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AVRIL 2017: Retour Expédition

Le 2 avril 2017,

dès notre arrivée sur le sol africain,

nous avons séjourné sur l’ île de N’Gor,

comme d’habitude,

pour faciliter la proximité avec Dakar.

 

 

 

 

Une douceur estivale nous surprit agréablement

à la sortie de l’aéroport (arrivée de nuit);  

 

Zale, notre ami et chauffeur,

nous accueillait, comme toujours,

de son sourire convivial

 

 

 

et sa chaleureuse bonhomie.

 

Nous passons la première nuit au village

pour éviter la traversée en pirogue

avec les bagages ;

la mer est houleuse

à cette période de l’ année.

 

 

 

 

Le lendemain matin,

nous rejoignons l’île,

sous un soleil éclatant ;

 

 

 

la petite brise marine

tempérant la force des rayons

et rendant la température tout à fait confortable.

 

 

 

 

Sur l'ile,

l'hôtel "abandonné" derrière chez Alassane

a subi quelques transformations

dont des  travaux de rénovation, en cours de finition,

du bâtiment destiné à une école :

 

 

"L’école “ LA MAISON DU BONHEUR ”, est une école entièrement gratuite

de formation aux métiers artistiques (musique, danse, peinture, sculpture...),

destinée aux enfants défavorisés et située sur l’île de NGOR à Dakar au Sénégal. Notre parrain est Lambert Wilson.


L’objectif est d’insérer par la Culture, les enfants défavorisés. Mandela disait “ L'éducation est l'arme la plus puissante qu'on puisse utiliser pour changer le monde ”... L’Art, par la musique, la peinture, la danse, la  sculpture... seront, au cœur de cette école, les vecteurs de communication et de partage pour les enfants.​

 

La Maison du Bonheur est composée principalement d’un centre d’hébergement, d’un centre de prévention, d’un centre de formation à vocation artistique et de nombreux ateliers pédagogiques. Il sera en outre créé un cyber espace pour faciliter la communication avec l’extérieur et une piscine destinée à la détente des enfants.

Philosophie : Développer dès l’enfance le gout du partage en donnant en exemple, le combat d’un homme qui, sur chaque continent, s’est rendu célèbre par le partage, dans la paix, au profit des plus souffrants : En Europe : L'Abbé Pierre, En Afrique : Nelson Mandela, en Inde : Gandhi, en Amérique : Martin Luther King... " I have a dream ".

L’objectif n’est en aucun cas de se substituer aux écoles d’enseignement ou de formation mais d’apporter un secours ponctuel aux enfants délaissés les plus souffrants afin qu’ils puissent mieux s’intégrer dans la société et suivre par la suite, s’ils le souhaitent, un système scolaire ou professionnel classique" .

 

 

 

Un déjeuner chez Seck,

à la 1ère plage, face à l’océan,

s’impose à nos rituels

de salades de crevettes

et de brochettes de lotte

taquinant déjà nos papilles,

(certains connaisseurs savent de quoi je parle).

 

La journée s’étire par un tour de l’île,

se ponctuant des salutations,

de chaleureuses retrouvailles

avec tous nos amis de l’île,

Alassane , Elhage, Adiouma, Ibrahim,

Bineta, Babacar, Touty, Talla,

Djibril et tous les autres.

 

Ici le temps s’est comme arrêté

depuis notre venue l’an passé ;

les mêmes personnes aux mêmes endroits,

aux mêmes activités…

difficile, pour nous,

de s’imaginer des quotidiens identiques

et pourtant…

 

Le jardin d’Alassane nous offre toujours

ce havre de paix qui nous sied si bien

après le voyage.

 

 

 

Quelques jours pour nous ressourcer

et retrouver Amélie et Nabou.

 

Puis s’en suit la période des achats

et lancement de commandes

au marché artisanal,

chez Awa, Coumba et Tierno,

 

 

 

au marché Sandaga,

lieu de fabriques et de business à Dakar.

 

En quelques jours,

nous remplissons déjà nos valises

pour les expo ventes de mai,

confirmons notre partenariat

avec la SGBS (Société Générale Banques Sénégal)

et notre interlocuteur et ami Moustafa Faty,

pour un prêt de voiture,

gain non négligeable

par rapport à une location de véhicule

facilitant par ailleurs l’accès

à nos nombreux déplacements.

 

 

Un samedi à Diamniadio

pour profiter de retrouvailles

avec la famille de Nabou.

Le poulet yassa y est toujours aussi bon,

les enfants grandissent et nous faisons connaissance avec le petit dernier Mohamed Benjamin.

 

 

Un joli et agréable moment…

avec le plaisir de retrouver Maminata,

Khady, Madeleine, Assane,

sa femme, et Diara, l'amie fidèle,

venue nous saluer.

 

Le lendemain, concert (gratuit) de notre amie

Kya LOUM, au Lounge du Novotel à Dakar

(l'heureuse gagnante de la finale de l'odysée musicale de France Ô,  Music Explorer en 2014 à Paris)

 

 

 

 

 

 

 

 

Très belle soirée musicale, avec son premier single Sama Lamp de l'album prévu fin 2017...

 

http://www.youtube.com/watch?time_continue=304&v=1C0avea05YM

 

http://www.seneweb.com/videos/Clips/kya-loum-sama-lamp_n_213199.html

 

A lire dans les vidéos...

 

 

Puis nous filons, les jours suivants,

vers Baback.

La route est longue

et de plus en plus chaude

bien que l’autoroute nous amène

de la sortie de Dakar

à quelques kilomètres de Thiès.

 

 

Très vite se dessinent

ces paysages de brousse,

si chers à nos coeurs,

familiers maintenant,

mais toujours aussi touchants

par cette aridité

qui rougit et craquelle la terre,

ces bergers et leurs troupeaux,

ces baobabs majestueux

qui se densifient au fil des kilomètres ;

ces ânes et chèvres égarés

traversant, régulièrement

la nationale 3 devant notre véhicule

en faisant fi du code de la route

tout autant que certains conducteurs…

 

 

Le sol aride de ces longs mois sans eau

n’offre plus d’herbage aux moutons et zébus déambulant désespérément

dans cette étendue désertique.

 

 

 

 

Toujours autant de dos d’âne sur la N3

(plus d'une centaine entre Dakar et Baback)

qui nous surprennent régulièrement

par le chaos de leur passage.

 

Au bout de 2 h de route,

nous improvisons un pique-nique

sur le bord de la nationale

en mesurant la rudesse climatique

par la chaleur qui s’abat sourdement

sur nos pâles épaules 

à la sortie du véhicule.

 

Brumisateurs et bouteilles d’eau

servent en permanence

à lutter contre la déshydratation.

 

 

A quelques encablures de N’Dangalma,

dernière petite ville de passage

débarquant  voyageurs et bagages

de ces autocars surchargés,

appelés "tatas",

nous nous engageons sur la piste

pour 5 bons kilomètres

avant d’arriver à Baback.

 

Les villageois et les enfants

nous saluent sur notre passage.

 

Sur place,

nous retrouvons la famille d’Adiouma

et une partie du village, 

tous réunis pour une célébration de mariage,

celui de Modou, le cousin d’Adiouma,

notre responsable local.

 

Retranchés sur notre case d’hébergement,

nous commençons par dégager la pièce

en triant par catégories,

les 810 kgs de paquetages

arrivés par container,

 

 

 

aidés de Zale et Adiouma,

pour faciliter le marché

prévu dans 2 jours

et isoler les dispositifs médicaux.

 

 

Une douche sommaire est bienvenue,

pour nous rafraîchir à minima,

mais ici l’eau est une denrée rare,

peut être plus qu’à l’habitude…;

la chaleur est telle

qu’il est impossible de trouver

quelque fraîcheur dans la case.

 

(A Baback aussi, le réchauffement climatique est ressenti par les villageois... )

 

Nous optons donc

pour un campement extérieur.

 

Avec Nabou,

nous préparons les lits

avant que le jour s’assombrisse.

 

Adiouma nous installe les fils nécessaires

à la suspension des moustiquaires,

sécurité oblige pour éviter le paludisme.

 

Nous glisserons, plus tard, 

sous nos moustiquaires,

épuisés de cette chaleur oubliée,

pas loin des 50°en pleine journée.

 

 

La fête bat son plein

d’une musique aux rythmes endiablés

excitant les danseurs,

jeunes et moins jeunes ;

des rires s’élèvent

dans cette nuit éclairée

d’une lune parfaite,

plongeant certains d’entre nous

vers des rêves lointains

quand d’autres guettent,

patiemment,

l’instant du  silence nocturne.

 

Aucune fraîcheur sur nos corps moites,

juste une douceur salutaire au petit matin.

 

Mais en brousse,

la nuit demeure toujours un mystère,

si courte soit elle…

magique et surprenante,

par ces bruits condensés, successifs, incongrus…

ces rythmes de vie

dans cette nature mystique,

sous cette voûte étoilée,

qui inspirent nos souvenirs d’enfance,

nos lointaines représentations...

  l’accès à un autre monde

si loin du nôtre,

si frêle, si beau

et parfois si criant d’injustice…

 

Dès la fête finie,

les jeunes regagnent leurs quartiers

ponctuant leur passage

de leurs commentaires amusés

derrière la haie de sorgho

qui protège nos têtes.

Quelques charrettes ramènent

les convives les plus éloignés,

ébranlant le chemin de leur propre roulis

et martelant le sol des sabots de leurs ânes.

 

...Quelques minutes s’écoulent,

silencieuses et douces

comme si l’audition s’achevait

pour filtrer le sommeil…

 

Puis c’est l’âne qui,

dans un sursaut de vie,

se met à braire dans la pénombre,

plus loin,

un mouton qui bêle

réveillant un enfant

qui se met à pleurer,

une maman qui se lève

et l’amène aux toilettes…

 

Puis commence

un balai incessant

de deux femmes chargées de la réserve en eau.

Un seul point d’approvisionnement

pour toute la famille (une quarantaine de personnes)

au centre de notre campement nocturne,

aux pieds de nos lits quasiment,

et une trentaine de bidons à remplir

avec une pression si faible

que parfois le goutte à goutte

perceptible dans le réservoir s’amenuise

jusqu’à s’interrompre, avant de repartir...

 

Des heures et des heures

à remplir ces bidons

pour une veille presque la nuit entière.

Quand les bidons sont remplis ou presque,

les femmes sont lasses d’insomnie

mais le petit monde alentour s’éveille à l’aube,

au son du muzzin mélé

des coups de pilons dans les cases voisines.

 

Le jour se lève

et les oiseaux pépillent

dans les hauteurs d’eucalyptus et de nebedaye

qui nous entourent.

La pilleuse de mil se mettra bientôt en route,

son moteur assourdissant

nous poussera au lever,

au bénéfice de simplification

des tâches féminines

selon les conditions financières

de chaque famille.

 

Nous sommes très touchés,

consternés, par ces corvées

encore plus redoutables qu’à l’accoutumée

et qui rendent difficile l’activité des femmes

et la vie de tous au village.

 

Nous sommes loin

de nos banales préoccupations quotidiennes, relativisant les difficultés de notre vie occidentale.

 

Si loin de nous ces problématiques vitales,

ces conditions si précaires

qu’elles paraissent surréalistes.

L’eau, source de vie,

autant absente,

et favorisant la défaillance sanitaire,

les maladies, le risque septique,

la compromission de l’élevage et de la culture.

 

 

Au matin,

en quittant Baback pour le village de Ndeme,

à 30 kms de là,

nous retrouvons les femmes

au point d’eau central (forage) du village

et l’alignement des bidons

qui attendent le remplissage.

 

 

 

Puis, nous découvrons, tout près,

un chantier de fondation :

un château d’eau en construction,

initiative communale…

 

Quelle aubaine…

 

A N'Deme,

nous effectuons une nouvelle visite des artisans

 

 

Un passage à Bambey

pour l’achat de quelques pains de glace

indispensable à la courte fraicheur

de nos boissons

et à la conservation alimentaire.

 

Déjeuner à la bonne franquette

avant d’enchaîner

sur la réalisation de 92 kits naissance

offerts aux jeunes accouchées.

 

Une pensée pour Thérèse

qui a confectionné

une centaine de couches lavables,

pour Marie Anne et Jocelyne

pour la réalisation des sacs contenants,

ainsi qu’aux laboratoires Rivadis

qui nous ont offert des produits lavants

( gel douche bébé, savons liquides

et solutions hydroalcooliques)

 

Chaque kit contient un body,

une couche lavable, un gel douche,

2 minidoses de sérum physiologique

pour soins d’yeux et lavage de nez,

2 paquets de compresses,

une pointe plastique,

un doudou,

une protection hygiénique

et slips filet ou culotte pour la maman.

 

Pendant ce temps,

Patrice évalue le cours des travaux lancés

pour le bloc sanitaire à l’école primaire ;

dix nouveaux toilettes sont en cours

pour les 503 élèves.

 

 

Puis, rencontre avec Modou

pour connaître l’évolution

à la Case des Tout Petits.

 

Toujours 2 moniteurs 

pour 103 enfants inscrits...

 

Des travaux de fuite d’eau sur un robinet extérieur

et autres finitions sur 2 toitures des auvents CTP sont envisagés et confiés à Modou qui fera le suivi.

 

Livraison et installation des 2 bibliothèques:

 

 

 

Le dimanche matin,

nous partons pour l’organisation

du marché Baoback

dans la cour de la Case des Tout Petits.

 

 

C’est toujours avec un certain désordre

que la vente se met en place.

Une dizaine d’adultes,

hommes et femmes,

inconnus jusqu’alors

pour une majorité d’entre d’eux,

déversent, avec ferveur et agitation,

les gros sacs soigneusement triés par nos soins,

et ramenés par notre véhicule

et deux charettes de chez Adiouma.

 

Derrière les grilles d’entrée

de la Case des Tout Petits,

les villageois ont répondu présents

et s’impatientent de l’ouverture.

 

Dès l’ouverture du grand portail,

la foule se précipite vers les bonnes affaires.

 

Un raz de marée humain

déferle vers les vêtements, chaussures,

sacs et cartables jonchant le sol

à la recherche de la bonne affaire.

 

 

La caisse est tenue

par Amélie avec Adiouma

qui, très vite,

sont envahis des clients du jour.

 

 

La vente dure environ 3 heures

et nous plions les invendus.

 

Le retour à notre case d’hébergement

est salvateur,

loin de l’agitation et des palabres des ventes.

 

Après une trêve bien méritée,

nous organisons, au pied levé,

un deuxième marché en soirée

à Gate,village d’à côté,

avec la complicité de Mathy,

l’infirmière du dispensaire,

pour liquider un peu plus le stock restant.

 

 

Les femmes sont au rendez- vous

et se réjouissent de l’initiative.

 

Nous en profitons pour livrer à Mathy

du matériel médical inutile sur Baback:

l’activité du dispensaire est plus qualifiée

et relève d’une prise en charge infirmière.

 

 

 

Baoback étendra prochainement

son action sanitaire auprès de ce dispensaire.

 

Le lendemain,

nous quittons nos amis de Baback

pour la capitale

en passant par N'Deme 

pour une livraison d’artisanat.

 

Progressivement,

nous retrouvons la douceur supportable

du soleil et la brise marine.

 

Les derniers jours bienfaiteurs

sur l’île de N’gor

nous permettent de récupérer

des troubles digestifs et de l’état de fatigue.

 

Sénégalaisement

Gwenaëlle et Patrice

 

 



Les réactions

Avatar Christine Chartier

Bonsoir Gwénaelle.Quel plaisir de voir vos actions se concrétiser àBaback et aux alentours.Vous avez eu chaud ...mais l"envie d"avancer est toujours plus forte.
Pour le concert donné par Choralin le 16 Décembre 2017 la présidente m'a demandé tes coordonnées j"ai donc donné ton numéro de portable.Elle s'appelle Nathalie Pineau.J"espére que vous pourrez venir au concert toi et ton mari. .Vous serez les bienvenus à la maison.Bises Christine

Le 18-06-2017 à 22:41:23

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