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Nov. 2017: Retour sur l'expédition

 Une nouvelle expédition sur Baback

s’est déroulée du 25 au 29 octobre dernier.

 

 

 

"Un monde digne des enfants

est un monde où tous les enfants

sont assurés d'un bon départ dans la vie."

- Déclaration de l'ONU - mai 2002

 

Les objectifs de ce séjour étaient bien définis:

 

- Faire le point sur les différentes structures

et activités mises en place au sein du village.

 

- Evaluer les suites de travaux initiés

en mai dernier.

 

- Prodiguer des soins et de l'encadrement soignant

à la case de santé.

 

- Réfléchir à étendre les actions

sur les villages avoisinants

dans le domaine de la santé.

 

- Etablir de nouveaux projets

avec le Comité de pilotage.

 

 

 

 

4 membres de l’Association

se sont donc envolés  vers le Sénégal ;

les départs et arrivées se sont étalés

entre le 15 octobre et le 3 novembre.

 

Jocelyne, arrivée une semaine plus tôt,

a pris possession du véhicule prêté par notre partenaire Société Générale Banque Sénégalaise à Dakar ;

ce qui nous a largement permis

de  gagner du temps et facilité les trajets

entre rendez-vous administratifs,

approvisionnements d’artisanat,

pour nos prochaines ventes de décembre,  

auprès des différents marchés de Dakar

et pour le séjour à Baback.

 

Au passage,

un Grand Merci à la SGBS,

partenaire depuis 3 séjours,

à Moustapha Bassirou FATY, et ses dirigeants,

à Talents et Partage en France,

Association de la Société Générale

pour son soutien,

et à nos interlocuteurs,

Pascale CHAPLAIN et Pascal MERIGOUT.  

 

Cette assistance  nous offre un confort indéniable,

une sécurité et un gain de temps  

dans nos déplacements et chargements.

 

Merci également à Zale,

notre fidèle chauffeur,

qui nous accompagne quasi quotidiennement,

nous faisant ainsi gagner un temps considérable évitant des négociations de taxis

et des incompréhensions de trajets.

 

Jocelyne a, également, rencontré

Mme Thérèse DIOUF,

Directrice Nationale des Cases de Tout Petits

pour évoquer l’agrandissement

de la Case de Baback,

la nécessité d’un 3ème poste d’Animateur

et la gestion du statut d’Agent de l’État

pour Modou (animateur en poste depuis 2010)

toujours rémunéré sur la participation financière

des parents et selon la fréquentation des enfants.

 

Elle a, par ailleurs, prospecté

pour les différents achats des boutiques de marché,

et a su consacrer du temps

à l’apprentissage de la lecture

auprès de notre ami Zale

qui a fait de considérables progrès

en une semaine.

 

 

 

Nous atterrissons (Gwenaëlle et Patrice)

à Dakar le 22 octobre dans la nuit.

 

Les 27° à 1h du petit matin

nous laissent présager

d’une chaleur plus qu’estivale.

 

Réceptionnés par Zale,

 

 

il nous conduit dans une nouvelle chambre

sur le village de N’gor.

Par un hasard heureux,

nous arrivons chez Moussa,

une vieille connaissance,

gardien du logement,

qui nous réserve un

accueil  des plus chaleureux...

 

Malgré la petite brise marine tiède

venant de l’océan,

l’air est bien chaud et la clim de la chambre

est un luxe inhabituel mais salutaire…

 

Quelques heures plus tard,,

nous rejoignons Jocelyne

basée dans l’hôtel près de l’embarcadère

pour un petit déjeuner collectif.

 

Nous sommes attirés par l’exposition

d'Art africain de la salle de restauration, 

 et entamons avec Boubacar, son exposant,

les premières négociations

pour nos tout premiers achats.

 

Puis nous filons vers la Pointe des Almadies

pour faire connaissance avec Marie,

(repérée par Jocelyne),

couturière et marchande du marché artisanal,

et effectuer nos commandes d’animaux en wax,

 

 

Nous partons ensuite saluer Coumba,

notre marchande du marché artisanal

de Soumbédioune

pour d’autres commandes.

 

 

Enfin, Nous arrivons sur l’île de N’gor,

en milieu d’après- midi,

pour nous installer dans les chambres réservées

par notre ami Alassane, notre hôte habituel.

 

 

Merci à toute l'équipe de Keur Yaadikoone

(Fatima, Ibrahima, Mama, Fatou, Djibril,

Aminatou, Abdoulaye, Adama...)

pour leur accueil, leur disponibilité

et leur gentillesse.

 

Qu'il est doux de retrouver la quiétude de l'île

ventilée par ses rames de palmiers,

le balai des pirogues colorées

glissant sur le sable,

ce soleil, si haut si fort,

ces  sourires généreux des retouvailles...

 

 

La température de l’océan

nous incite à s’y plonger

pour rafraîchir nos corps.

 

Les amis de l’île nous retrouvent,

tour à tour,

et demandent des nouvelles

de tous les membres Baoback

qu’ils connaissent.  

 

 

Ibrahim, Bineta, Maman Awa...

mais aussi Elhage,

et tous les autres...

 

Le temps des salutations

s’étalent sur les 2 premiers jours…

 

Le lendemain, la journée se consacre à la détente,

après quelques courses en ville,

entre bains de mer et de soleil…

 

Notre ami Tidiane Amadou,

Maire de Ronk près de Saint Louis,

travaillant en partenariat, avec,

entre autres, la ville de Rezé,

nous fait la surprise de débarquer sur l'île

pour passer la soirée jusqu'au lendemain.

 

 

 

Un beau moment de partage...

Un dîner chez Seck (restaurant) nous plonge

dans des débats philosophiques

jusque tard dans la nuit.

 

 

 

Ce court séjour sur l'île:

un moment ressourçant.

 

Nous repartons sur Dakar le lendemain,

suite à la rencontre de Jocelyne

avec une stagiaire d'INTELCIA,

Entreprise marocaine,

s'implantant dans l'international, 

et récemment sur le Sénégal,

assurant un partenariat

avec plusieurs clients "prestigieux"

dans divers domaines,

tels que Google, Darty et SFR.

Nous sommes chaleureusement reçus

par son PDG M. Karim BERNOUSSI,

en recherche de soutien

à des associations humanitaires.

Nous présentons l'Association

et convenons d'une participation prochaine

à une opération humanitaire sur Baback.

 

 

 

Le soir, nous retrouvons Anaëlle,

à l'aéroport, avant de partir,

le lendemain, sur le village de Baback.

 

Anaëlle est infirmière au Mans,

je l'ai rencontré lors d'une formation

que j'honorai dans son établissement...

Elle a, de suite, fait part de son intérêt à Baoback

et fait partie de l'association depuis plus d'un an.

 

Elle nous livre son récit du séjour

dans la rubrique "actualités".

 

 

Nous nous activons aux derniers préparatifs

avant le départ

(ravitaillement alimentaire,

pharmacie, plein de gasoil,

réparation de la clim dans le véhicule…)

 

 

 

Zale installe les valises sur la galerie

nouvellement achetée pour l'occasion,

pour acheminer notre chargement.

 

 

Une halte à Diamniadio s’impose

pour saluer la famille de Nabou

et prévoir une journée à leurs côtés.

 

 

 

Un arrêt, après Thiès,

au Fast food d’une station essence,

nous impose, volontiers, une dégustation

de savoureux charwamas.

 

Tout au long de la route,

Les images insolites nourrissent nos esprits.

 

 

 

 

 

 

Chaque voyage est un nouveau film

qui se déroule devant nos yeux ébahis.

 

 

Les situations improbables,

les couleurs multicolores

et le mouvements des vies

qui défilent, nous transportent loin,

si loin de notre quotidien...

 

" La diversité des cultures humaines

ne doit pas nous inviter

à une observation morcelante ou morcelée.

Elle est moins fonction de l'isolement des groupes

que des relations qui les unissent."

 

Claude Lévi- Strauss

 

 

Progressivement, les paysages verdoyants

nous rappellent que

la saison des pluies vient de s’achever

et que les troupeaux auront de quoi se nourrir

les mois qui viennent.

 

C’est aussi le temps des récoltes,

fructueuses pour cette année d’après les villageois.

 

 

 

Le niébé, l’arachide, le sorgho,

le mil, ont mobiliser les forces 

de tous les membres des familles,

du plus petit au plus grand,

pendant de nombreuses heures au champ.

 

Seul, le bissap, hibiscus sauvage,

servant au jus et aux sauces culinaires,

est encore sur pied et nous offre

de jolis boutons roses avant

avant l’ouverture de la fleur rouge pourpre

d'aspect velours.

 

 

 

 

La piste qui nous mène vers Baback sur 7 kms

trace la route à travers les herbes folles

laissant deviner les ombres des petits bergers.

 

 

 

 

 

Toujours la même saveur,

le même plaisir, la même excitation,

qui nous animent sur ce parcours  magique

hors de toute civilisation urbaine.

 

Le temps s’arrête avec un nouveau décor

qui s’enrichit de verdure au fil du chemin.

 

 

Ls baobabs feuillus se resserrent,

de plus en plus majestueux,

suspendant le pain de singe

au bout de leurs longues branches.

 

 

Nous arrivons chez Adiouma,

notre responsable local, vers 16h30.

 

Nous prenons possession

de notre case d'hébergement

après de chaleureuses retrouvailles familiales.

 

Les lits, comme à l'habitude,

sont installée à l'extérieur,

la température de l'air le permet.

Seule, Anaëlle prend ses appartements

à l'étage de la case.

 

Les moustiquaires se dressent

au dessus de nos campements;

les moustiques sont à craindre,

particulièrement,

à cette période de l'année.

 

La nuit s'annonce sur Baback...

Des chiens aboient puis,

peu à peu, les bruits s'étouffent

pour laisser place au silence

d'une beauté de clair de lune étoilé...

doux moment magique,

éclairant nos pensées

et engageant nos rêves...

 

La rosée de l'aube nous saisit,

accompagnant l'éveil du village... 

les oiseaux piaillent la matinale,

Le muzzin sonne la prière,

 les enfants, encore endormis, pleurent,

l'âne brait tout ce qu'il sait ...

et nous , nous ouvrons les yeux

sur ces doux instants irréalistes...

 

 

 

Cette fois ci, pas de problème

d'approvisionnement en eau...

 

 

Depuis la construction du Château d'eau,

la pression est meilleure dans la journée

et permet les remplissage

de la trentaine de bidons

pour la famille et les animaux...

 

Le temps, pas si loin,

des corvées de tentatives

de remplissage des bidons, la nuit, 

par une intermittence de  goutte à goutte,

semble révolu...

 

 

Quel heureux bénéfice

pour le sommeil des femmes

qui veillaient toute la nuit

pour satisfaire au mieux

cet approvisionnement ...

 

Ceux qui n'ont pas la chance

d'un branchement au coeur de leur quartier,

délèguent aux enfants la corvée,

au point central, au pied du château d'eau.

 

 

 

 

Nous sucitons toujours la même curiosité

et des visites inattendues troublent la matinée !

 

 

 

Puis, comme à chaque fois,

nous préparons les 70  kits naissances

à remettre à la case de santé

pour les prochaines jeunes accouchées...

 

 

Jocelyne finalise les kits...

 

 

 

Anaëlle et Gwenaëlle remplissent les kits

de body, doudou, couches lavables, pointe plastiques,

serviettes hygiéniques lavables, gel douche bébé,

minidoses sérum physiologique et compresses.

 

Un grand Merci à Thérèse et ses collègues

pour la confection de jolis kits et des couches lavables,

ainsi qu'à Marie Anne.

 

 

 

 

Puis Adiouma et Gwenaëlle

procèdent aux comptes

pour la pileuse et la location de chaises,

 

pendant que Zale fait découvrir le quartier,

jusqu'au coeur du village, à Anaëlle,

 

et que Patrice et Jocelyne

discutent des projets.

 

 

Après le déjeuner,

s'inscrit une réunion préparatoire

avec Adiouma et son homonyme,

Directeur de l'école primaire,

pour préparer la rencontre du soir

avec le Comité de Pilotage.

 

 

Patrice a pris le temps de faire le point

sur le suivi des travaux pour les 10 latrines

construites par Baoback à l'école primaire

 

 

et les reprises sur la Case des Touts Petits:

 

Murets de chaque côté sur les halls d'entrée,

poteau palmier, sur l'arrière,

remplacé par pilier béton. Marches.

Fixation des tôles sur les auvents des halls.

 

 

 

 

La réunion prévue à 17h00

s'étend jusqu'à la nuit tombée.

 

 

 

 

 

 

Adiouma Gueye introduit la rencontre

par une prière collective.

 

Gwenaëlle revient sur les différentes réalisations :

 

- Bilan de la Case des Tout Petits, Projet d’extension,

 

- Expédition soignante

et  distributions de dispositifs médicaux à la Case de Santé,

 

- Location de chaises et pileuse de mil

sous la responsabilité de Moussa et Adiouma,

 

- Activités réalisées en France, demandes de subventions,

expo ventes à venir,

 

- Projets à définir pour le village.

 

Patrice fait le point sur les travaux

Pour l’école primaire, restent à réaliser

les lavabos et branchement en eau

des lavabos extérieurs attenants

et dans les WC adultes,

en attente de devis pour le 25 novembre

de la part d’Adiouma Gueye.

 

Jocelyne informe

de sa rencontre récente avec  Mme Diouf,

Directrice Nationale de la case des tout petits

et l'obtention de son attestation

concernant l’agrandissement

de la case des tout petits,

en lien avec la programmation d’un 3ème poste de moniteur stagiaire. Aujourd’hui, 107 enfants inscrits.

 

Adiouma Gueye évoque la difficulté

de la vingtaine d’élèves qui se rendent au collège,

à Gate, village à 4kms à pied. 

Les déplacements, sans mode de locomotion

adapté, induisent une grande fatigue.

Réflexion sur l’utilisation d’un minibus

dont le chauffeur serait géré par la population...

 

Adiouma Gueye évoque l'intérêt de construire

2 chambre près de l’école,

pour les instituteurs extérieurs.

 

Latyre, Directeur Case des Tout Petits,

présente le bilan financier.

 

Le représentant du chef du village

remercie Baoback de son soutien

et de la mise en œuvre de projets.

 

Adiouma Diouf  remercie l’Association Baoback

qui , 2 fois par an, se déplace pour le village,

et s’active en France pour récupérer les fonds

servant à la mise en place des projets. 

Il parle de nécessaire harmonie et solidarité

au sein du village et en partenariat avec Baoback.

 

 

 

Aby Diouf remercie, également, l’association 

et propose l’idée d’un poulailler collectif.

Les personnes présentes

acquiescent le projet

qui reste à définir.

 

 

Fin de la réunion, prière collective.

 

 

 

 

En synthèse,

- Étude de faisabilité de l'agrandissement

Case des Tout Petits,

devis lancés,

 

- Réfléxion sur le transport des collégiens vers Gate,

 

- Réflexion sur le poulailler collectif,

 

Nous apprenons que des projets ont été lancés,

par une ONG, pour l'agrandissement

de la Case de Santé de Baback,

après analyse, par des comités de suivi,

de l'activité et des prestations

auprès des dispensaires

et cases de la commune.

 

Devant le bilan très satisfaisant

des actions de Baoback

pour la Case de Santé de Baback,

le District de Bambey a affirmé

sa volonté de transformer

la Case de Santé en Poste de Santé.

L'évaluation du travail de l'ONG,

portée sur les 4 Cases de Santé 

et 2 Dispensaires de la Commune de Dangalma,

a renforcé ce choix,

en priorisant la Case de  Santé de Baback.

 

Suite à cette information,

et dans le cadre de la transformation

de la Case en Poste de Santé,

il est donc envisagé

une plus grande salle de consultations

attenant à la salle de soins ambulatoire

(salle de consultations actuelle),

une maternité officielle

facilitant la venue d'une sage femme diplômée,

et un logement sur place pour le personnel.

 

Ces décisions,

indépendantes de l'Association Baoback,

nous ont contraints,

à ne pas  à ne pas envisager d'étendre nos actions

sur les aures cases de santé de la commune

et à suspendre les projets extérieurs de rénovation,

envisagés pour la Case de Santé de Baback.

 

 

 

Nous avons, par ailleurs,

fait connaissance avec 2 membres de l'Association

des jeunes lycéens et étudiants de Baback,

avec la rencontre d'Alphonse DIOUF et de Jean Thiaw ,

qui nous ont parlé de leurs activités sur le village

et de leur projet de foyer des jeunes.

 

Le lendemain, Jocelyne et Patrice

se sont rendus à Bambey,

avec Adiouma Diouf et Adiouma Gueye,

Lathir, Directeur Case des Tout Petits,

au rendez vous fixé

avec le nouvel Inspecteur de l'Éducation Nationale

de la Commune de Dangalma,

M. Gorafaye Ndiaye, pour faire part des projets

et renforcer la demande du 3ème poste

auprès des petits.

 

Pendant ce temps là,

Anaëlle et Gwenaëlle ont sillonné le village,

vers la Case de Santé,

pour y effectuer des soins

auprès de Gore, Agent de Santé

et Aïssatou, stagiaire infirmière

depuis 6 mois.

 

 

 

Un détour vers le point d'eau central,

au pied du château d'eau,

nous ramène vers Aby,

l'initiatrice du projet de poulailler collectif.

En la questionnant,

elle nous confirme être très interressée

par la gestion de ce poulailler.

 

Puis nous nous dirigeons vers l'école

pour présenter les classes à Anaëlle.

 

 

Ce matin, 2 professeurs

sur les 12 classes sont absents;

pour autant, les classes,

laissées à la surveillance de l'instituteur d'à côté,

sont silencieuses.

 

 

Le travail personnel y a été attribué

et nous sommes surprises

du calme olympien qui y règne.

 

 

 

Nous saluons chaque classe

et questionnons les élèves sur Baoback

et ses actions:

Peu d'élèves nous reconnaissent

et nous attribuent les réalisations

que l 'on rappelle.

 

 

Dans 4 classes,

ils nous font l'honneur d'une chanson...

Chanson Classe  primaire de Baback à notre venue

 

*Lat Dior Ngoné Latyr DIOP - Héros National Officiel

 Refrain

Nous disons non! Ngoné Latir * (bis)
Nous disons non! A la peur qui fait fuir

 

Nous disons oui! Ngoné Latir

Nous disons oui! Ngoné Latir

Nous disons oui! A l'appel de l'honneur.


Pour toi, 0 Sénégal, Pays de lumière,
Nous poussons comme les grands palmiers verts.
Nos anciens depuis les tendresses  noires,
Ont tracé droit le chemin et forgé notre destin.

 

Ref. Nous disons non! ...


Pour toi, 0 Sénégal, Tel Lat Dior Ngoné Latir,
Tendant  nos jeunes cœurs vers ton soleil,
Oui! s'il nous le fallait, demain nous offririons notre souffle,
Pour te défendre; 0 notre Patrie!


Ref. Nous disons non! ...


Pour toi, 0 Sénégal, Pour toi notre Pays,
Sommes toujours unis dans l'action
Dans les champs tout comme dans les usines,
A la ville et au village, nNous travaillons dans la joie
Pour que vive le Sénégal!


Ref. Nous disons non!

 

LÉOPOLD SÉDAR SENGHOR

 

 

Moments de tendresse et d'émotions

qui nous rappellent

la raison de notre engagement.

 

- Chanson Classe Cours élémentaire –

Paul Adiouma DIOUF

 

Pourquoi as-tu laissé l’enfant pleurer comme çà ?

L’enfant est l’avenir du monde de demain

Oh ! Maman, ne laisse pas pleurer

Oh ! Maman, ne laisse pas souffrir.

 

 

 

 

Nous profitons d'un "petit nez morveux",

pour un cours sur le  mouchage de nez.

 

Nous terminons par la Case des Tout Petits:

Modou est seul moniteur du jour

pour 107 enfants...

Une discipline difficile à tenir

surtout chez les plus jeunes...

 

 

Les plus grands sont déjà bien cadrés

et comprennent les consignes et les civilités.

 

une jolie chanson

nous fait l'honneur de notre visite.

 

 

Puis nous retrouvons la Case de santé,

pour des soins;

au total une trentaine de pansements

et consultations sur 2 jours .

On y retrouve, comme chaque année,

des dermatoses, la teigne,

des abcès et surinfections de plaies.

 

 

 

 

La Case de Santé est très propre

et le matériel médical 

y est  toujours bien maintenu.

Nous l'avons équipée des manques

transmis par Gore:

Tensiomètre, bandelettes glycémie,

bandelettes urinaires,

bétadine et compresses.

 

Aïssatou échange beaucoup avec Anaëlle

sur leurs vies respectives

et les études infirmières au Sénégal.

5 ans après le baccalauréat

ou 7 ans sans le bac...

 

Jocelyne repart sur Dakar,

pour son retour sur Nantes,

accompagnée de Zale .

 

Nous restons tous les trois

continuer l'activité.

 

Le lendemain, avant les soins,

nous traversons le maraîchage, bien vert ,

où les villageois s'activent aux arrosages.

 

 

 

 

Le soleil est déjà bien haut

mais la température de l'air est supportable...

 

le dessin de la zone de maraîchage

est lisible, régulier;

il y règne une certaine fraîcheur chlorophylle...

Tomates, courges, choux, ail...

sont en cours de récolte.

le lieu est apaisant,

rythmé par le balancement des arrosoirs..

 

Reprise de l'activité soignante...

 

 

Nous  avons rencontré, à la case de santé,

le responsable "nutrition",

chargé du suivi de la croissance

et des actions qui en découlent:

 

Au village de Baback

183 enfants recensés de 0 à 23 mois,

11 d'entre eux n'ont pas atteint le poids adéquat,

dont un enfant est en danger (rouge),

7 sont sous la limite de poids, à surveiller (jaune).

Des actions de communication,

à type de causeries,

sont mises en place

pour l'éducation sanitaire des parents.

 

Complément alimentaire

proposé dans le cadre de la malnutrition.

 

 

 

Déjeuner dans la cour de la Case de santé...

 

En soirée, retour à la case d'hébergement...

Nous sommes agréablement surpris

devant la file d'attente à la pileuse...

 

L'activité marche bien

et Moussa s'y active matin et soir...

Quel confort de faire piler le mil

pour les femmes, quotidiennement, aux champs ,

à cette période de l'année...

 

Une belle idée du Comité de Pilotage

financée par Baoback...

 

 

 

 

 

 

Zale est rentré de Dakar

et nous offre notre première pizza en brousse...

 

Toujours l'esprit jovial et chaleureux,

notre fidèle ami pense toujours

à beaucoup de choses

pour nous satisfaire...

 

C'est un réel plaisir

de vivre ces séjours à ses côtés...

 

Il s'implique à sa manière dans l'Association...

Homme de confiance,

il exerce sur le groupe une certaine sécurité,

une clairvoyance et un soutien

par sa présence et ses interventions...

Nous partageons de riches échanges

tant sur la culture, la société, la religion...

Parfois, nous le perturbons,

parfois, c'est lui qui nous perturbe...

 

"La culture est une antidote à la violence

car elle nous invite à la compréhension d'autrui

et féconde la tolérance,

en nous incitant à partir à la rencontre

d'autres imaginaires et d'autres cultures."

R. Donnedieu De Vabres

 

En soirée, Adiouma nous invite

à la traditionnelle balade en brousse,

en charrette...

 

 

 

Moment surréaliste que cette traversée,

dans le calme des dernières branches

de sorgho qui s'agitent...

 

 

Seuls au monde,

loin des réalités de notre quotidien,

nous goûtons, en silence,

le vide de nos esprits

qui s'emplie volontiers

de la sublimité majestueuse des lieux...

 

 

Une magie retrouvée,

une douceur,

une saveur de vies  qui nous échappent,

ressourçant, nourrissant de plénitude,

d'énergie, d'intensité, d'humilité...

 

 

 

 

 

Merci Adiouma

de cette rituelle traversée

qui nourrit nos sens

et nous parcourt de frissons d'émotions...

 

 

La soirée s'achève autour du repas...

 

 

Encore un cours de lecture à Zale,

par Anaëlle,

qui intègre progressivement :

"Roro le Pompier" !

 

 

 


 
Merci à Adiouma et sa famille,
Pour son accueil  à Baback,
A sa maman, Seynabou pour le pain du matin,
A N'deye pour la confection des repas,
A Moussa pour partager nos soirées...
 
 
Le lendemain,

 nous  rentrons sur Dakar,

avec une halte au dispensaire de Gate
pour déposer quelques dispositifs médicaux
et retrouver nos amis, professionnels de  santé.
 

 

 

 

Mathy, l'infirmière est absente pour maternité;
elle vient d'avoir un petit Mohamed
et n'a pas repris le travail...
 

3 hospitalisations sur Gate

les dernières heures.

 

Puis nous reprenons la route

vers le restaurant "les délices" à Thiès.

Retour nostalgique sur Dakar,

laissant derrière nous, Baback avec ses sourires,

cette quiétude, ses baobabs...

 

Nous retrouvons N'gor et l'océan...

 

Dès le lendemain,

nous partons partager le rituel poulet yassa,

à Diamniadio,

en ramenant  la pêche du jour...

 

 

En route,

nous faisons une halte au Lac Rose.

 

Soirée mémorable avec Zale,

à Keur Yaadikoone, buvette de l'île.

 

 

 

Les deux derniers jours sont réservés

à la finalisation des achats pour Baoback

et au farniente sur l'île

entre transat et bains de mer...

 

Départ le jeudi 2 novembre, en soirée,

pour retrouver notre amie et chanteuse

Kya Loum au Novotel.

 

 

Céline et Aïda,

rencontrées sur l'île,

se joignent à nous,

 

 

 

 

Une charmante soirée,

Un joli moment de bonheur,

avec cette voix sublime

qui nous transporte,

et de belles rencontres...

 

Anaëlle nous quitte d'abord,

puis nous suivons,

quelques heures plus tard...

 

Comme à chaque départ,

des souvenirs plein la tête,

des projets à nourrir,

un engagement à maintenir,

de l'espoir à porter...

 

 

"L'objectif de toute éducation

devrait être de projeter chacun

dans l'aventure d'une vie à découvrir,

à orienter, à construire."

 Albert Jacquard

 

 

Sénégalaisement

 

 

 

 

 



Les réactions

Avatar Anaelle Metais

Magnifique compte rendu d'une main experte.
merci pour les lignes accordées accordées à notre ami Zale. J'aimerais qu'il puisse les lire.

Le 11-11-2017 à 03:23:04

Avatar Marijo Addor

Merci Gwenaëlle pour ce joli récit plein d humanité.


 

Le 11-11-2017 à 16:35:10

Avatar Christine Chartier

J'ai lu avec plaisir ton compte rendu de votre expédition au Sénégal plus particulièrement à Baback.J'ai ressenti toujiurs autant d 'humanité de générosité .Que de chemin parcouru...Je t'embrasse et à très bientot.Christine

Le 12-11-2017 à 13:09:46

Avatar Myriam LANGLOIS

Merci Gwenaelle de nous faire partager le journal de bord de cette expédition qui nous transportes à Baback..
Ton récit et les belles photos qui l'accompagnent nous invitent au voyage..
Myriam 

 

Le 13-11-2017 à 11:20:14

Avatar gwenaelle audoire

Merci à vous de ces jolis commentaires !
Toujours un réel plaisir de vous faire partager ces moments qui vous parlent... 

Le 13-11-2017 à 17:39:58

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