'accompagnement du dispensaire,
de la case de santé, ou de la maternité,
c'est aussi de distribuer à la maman,
un premier lot de vêtements adaptés
pour respecter le confort et l'hygiène
du nouveau né
d'où notre demande, ci dessus.
Suite au déjeuner
et temps d’échanges avec Adiouma,
nous saluons toute la famille
avant de repartir sur Dakar.
Après leur séjour
d’une semaine en Casamance,
Véronique etDominique
rentrent en France,
Gwenaëlle et Patrice
retournent sur Baback
le 27 octobre.

Nous retrouvons Modou et Latyre
à la case des tout petits ;
la rentrée a eu lieu.

Nous sommes heureux
de constater
l'augmentation d'inscriptions
à la case des tout petits :
23 enfants en novembre 2013,
46 en mai 2014,
74 en novembre 2014…

C'est, pour nous tous,
animateurs, villageois,
bénévoles et partenaires,
un vif succès...

"La tendresse...
c'est mon regard émerveillé
sur ce que tu me donnes,
c'est ton regard ébloui
sur ce que je reçois".
Jacques SALOMÉ

Modou et Latyre
nous confirment leurs besoins
et nous font part
du manque de blouses
pour les enfants, derniers inscrits,
réclamées par les Mamans...
( en mai dernier,
sur les 43 enfants fréquentant la classe,
nous avions fait confectionner 60 blouses).
Patrice et Modou
font les relevés de la case
pour envisager une deuxième tranche
dans les deux ans à venir.
Puis Adiouma nous rejoint
pour les modalités
du branchement d’eau
dans la case des tout petits.
Ensemble,
avec Modou et notre chauffeur,
nous partons, d’abord,
au service des eaux,
puis chez le plombier.
Enfin nous allons
à la quincaillerie de Dangalma
pour faciliter le devis d’installation.
Un petit clin d'oeil, ici,
aux petits de l’école maternelle
de Saint Jean du Doigt,
dans le Finistère,
leurs parents,
leur Directrice Sophie
et Catherine son assistante,
que nous remercions,
car le don offert
par l'argent du jus de pommes
a servi à acheter
des collyres contre
ces vilaines conjonctivites infantiles,
des aspirateurs à nez
pour les bébés
et à offrir cette alimentation en eau
et branchements de plusieurs robinets,
dans la case des tout petits
et ses toilettes
pour qu'ils continuent
à maintenir les règles d'hygiène
dont le lavage de mains, notamment...
Lors de cette visite,
nous avons également acheté,
à la demande de Modou,
du matériel d'entretien des locaux:
détergents, serpillères balais et balais brosse....
pour un environnement propre,
et lui avons remis,
une somme d'argent,
pour l’achat des fournitures
de la rentrée:
2 grandes nattes pour mettre au sol,
5 petits pots
(demandés pour l'éducation sphinctérienne des plus jeunes) ,
stylos rouge et bleu,
petites chaises....
Dans l’après midi,
une assemblée générale
avec le comité de pilotage
était tenue.
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En cours de réunion,
nous avons compté
la présence de 36 personnes
et en fin de réunion : 47.
Léonard, parent d'élèves,
prend la parole
pour exprimer
la satisfaction des villageois
avec la case des tout petits
et insiste sur l’obligation
de paiement de l’inscription :
1000 FCFA par mois
et à la fin du mois.
Il demande de réfléchir
pour le goûter des enfants
nécessaire à leur santé
pour une journée de classe
commençant vers 8h00
et s’achevant à 13h00
et interpelle
les membres de l’association
pour savoir si une aide est possible.
Gwenaëlle décline cette proposition
en évoquant une réflexion
sur un supplément par jour
de la part des parents.
L’association n’a pas vocation
d’une aide financière journalière
par enfant.
Léonard précise
que la cagnotte
du jour de l’inauguration,
en mai dernier,
a rapporté 39 000 FCFA,
et que Modou
en a prélevé 7000 FCFA
pour le nettoyage de la cour
de la case des tout petits,
après l’hivernage,
l’herbe ayant considérablement poussé.
Gwenaëlle s’étonne
que les papas n’aient pu
faire le travail bénévolement,
mais Babacar, l'instituteur,
précise que les travaux des champs
sont très lourds dans le moment
et que ce n’était pas envisageable.
Gwenaëlle fait remarqué
l’augmentation de la fréquentation
de la case des tout petits.
Ce succès renvoie
à la demande
d’un troisième poste d’animateur
et, à la demande de Latyre et Modou,
d’aménagement de l’espace
avec des cloisons
pour séparer
la case en trois sections.
Patrice précise
s’être entretenu
avec les deux animateurs
pour récolter les besoins :
branchement de l’eau,
blouses réclamées
par les parents des nouveaux inscrits,
cloisons,
3 bureaux,
petit matériel et fournitures,
produits d’entretien…
A leur retour à Dakar,
Gwenaëlle et Patrice
ont transféré de l’argent,
à Adiouma et Modou,
pour l’installation
et branchement d’eau:
5000 FCFA + 208 300 FCFA
ainsi que pour les fournitures
et petit matériel
(50 000 FCFA : 4 nattes, pots de chambre, chaises..)
et commande de blouses ( 20 : 60 000 FCFA)
Tous les membres
du comité de pilotage remercient,
au nom du village de Baback,
l'association Baoback
et tous ses membres en France
pour la belle journée d’inauguration,
en mai dernier.
Gwenaëlle et Patrice remercient,
à leur tour, le village,
particulièrement, les femmes,
d’avoir offert de si belles danses
et les organisateurs
d’avoir su coordonner la journée
qui reste mémorable.
Gwenaëlle précise
que les récoltes
ont permis de vendre,
lors des ventes Baoback,
en France,
au profit de l'association,
les cacahuètes de Baback,
ainsi que des confitures faites
à partir du bissap et du pain de singe
offerts par les villageois.
Léonard interpelle
la population présente,
suite à l’assemblée générale
du comité de santé,
sur les besoins en médicaments
au niveau de la case de santé;
il n’en est pas délivré suffisamment,
et sollicite un soutien financier
de la part de l’association
et des cotisations de la population.
Il a été convenu
que chaque famille participera
pour renouveler le stock
en donnant un peu
de sa récolte de niébé.
L’association émet des réserves
car les fonds ne sont pas inépuisables.
Gwenaëlle rappelle
que cette expédition
a ramené beaucoup de matériel de santé
(compresses, dakin, bétadine, pansements,
quelques médicaments, protections pour femmes…)
Les besoins ont été référencés
et d’un commun accord,
le comité de pilotage
confirme l’intérêt de:
- l’achat de deux tentes
pour faciliter les locations
avec les chaises acquises achetées par Baoback.
- l’achat de deux groupes électrogènes
et d’une batteuse de mil
( priorité manifestée par les femmes)
elles précisent que le coût
de battage est de 20 FCFA / kg.
Gwenaëlle et Patrice reviennent
sur le contrat de départ :
les chaises doivent être louées
et remboursées à l’association,
avant de bénéficier
des ressources de locations
au profit du comité de pilotage.
Il en sera de même
pour tout matériel acheté.
Il faut, d’abord, récupéré
la somme investie
qui pourra servir
à d’autres priorités;
l’association vient en aide
en terme d’avance
facilitant l’obtention du matériel
et, une fois remboursé,
une trésorerie doit être tenue
par le comité de pilotage.
L’association Baoback
prend, donc, bonne note des besoins.
Un concert et des ventes
sont organisés en fin d’année,
en France,
pour permettre
des recettes facilitant
l’achat de la batteuse de mil,
les tentes et groupe en début 2015.
Patrice précise
avoir mesuré l’ensemble du bâtiment
pour pouvoir réaliser
l’aménagement de l’environnement
et anticiper sur la deuxième tranche
de la case des tout petits.
Gwenaëlle évoque
les frais occasionnés
par le toit de la case d’hébergement
(307 0000 FCFA ont été laissés à Adiouma
pour réfection de toit en tôles,
et barrières de protections),
un devis est en cours pour l’escalier.
Fatou DIOUF évoque
l’idée d’une tontine,
un microcrédit financé par l’association
dans le but d’aider les femmes
qui n’ont pas accès à la banque.
Un prêt possible
de petites sommes
avec des remboursements mensuels
sur 2 à 3 mois.
Une idée, peut être,
à creuser,
avec des règles bien précises...
La population réunie remercie
et salue les membres de l’association.
Depuis notre retour début novembre,
nous avons eu plusieurs contacts
avec Adiouma:
la case d'hébergement est en fin de réfection,
le branchement d'eau,
à la case des tout petits,
est quasiment achevé,
les blouses, pour les enfants,
sont faites,
récupérées ces jours ci,
par notre ami Elhage,
et remise à une des femmes de Baback
qui travaille passagèrement
sur le village de N'gor,
près de Dakar,
et qui doit prochainement,
les ramener à Modou.
Notre partenariat
se prolonge, donc,
par l'efficacité
de nos prochaines actions,
ici pour Là-bas:
Le Samedi 6 décembre:
Le concert " Salut Brassens"
au Théâtre de REZÉ
Les 11, 12, 14 décembre:
Le Marché de Noël de Baoback au siège
Le 13 décembre:
La vente Spécial Noël à Super U REZÉ.
Renseignements détaillés sur le site.
Nous comptons sur vous...
pour en parler autour de vous...
et y convier vos Amis,
vos voisins, vos collègues..
Merci

