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OUEST FRANCE du 30 septembre 2011

Gwenaëlle et Patrice aident le village de Baback - Rezé

vendredi 30 septembre 2011 - OUEST FRANCE


Le dénuement de l'école et du dispensaire de ce village du Sénégal les révolte. Deux Rezéens retroussent leurs manches pour que ça change. Leur association Baoback fait des choses simples mais essentielles.

Initiative

Une histoire portée par de belles rencontres

«Cela fait des années qu'on va au Sénégal, à titre familial », raconte Gwenaëlle Audoire. « On connaissait surtout la banlieue de Dakar. L'an dernier, Adiouma, un ami, nous a invités dans son village natal : Baback. » Une communauté d'environ 4 000 habitants qui se trouve à 130 km de la capitale, à 12 km de la nationale qui mène au Mali. Un village de travailleurs agricoles qui vivent en autarcie. Trop pauvres pour acheter les fournitures scolaires à leurs enfants qui sont pourtant assidus à écouter le maître.« Il y a des murs en dur pour abriter la majorité des 400 écoliers, mais les petits sont sous une paillote. » Il y a des enseignants payés par l'État, mais aucun matériel pédagogique. Même constat de dénuement au dispensaire où médecin et infirmière viennent tenir des permanences de soin. Le couple rezéen est profondément touché, ému par ces enfants rieurs et pourtant si défavorisés. « Trop injuste ! » se disent-ils, aussitôt décidés à agir. « Ce jour-là, le 3 novembre 2010, l'association est née dans nos coeurs et nos têtes. »

L'école et la santé sont leurs priorités

«Les choses qui manquent sont toutes simples. Des cahiers, des ardoises, des livres, des ouvrages pédagogiques. Bien sûr, on ne retient que ceux de français et maths. Même si leur programme est différents, les instits sont contents, ça leur sert de support », explique Patrice Audoire. Chaque action est la réponse à une demande exprimée par les Sénégalais et mûrement réfléchie. « On ne veut surtout pas créer des besoins au-delà de ceux qui méritent d'être développés. » L'association s'est fixé un cadre : école et santé, un point c'est tout. Une manière de ne pas se perdre dans les nombreuses et diverses sollicitations. Des actions toutes simples. 400 brosses à dents, 400 casquettes pour 400 enfants, puis 800 mouchoirs : les opérations de collecte s'enchaînent au fil des mois.

Gwenaëlle et Patrice Audoire n'ont pas perdu de temps. En mai dernier, ils ont commencé à apporter de quoi améliorer la case de santé. « Des savonnettes, des compresses, du désinfectant. On est vraiment sur des basiques : à commencer par apprendre au gardien de la case les notions d'hygiène. Les chèvres ne sont pas à leur place dans la salle d'attente... », observe Gwenaëlle. La santé, c'est son domaine, infirmière de métier, elle est aujourd'hui formatrice. « Les femmes accouchent dans cette case. Les malades y attendent, parfois longtemps, l'arrivée du médecin. Or les lits sont pitoyables. Il n'y a pas de moustiquaires. L'association doit pouvoir améliorer ça. Il faut refaire les sols et mettre de la faïence au mur pour améliorer l'entretien. »

Emporter le matériel, toute une expédition

La collecte, ce n'est pas un souci. Les donateurs ne manquent pas. « On a une pièce pleine. Des tas de vêtements, de jeux, de livres...C'est incroyable », dit le couple dont c'est la première expérience d'action humanitaire. La question du transport finit par devenir cruciale. « Pour le moment, on emmène le maximum en bagage accompagné, Air Maroc nous accepte 60kg par personne. » Chaque expédition part chargée à bloc. La prochaine sera celle des« baobelles », quatre femmes, d'une cinquantaine d'années, engagées dans l'association comme Gwenaelle Audoire, la présidente. Du 28 octobre au 5 novembre, elles vont parler des prochaines actions (un bloc sanitaire pour l'école, une case pour l'hébergement de l'association) et passer du temps avec les femmes du village pour comprendre leur mode de vie, les besoins des familles, comment s'organise la communauté.

Pratique. Pour adhérer à l'association Baoback, la cotisation est de 8 €. L'adresse : 1, rue Paul-Cézanne, 44400 Rezé. Tout est raconté et illustré en photo sur leur site internet baoback.asso-web.com. Ce soir, leur soirée sénégalaise se tient à la Robinière (sur réservation).

 



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