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PRÉSENTATION DU VILLAGE DE BABACK...

 

LE VILLAGE DE BABACK....

 

 

 

 

Le village de BABACK est un village sérère.

 

 

 

Les Serer (Sérères) et les Wolof (Ouolofs)

sont les 2 groupes ethniques

les plus importants du Sénégal.

 

En 2005, sur les 11, 7 millions d'habitants du Sénégal,

1/3 était des Wolof, 1/5 des Serer.

 

 

Les Serer vivent au sud de la voie ferrée Thiès-Diourbel jusqu'aux rives du fleuve Saloum.

 

Les Wolof occupent le nord-ouest du Sénégal

et entourent, à l'est et au sud, le pays serer.

 

 

Pour ces deux ethnies,

 

leurs langues et leurs cultes se ressemblent,

 

leurs histoires se confondent souvent.

 

Elles furent et demeurent voisines,

 

plus fréquemment hostiles qu'amicales.

 

 

 

D’après le recensement en 2008,

le village de BABACK comptait 1766 habitants.

 

 

 

 

 

BABACK est réparti en 8 quartiers sur 2 zones distinctes :

 

- BABACK Ndioudiouf dont le chef de village est Barada DIOUF

 

 

- BABACK  NDiomgor dont le chef de village est Amerh DIOUF.

 

 

 

 

Le village de BABACK Ndiomgor daterait de 737 avant JC.

 

Selon un sage du village,

BABACK vient de l’expression sérère:

«  Baback- Baback-wa »

qui signifie :

«  ceux qui érigeaient une barrière

contre l’eau de ruissellement ».

 

Des gens à la recherche de Kate SARR,

fondateur de GATTE, le village voisin,

arrivèrent à la hauteur du village de BABACK qui,

à cette époque, n’existait pas encore.

Ils y rencontrèrent des hommes

qui érigeaient une digue de protection

contre l’inondation d’une case,

à qui ils demandèrent le chemin qui mène à GATTE..

Arrivés chez Kate SARR à GATTE,

ce dernier leur demanda qui les avait informés sur la route

et ils lui répondirent : « Baback- Baback-wa ».

 

 

 

 

Une femme, nommée Khémesse NIANE

était l’hôte de BABACK.

 

Elle était d’une telle beauté rare

qu’elle disait qu’aucun homme ne la méritait :

«  Diomb o kor » en sérère.

 

La prononciation déformée a donné Ndiomgor

d’où le nom de BABACK Ndiomgor.

 

 

BABACK est entièrement peuplé de Sérères

et les activités dominantes sont

l’agriculture, l’élevage et le petit commerce.

 

Le village dispose d’une case de santé

gérée par un Agent de Santé Communautaire.

 

 Il dispose également d’un forage non équipé,

ce qui limite son exploitation uniquement au maraîchage,

par contre, grâce au forage de GATTE,

l’eau potable est disponible

mais l’approvisionnement n’est  pas électrifié

pour le moment.

 

Il existe une école primaire et une case des tout petits

sur le site de BABACK Ndioudiouf.

 

 

 

Le village possède également

un groupement d’intérêt économique

dénommé Diam Bougoum.

 

 

 

 

Il est à l’origine de la case de santé

et intervient dans les activités maraîchères et agricoles

(mil, arachide, niébé, sorgho).

 

Le village comprend plusieurs groupements féminins

dont celui appelé Diam Ndiadio

administré par Amy SENE,

créé il y a moins de 10 ans.

les membres sont financés

par une structure de crédits

et  peuvent ainsi exploités un espace maraîcher.

 

 

 

Le paysan serer entretenait,avec la terre,

des relations complexes et intenses,

allant du magique au religieux.

 

Sous la terre vivaient donc les "pangol",

âmes des ancêtres.

 

 

 

On considérait que la société des vivants

devait être constamment en rapport

avec la société des "pangol "

dont elle était le calque.

 

Les " pangol "étaient consultés et honorés

en toutes circonstances.

 

Chaque année, avant l'hiver,

avait lieu une chasse sacrée

à laquelle tout le village participait.

 

Elle avait pour but de rendre les "pangol "favorables.

 

Certains signes, pendant le déroulement de la chasse, permettaient aux devins de prévoir

la qualité de la prochaine récolte.

 

En outre, chaque champ avait un génie propre

dont il portait le nom,

celui du premier homme qui l'avait défriché.

 

Chaque acte du cycle agricole était pourvu

d'un génie tutélaire, objet d'un culte spécifique.

 


 

 

A l’exemple des villages sérères,

BABACK Ndioudiouf dispose d’arbres mystiques

communément appelés "Pangol".

 

Ndiarigne qui annonçait les circoncisions

à chaque fois que ses branches

penchaient vers le sol et Khitie Kène Thiambar.

 

Un autre endroit sacré appelé Samba Katar Diouf

reste un lieu d’offrandes avant les semis de mil.

 

 

Le climat à BABACK est de type soudano-sahélien;

il est chaud et sec 

et se caractérise

par l’alternance d’une saison des pluies, de juillet à octobre

et d’une saison sèche de novembre à juin.

 

Les températures restent élevées et varient 23 et 45°C.

 

On rencontre trois types de vents dans la zone :

La mousson qui souffle en hivernage,

souvent accompagnée de précipitations,

 

Les alizés continentales

soufflant de janvier à mi-mars,

avec les températures qui varient

entre 20°C le matin, et 30°C le soir;
 

L’harmattan,

vent chaud et sec qui prédomine en saison sèche.

 

 

 

 

L’EAU …

 

 

Sur la communauté rurale de DANGALMA

dont dépend BABACK,

il n’existe pas d’eaux de surface pérennes,

simplement de nombreuses mares temporaires,

dont 2 importantes, alimentées par les eaux de pluie.

 

Ces mares servent de « points d’abreuvement » pour le bétail, de lieux de baignade pour les enfants,

d’endroits où les femmes lavent le linge,

ou de cuvettes maraîchères.

 

La nappe phréatique,

dont la profondeur varie entre 25 et 35 m,

est captée par les puits.

 

Cette nappe alimentée par infiltration des eaux de pluie baisse régulièrement à cause du déficit pluviométrique, entraînant ainsi le tarissement de certains puits.

 

Les nappes profondes,

dont le débit et la qualité de l’eau sont variables,

sont captées par les puits multi usages et les forages.

 

Dans beaucoup de villages, en effet, 

La mauvaise qualité de l’eau demeure.

 

L’approvisionnement en eau,

en qualité et en quantité suffisante,

reste donc une exigence et une priorité  

pour la satisfaction des besoins des populations et du cheptel.

 

Le manque d’eau est perçu par l’essentiel des acteurs

comme principal facteur de vulnérabilité des populations

avec des répercussions multiples

dont le manque d’hygiène,

l’insalubrité au niveau des foyers,

la pénibilité de la corvée d’eau pour les femmes qui parcourent quotidiennement des kms

à pied ou à dos d’âne, pour le ravitaillement.

 

 

 

Les principaux moyens d’éclairage utilisés dans les familles sont la lampe tempête (pétrole) et la bougie.

 

Le bois de chauffe, le gaz butane et le charbon

servent d’énergie pour la cuisine.

 

Avec le niveau inquiétant du déboisement de la forêt,

ces produits se font de plus en plus rares

et créent souvent des conflits entre les populations

et les agents des eaux et forêts.

 

Le gaz est utilisé pour la cuisson des repas

dans certaines familles.

 

 

LA COMMUNICATION ....

 

La communauté Rurale de DANGALMA est desservie

par la route nationale 3 et la voie ferrée Dakar- Diourbel.

 

La gare d’escale ferroviaire n’est pas fonctionnelle

et le déplacement des populations

s’effectue à partir de l’axe routier

et d’un réseau de pistes plus ou moins praticables,

disposées en  toile d’araignée.

 

Trois routes latéritiques relient les axes

dont Dangalma - Gatte-Baback .

 

Latéritique : de sol rouge vif ou rouge brun très riche en oxyde de fer et alumine, formé sous le climat tropical. Ce sol se transforme en cuirasse impropre à la culture sous l’effet de l’alternance saison sèche et saison humide.

 

 

En plus de leur élargissement,

les pistes, dans les zones de BABACK, entre autres,

constitue une urgence d’aménagement,

car, face à la recrudescence des accidents à DANGALMA,

il semble impératif de créer des routes de contournement.

 

Par ailleurs, l’état défectueux des pistes

constitue un handicap

pour l’accès aux services sociaux et de santé.

En effet, les populations de l’intérieur

sont obligées d’effectuer des kilomètres

pour se soigner

ou s’approvisionner en denrées de première nécessité.

 

l’urgence de l’extension

de la couverture du réseau téléphonique

est aussi un point important.

L’usage du téléphone mobile, de plus en plus courant,

est limité du fait de la faiblesse de la couverture du réseau.

 

L’implantation d’antennes est plus qu’indispensable.

 

L’extension du réseau ADSL

pour les besoins de la couverture en internet

et l’implantation d’antennes RDV, SN2, WALF TV et Canal

sont également des axes prioritaires

en matière de communication pour le développement

et la création d’une radio communautaire à DANGALMA,

outil d’informations et de sensibilisations,

est aussi nécessaire pour un développement participatif susceptible de permettre des échanges fructueux

entre les acteurs locaux

sur les problèmes de développement

de la communauté rurale.

 

l’alphabétisation est le point faible de l’éducation,

la finalité est de permettre aux adultes

de mieux gérer leurs activités (production, vente)

et de s’intégrer dans le tissu socio-économique local

grâce à une alphabétisation fonctionnelle en langue nationale.

 

Les langues utilisées sont généralement le wolof et le sérère.

 

  Le phénomène touche plus de femmes que d’hommes.

Malgré la forte demande d’alphabétisation ,

les programmes d’alphabétisation déjà initiés dans la région ont du mal à rassembler des effectifs féminins importants

à cause de l’ampleur des travaux domestiques

et la quête permanente de l’eau

qui occupe le plus souvent les femmes.

 

Références :

- Conseil Rural de Dangalma

- Jacques MAQUET: professeur à l'université de Californie à Los Angeles - Encyclopédie UNIVERSALIS

 

 

 



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