Nov. 2017: Retour sur l'expédition
Une nouvelle expédition sur Baback
s’est déroulée du 25 au 29 octobre dernier.
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"Un monde digne des enfants
est un monde où tous les enfants
sont assurés d'un bon départ dans la vie."
- Déclaration de l'ONU - mai 2002
Les objectifs de ce séjour étaient bien définis:
- Faire le point sur les différentes structures
et activités mises en place au sein du village.
- Evaluer les suites de travaux initiés
en mai dernier.
- Prodiguer des soins et de l'encadrement soignant
à la case de santé.
- Réfléchir à étendre les actions
sur les villages avoisinants
dans le domaine de la santé.
- Etablir de nouveaux projets
avec le Comité de pilotage.
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4 membres de l’Association
se sont donc envolés vers le Sénégal ;
les départs et arrivées se sont étalés
entre le 15 octobre et le 3 novembre.
Jocelyne, arrivée une semaine plus tôt,
a pris possession du véhicule prêté par notre partenaire Société Générale Banque Sénégalaise à Dakar ;
ce qui nous a largement permis
de gagner du temps et facilité les trajets
entre rendez-vous administratifs,
approvisionnements d’artisanat,
pour nos prochaines ventes de décembre,
auprès des différents marchés de Dakar
et pour le séjour à Baback.
Au passage,
un Grand Merci à la SGBS,
partenaire depuis 3 séjours,
à Moustapha Bassirou FATY, et ses dirigeants,
à Talents et Partage en France,
Association de la Société Générale
pour son soutien,
et à nos interlocuteurs,
Pascale CHAPLAIN et Pascal MERIGOUT.
Cette assistance nous offre un confort indéniable,
une sécurité et un gain de temps
dans nos déplacements et chargements.
Merci également à Zale,
notre fidèle chauffeur,
qui nous accompagne quasi quotidiennement,
nous faisant ainsi gagner un temps considérable évitant des négociations de taxis
et des incompréhensions de trajets.
Jocelyne a, également, rencontré
Mme Thérèse DIOUF,
Directrice Nationale des Cases de Tout Petits
pour évoquer l’agrandissement
de la Case de Baback,
la nécessité d’un 3ème poste d’Animateur
et la gestion du statut d’Agent de l’État
pour Modou (animateur en poste depuis 2010)
toujours rémunéré sur la participation financière
des parents et selon la fréquentation des enfants.
Elle a, par ailleurs, prospecté
pour les différents achats des boutiques de marché,
et a su consacrer du temps
à l’apprentissage de la lecture
auprès de notre ami Zale
qui a fait de considérables progrès
en une semaine.
Nous atterrissons (Gwenaëlle et Patrice)
à Dakar le 22 octobre dans la nuit.
Les 27° à 1h du petit matin
nous laissent présager
d’une chaleur plus qu’estivale.
Réceptionnés par Zale,

il nous conduit dans une nouvelle chambre
sur le village de N’gor.
Par un hasard heureux,
nous arrivons chez Moussa,
une vieille connaissance,
gardien du logement,
qui nous réserve un
accueil des plus chaleureux...
Malgré la petite brise marine tiède
venant de l’océan,
l’air est bien chaud et la clim de la chambre
est un luxe inhabituel mais salutaire…
Quelques heures plus tard,,
nous rejoignons Jocelyne
basée dans l’hôtel près de l’embarcadère
pour un petit déjeuner collectif.
Nous sommes attirés par l’exposition
d'Art africain de la salle de restauration,
et entamons avec Boubacar, son exposant,
les premières négociations
pour nos tout premiers achats.
Puis nous filons vers la Pointe des Almadies
pour faire connaissance avec Marie,
(repérée par Jocelyne),
couturière et marchande du marché artisanal,
et effectuer nos commandes d’animaux en wax,
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Nous partons ensuite saluer Coumba,
notre marchande du marché artisanal
de Soumbédioune
pour d’autres commandes.
Enfin, Nous arrivons sur l’île de N’gor,
en milieu d’après- midi,
pour nous installer dans les chambres réservées
par notre ami Alassane, notre hôte habituel.

Merci à toute l'équipe de Keur Yaadikoone
(Fatima, Ibrahima, Mama, Fatou, Djibril,
Aminatou, Abdoulaye, Adama...)
pour leur accueil, leur disponibilité
et leur gentillesse.
Qu'il est doux de retrouver la quiétude de l'île
ventilée par ses rames de palmiers,
le balai des pirogues colorées
glissant sur le sable,
ce soleil, si haut si fort,
ces sourires généreux des retouvailles...
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La température de l’océan
nous incite à s’y plonger
pour rafraîchir nos corps.
Les amis de l’île nous retrouvent,
tour à tour,
et demandent des nouvelles
de tous les membres Baoback
qu’ils connaissent.


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Ibrahim, Bineta, Maman Awa...
mais aussi Elhage,
et tous les autres...
Le temps des salutations
s’étalent sur les 2 premiers jours…
Le lendemain, la journée se consacre à la détente,
après quelques courses en ville,
entre bains de mer et de soleil…
Notre ami Tidiane Amadou,
Maire de Ronk près de Saint Louis,
travaillant en partenariat, avec,
entre autres, la ville de Rezé,
nous fait la surprise de débarquer sur l'île
pour passer la soirée jusqu'au lendemain.

Un beau moment de partage...
Un dîner chez Seck (restaurant) nous plonge
dans des débats philosophiques
jusque tard dans la nuit.
Ce court séjour sur l'île:
un moment ressourçant.
Nous repartons sur Dakar le lendemain,
suite à la rencontre de Jocelyne
avec une stagiaire d'INTELCIA,
Entreprise marocaine,
s'implantant dans l'international,
et récemment sur le Sénégal,
assurant un partenariat
avec plusieurs clients "prestigieux"
dans divers domaines,
tels que Google, Darty et SFR.
Nous sommes chaleureusement reçus
par son PDG M. Karim BERNOUSSI,
en recherche de soutien
à des associations humanitaires.
Nous présentons l'Association
et convenons d'une participation prochaine
à une opération humanitaire sur Baback.
Le soir, nous retrouvons Anaëlle,
à l'aéroport, avant de partir,
le lendemain, sur le village de Baback.
Anaëlle est infirmière au Mans,
je l'ai rencontré lors d'une formation
que j'honorai dans son établissement...
Elle a, de suite, fait part de son intérêt à Baoback
et fait partie de l'association depuis plus d'un an.
Elle nous livre son récit du séjour
dans la rubrique "actualités".
Nous nous activons aux derniers préparatifs
avant le départ
(ravitaillement alimentaire,
pharmacie, plein de gasoil,
réparation de la clim dans le véhicule…)


Zale installe les valises sur la galerie
nouvellement achetée pour l'occasion,
pour acheminer notre chargement.



Une halte à Diamniadio s’impose
pour saluer la famille de Nabou
et prévoir une journée à leurs côtés.

Un arrêt, après Thiès,
au Fast food d’une station essence,
nous impose, volontiers, une dégustation
de savoureux charwamas.
Tout au long de la route,
Les images insolites nourrissent nos esprits.
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Chaque voyage est un nouveau film
qui se déroule devant nos yeux ébahis.

Les situations improbables,
les couleurs multicolores
et le mouvements des vies
qui défilent, nous transportent loin,
si loin de notre quotidien...
" La diversité des cultures humaines
ne doit pas nous inviter
à une observation morcelante ou morcelée.
Elle est moins fonction de l'isolement des groupes
que des relations qui les unissent."
Claude Lévi- Strauss
Progressivement, les paysages verdoyants
nous rappellent que
la saison des pluies vient de s’achever
et que les troupeaux auront de quoi se nourrir
les mois qui viennent.
C’est aussi le temps des récoltes,
fructueuses pour cette année d’après les villageois.

Le niébé, l’arachide, le sorgho,
le mil, ont mobiliser les forces
de tous les membres des familles,
du plus petit au plus grand,
pendant de nombreuses heures au champ.
Seul, le bissap, hibiscus sauvage,
servant au jus et aux sauces culinaires,
est encore sur pied et nous offre
de jolis boutons roses avant
avant l’ouverture de la fleur rouge pourpre
d'aspect velours.


La piste qui nous mène vers Baback sur 7 kms
trace la route à travers les herbes folles
laissant deviner les ombres des petits bergers.

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Toujours la même saveur,
le même plaisir, la même excitation,
qui nous animent sur ce parcours magique
hors de toute civilisation urbaine.
Le temps s’arrête avec un nouveau décor
qui s’enrichit de verdure au fil du chemin.

Ls baobabs feuillus se resserrent,
de plus en plus majestueux,
suspendant le pain de singe
au bout de leurs longues branches.

Nous arrivons chez Adiouma,
notre responsable local, vers 16h30.
Nous prenons possession
de notre case d'hébergement
après de chaleureuses retrouvailles familiales.
Les lits, comme à l'habitude,
sont installée à l'extérieur,
la température de l'air le permet.
Seule, Anaëlle prend ses appartements
à l'étage de la case.
Les moustiquaires se dressent
au dessus de nos campements;
les moustiques sont à craindre,
particulièrement,
à cette période de l'année.
La nuit s'annonce sur Baback...
Des chiens aboient puis,
peu à peu, les bruits s'étouffent
pour laisser place au silence
d'une beauté de clair de lune étoilé...
doux moment magique,
éclairant nos pensées
et engageant nos rêves...
La rosée de l'aube nous saisit,
accompagnant l'éveil du village...
les oiseaux piaillent la matinale,
Le muzzin sonne la prière,
les enfants, encore endormis, pleurent,
l'âne brait tout ce qu'il sait ...
et nous , nous ouvrons les yeux
sur ces doux instants irréalistes...
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Cette fois ci, pas de problème
d'approvisionnement en eau...

Depuis la construction du Château d'eau,
la pression est meilleure dans la journée
et permet les remplissage
de la trentaine de bidons
pour la famille et les animaux...

Le temps, pas si loin,
des corvées de tentatives
de remplissage des bidons, la nuit,
par une intermittence de goutte à goutte,
semble révolu...

Quel heureux bénéfice
pour le sommeil des femmes
qui veillaient toute la nuit
pour satisfaire au mieux
cet approvisionnement ...
Ceux qui n'ont pas la chance
d'un branchement au coeur de leur quartier,
délèguent aux enfants la corvée,
au point central, au pied du château d'eau.

Nous sucitons toujours la même curiosité
et des visites inattendues troublent la matinée !

Puis, comme à chaque fois,
nous préparons les 70 kits naissances
à remettre à la case de santé
pour les prochaines jeunes accouchées...


Jocelyne finalise les kits...
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Anaëlle et Gwenaëlle remplissent les kits
de body, doudou, couches lavables, pointe plastiques,
serviettes hygiéniques lavables, gel douche bébé,
minidoses sérum physiologique et compresses.
Un grand Merci à Thérèse et ses collègues
pour la confection de jolis kits et des couches lavables,
ainsi qu'à Marie Anne.

Puis Adiouma et Gwenaëlle
procèdent aux comptes
pour la pileuse et la location de chaises,
pendant que Zale fait découvrir le quartier,
jusqu'au coeur du village, à Anaëlle,
et que Patrice et Jocelyne
discutent des projets.
Après le déjeuner,
s'inscrit une réunion préparatoire
avec Adiouma et son homonyme,
Directeur de l'école primaire,
pour préparer la rencontre du soir
avec le Comité de Pilotage.
Patrice a pris le temps de faire le point
sur le suivi des travaux pour les 10 latrines
construites par Baoback à l'école primaire

et les reprises sur la Case des Touts Petits:
Murets de chaque côté sur les halls d'entrée,
poteau palmier, sur l'arrière,
remplacé par pilier béton. Marches.
Fixation des tôles sur les auvents des halls.



La réunion prévue à 17h00
s'étend jusqu'à la nuit tombée.


Adiouma Gueye introduit la rencontre
par une prière collective.
Gwenaëlle revient sur les différentes réalisations :
- Bilan de la Case des Tout Petits, Projet d’extension,
- Expédition soignante
et distributions de dispositifs médicaux à la Case de Santé,
- Location de chaises et pileuse de mil
sous la responsabilité de Moussa et Adiouma,
- Activités réalisées en France, demandes de subventions,
expo ventes à venir,
- Projets à définir pour le village.
Patrice fait le point sur les travaux
Pour l’école primaire, restent à réaliser
les lavabos et branchement en eau
des lavabos extérieurs attenants
et dans les WC adultes,
en attente de devis pour le 25 novembre
de la part d’Adiouma Gueye.
Jocelyne informe
de sa rencontre récente avec Mme Diouf,
Directrice Nationale de la case des tout petits
et l'obtention de son attestation
concernant l’agrandissement
de la case des tout petits,
en lien avec la programmation d’un 3ème poste de moniteur stagiaire. Aujourd’hui, 107 enfants inscrits.
Adiouma Gueye évoque la difficulté
de la vingtaine d’élèves qui se rendent au collège,
à Gate, village à 4kms à pied.
Les déplacements, sans mode de locomotion
adapté, induisent une grande fatigue.
Réflexion sur l’utilisation d’un minibus
dont le chauffeur serait géré par la population...
Adiouma Gueye évoque l'intérêt de construire
2 chambre près de l’école,
pour les instituteurs extérieurs.
Latyre, Directeur Case des Tout Petits,
présente le bilan financier.
Le représentant du chef du village
remercie Baoback de son soutien
et de la mise en œuvre de projets.
Adiouma Diouf remercie l’Association Baoback
qui , 2 fois par an, se déplace pour le village,
et s’active en France pour récupérer les fonds
servant à la mise en place des projets.
Il parle de nécessaire harmonie et solidarité
au sein du village et en partenariat avec Baoback.
Aby Diouf remercie, également, l’association
et propose l’idée d’un poulailler collectif.
Les personnes présentes
acquiescent le projet
qui reste à définir.
Fin de la réunion, prière collective.
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En synthèse,
- Étude de faisabilité de l'agrandissement
Case des Tout Petits,
devis lancés,
- Réfléxion sur le transport des collégiens vers Gate,
- Réflexion sur le poulailler collectif,
Nous apprenons que des projets ont été lancés,
par une ONG, pour l'agrandissement
de la Case de Santé de Baback,
après analyse, par des comités de suivi,
de l'activité et des prestations
auprès des dispensaires
et cases de la commune.
Devant le bilan très satisfaisant
des actions de Baoback
pour la Case de Santé de Baback,
le District de Bambey a affirmé
sa volonté de transformer
la Case de Santé en Poste de Santé.
L'évaluation du travail de l'ONG,
portée sur les 4 Cases de Santé
et 2 Dispensaires de la Commune de Dangalma,
a renforcé ce choix,
en priorisant la Case de Santé de Baback.
Suite à cette information,
et dans le cadre de la transformation
de la Case en Poste de Santé,
il est donc envisagé
une plus grande salle de consultations
attenant à la salle de soins ambulatoire
(salle de consultations actuelle),
une maternité officielle
facilitant la venue d'une sage femme diplômée,
et un logement sur place pour le personnel.
Ces décisions,
indépendantes de l'Association Baoback,
nous ont contraints,
à ne pas à ne pas envisager d'étendre nos actions
sur les aures cases de santé de la commune
et à suspendre les projets extérieurs de rénovation,
envisagés pour la Case de Santé de Baback.
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Nous avons, par ailleurs,
fait connaissance avec 2 membres de l'Association
des jeunes lycéens et étudiants de Baback,
avec la rencontre d'Alphonse DIOUF et de Jean Thiaw ,
qui nous ont parlé de leurs activités sur le village
et de leur projet de foyer des jeunes.
Le lendemain, Jocelyne et Patrice
se sont rendus à Bambey,
avec Adiouma Diouf et Adiouma Gueye,
Lathir, Directeur Case des Tout Petits,
au rendez vous fixé
avec le nouvel Inspecteur de l'Éducation Nationale
de la Commune de Dangalma,
M. Gorafaye Ndiaye, pour faire part des projets
et renforcer la demande du 3ème poste
auprès des petits.
Pendant ce temps là,
Anaëlle et Gwenaëlle ont sillonné le village,
vers la Case de Santé,
pour y effectuer des soins
auprès de Gore, Agent de Santé
et Aïssatou, stagiaire infirmière
depuis 6 mois.


Un détour vers le point d'eau central,
au pied du château d'eau,
nous ramène vers Aby,
l'initiatrice du projet de poulailler collectif.
En la questionnant,
elle nous confirme être très interressée
par la gestion de ce poulailler.
Puis nous nous dirigeons vers l'école
pour présenter les classes à Anaëlle.

Ce matin, 2 professeurs
sur les 12 classes sont absents;
pour autant, les classes,
laissées à la surveillance de l'instituteur d'à côté,
sont silencieuses.

Le travail personnel y a été attribué
et nous sommes surprises
du calme olympien qui y règne.

Nous saluons chaque classe
et questionnons les élèves sur Baoback
et ses actions:
Peu d'élèves nous reconnaissent
et nous attribuent les réalisations
que l 'on rappelle.

Dans 4 classes,
ils nous font l'honneur d'une chanson...
Chanson Classe primaire de Baback à notre venue
*Lat Dior Ngoné Latyr DIOP - Héros National Officiel
Refrain
Nous disons non! Ngoné Latir * (bis)
Nous disons non! A la peur qui fait fuir
Nous disons oui! Ngoné Latir
Nous disons oui! Ngoné Latir
Nous disons oui! A l'appel de l'honneur.
Pour toi, 0 Sénégal, Pays de lumière,
Nous poussons comme les grands palmiers verts.
Nos anciens depuis les tendresses noires,
Ont tracé droit le chemin et forgé notre destin.
Ref. Nous disons non! ...
Pour toi, 0 Sénégal, Tel Lat Dior Ngoné Latir,
Tendant nos jeunes cœurs vers ton soleil,
Oui! s'il nous le fallait, demain nous offririons notre souffle,
Pour te défendre; 0 notre Patrie!
Ref. Nous disons non! ...
Pour toi, 0 Sénégal, Pour toi notre Pays,
Sommes toujours unis dans l'action
Dans les champs tout comme dans les usines,
A la ville et au village, nNous travaillons dans la joie
Pour que vive le Sénégal!
Ref. Nous disons non!
LÉOPOLD SÉDAR SENGHOR
Moments de tendresse et d'émotions
qui nous rappellent
la raison de notre engagement.
- Chanson Classe Cours élémentaire –
Paul Adiouma DIOUF
Pourquoi as-tu laissé l’enfant pleurer comme çà ?
L’enfant est l’avenir du monde de demain
Oh ! Maman, ne laisse pas pleurer
Oh ! Maman, ne laisse pas souffrir.

Nous profitons d'un "petit nez morveux",
pour un cours sur le mouchage de nez.
Nous terminons par la Case des Tout Petits:
Modou est seul moniteur du jour
pour 107 enfants...
Une discipline difficile à tenir
surtout chez les plus jeunes...

Les plus grands sont déjà bien cadrés
et comprennent les consignes et les civilités.
une jolie chanson
nous fait l'honneur de notre visite.


Puis nous retrouvons la Case de santé,
pour des soins;
au total une trentaine de pansements
et consultations sur 2 jours .
On y retrouve, comme chaque année,
des dermatoses, la teigne,
des abcès et surinfections de plaies.


La Case de Santé est très propre
et le matériel médical
y est toujours bien maintenu.
Nous l'avons équipée des manques
transmis par Gore:
Tensiomètre, bandelettes glycémie,
bandelettes urinaires,
bétadine et compresses.
Aïssatou échange beaucoup avec Anaëlle
sur leurs vies respectives
et les études infirmières au Sénégal.
5 ans après le baccalauréat
ou 7 ans sans le bac...
Jocelyne repart sur Dakar,
pour son retour sur Nantes,
accompagnée de Zale .
Nous restons tous les trois
continuer l'activité.
Le lendemain, avant les soins,
nous traversons le maraîchage, bien vert ,
où les villageois s'activent aux arrosages.



Le soleil est déjà bien haut
mais la température de l'air est supportable...
le dessin de la zone de maraîchage
est lisible, régulier;
il y règne une certaine fraîcheur chlorophylle...
Tomates, courges, choux, ail...
sont en cours de récolte.
le lieu est apaisant,
rythmé par le balancement des arrosoirs..
Reprise de l'activité soignante...


Nous avons rencontré, à la case de santé,
le responsable "nutrition",
chargé du suivi de la croissance
et des actions qui en découlent:
Au village de Baback
183 enfants recensés de 0 à 23 mois,
11 d'entre eux n'ont pas atteint le poids adéquat,
dont un enfant est en danger (rouge),
7 sont sous la limite de poids, à surveiller (jaune).
Des actions de communication,
à type de causeries,
sont mises en place
pour l'éducation sanitaire des parents.

Complément alimentaire
proposé dans le cadre de la malnutrition.

Déjeuner dans la cour de la Case de santé...
En soirée, retour à la case d'hébergement...
Nous sommes agréablement surpris
devant la file d'attente à la pileuse...
L'activité marche bien
et Moussa s'y active matin et soir...
Quel confort de faire piler le mil
pour les femmes, quotidiennement, aux champs ,
à cette période de l'année...
Une belle idée du Comité de Pilotage
financée par Baoback...




Zale est rentré de Dakar
et nous offre notre première pizza en brousse...
Toujours l'esprit jovial et chaleureux,
notre fidèle ami pense toujours
à beaucoup de choses
pour nous satisfaire...
C'est un réel plaisir
de vivre ces séjours à ses côtés...
Il s'implique à sa manière dans l'Association...
Homme de confiance,
il exerce sur le groupe une certaine sécurité,
une clairvoyance et un soutien
par sa présence et ses interventions...
Nous partageons de riches échanges
tant sur la culture, la société, la religion...
Parfois, nous le perturbons,
parfois, c'est lui qui nous perturbe...
"La culture est une antidote à la violence
car elle nous invite à la compréhension d'autrui
et féconde la tolérance,
en nous incitant à partir à la rencontre
d'autres imaginaires et d'autres cultures."
En soirée, Adiouma nous invite
à la traditionnelle balade en brousse,
en charrette...

Moment surréaliste que cette traversée,
dans le calme des dernières branches
de sorgho qui s'agitent...

Seuls au monde,
loin des réalités de notre quotidien,
nous goûtons, en silence,
le vide de nos esprits
qui s'emplie volontiers
de la sublimité majestueuse des lieux...

Une magie retrouvée,
une douceur,
une saveur de vies qui nous échappent,
ressourçant, nourrissant de plénitude,
d'énergie, d'intensité, d'humilité...



Merci Adiouma
de cette rituelle traversée
qui nourrit nos sens
et nous parcourt de frissons d'émotions...
La soirée s'achève autour du repas...
Encore un cours de lecture à Zale,
par Anaëlle,
qui intègre progressivement :
"Roro le Pompier" !

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nous rentrons sur Dakar,
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3 hospitalisations sur Gate
les dernières heures.
Puis nous reprenons la route
vers le restaurant "les délices" à Thiès.
Retour nostalgique sur Dakar,
laissant derrière nous, Baback avec ses sourires,
cette quiétude, ses baobabs...
Nous retrouvons N'gor et l'océan...

Dès le lendemain,
nous partons partager le rituel poulet yassa,
à Diamniadio,
en ramenant la pêche du jour...

En route,
nous faisons une halte au Lac Rose.

Soirée mémorable avec Zale,
à Keur Yaadikoone, buvette de l'île.
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Les deux derniers jours sont réservés
à la finalisation des achats pour Baoback
et au farniente sur l'île
entre transat et bains de mer...
Départ le jeudi 2 novembre, en soirée,
pour retrouver notre amie et chanteuse
Kya Loum au Novotel.

Céline et Aïda,
rencontrées sur l'île,
se joignent à nous,
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Une charmante soirée,
Un joli moment de bonheur,
avec cette voix sublime
qui nous transporte,
et de belles rencontres...
Anaëlle nous quitte d'abord,
puis nous suivons,
quelques heures plus tard...
Comme à chaque départ,
des souvenirs plein la tête,
des projets à nourrir,
un engagement à maintenir,
de l'espoir à porter...

"L'objectif de toute éducation
devrait être de projeter chacun
dans l'aventure d'une vie à découvrir,
à orienter, à construire."
Albert Jacquard
Sénégalaisement

