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Avr.Mai 2016: CARNET DE ROUTE

CARNET DE ROUTE EXPEDITION

 

 

 

Ce carnet de route...

pour vous faire partager au plus près

notre séjour et notre expédition ...

 

 

 

 

Dimanche 24 avril 2016

Nous atterrissons à Dakar à 0h55,

par une température de 21°C...

Le débarquement s’améliore

d’une fois sur l’autre ;

la suppression du visa pour le séjour

et des papiers administratifs

d’entrée sur le territoire

nous fait gagner un sacré temps!!

 

La récupération des bagages

nous pousse vers la sortie

où nous retrouvons, derrière les grilles,

le visage enjoué de notre ami Zale,

chauffeur et garde du corps,

venu nous réceptionner.

 

L’aéroport est calme,

contrairement à bien d’autres fois;

seuls, les marchands de carte téléphone Orange

et les monneyeurs de change nous interpellent.

 

Sitôt les bagages chargés,

nous filons chez Zale pour les entreposer,

puis nous passons la nuit

sur le village de N’gor chez Youssou,

pour éviter la pirogue de nuit,

et la fraîcheur nocturne de la brise marine.

 

 

Après quelques heures de sommeil

interrompu par les voitures cahotiques

sur la rue cabossée,

les claquements des portières

des retours de soirée,

les voix des insomniaques

qui martèlent aux fenêtres

des dormeurs potentiels,

les prières du muzzin

qui s’élève à l’aube …

nous retrouvons Zale,

pour un petit déjeuner

à la Brioche Dorée du quartier

et une visite à notre amie Coumba

du marché artisanal de Soumbédioune à Dakar.

 

La ville s’éveille doucement,

et les scènes atypiques

nous replongent très vite

dans les couleurs, les odeurs

et le plaisir de savourer

les spectacles de la rue.

 

Le marché est relativement calme,

c’est dimanche,

et la saison touristique s’achève bientôt.

 

Les commerçants alentours nous reconnaissent, sans hésiter à nous solliciter

pour investir leurs boutiques.

 

L’accueil chaleureux de Coumba

nous ravit comme à chaque fois

et nous nous engouffrons,

après d'affectives accolades,

dans sa boutique ouverte

sur l’allée centrale du marché.

 

Nos échanges vont bon train

sur les nouvelles de la famille

et des amis français,

puis nous entamons nos tractations ;

quand nous sommes

dans le bussiness de nos commandes

avec Coumba,

le temps n’a plus d’importance.

 

Nous passons, avec Jocelyne et Patrice,

tout en revue pour une livraison

avant notre départ :

colliers, cadres, jupes,

robes enfant, objets d’artisanat…

pour assurer nos ventes prochaines

en France.

 

 

Coumba nous invite

à partager le thiéboudiène vers 15h

et prenons, alors, place

autour du grand plat central

qui taquine nos papilles gustatives…

 

Bientôt 16h,

pas de temps pour le thé à la menthe...

 

A quelques encablures,

Bathor nous attend à domicile

pour nous présenter sa collection.

 

Là, nous rentrons dans une cour centrale

au milieu de constructions.

Une dizaine d’enfants en bas âge

y jouent sous un étroit préau.

 

Bathor,

un viel ami fournisseur d’accessoires

en tout genre,

nous montre sa marchandise

en cours de fabrication avec son frère.

 

Des perles multicolores jonchent le sol

et des amas de colliers

s’empilent sur une natte.

 

Nous passons alors commande

sur des nouveautés

autour d’un rafraîchissement salvateur.

 

La température de l’après midi

est autour de 27°

et nos corps commencent à rougir

des rayons du soleil

innocemment oubliés.

 

18h : nous regagnons l’île de N’gor

pour y établir notre gîte,

dans les petites chambres de Sunu Keur.

 

Nous retrouvons sur la plage,

Bineta, la marchande de beignets,

Ibrahim, le marchand de paréos,

Elhage notre ami maçon,

Alassane, le maître des lieux,

Madame Bisou, la marchande de bijoux…

tous ces visages familiers

qui nous ramènent à l’affectif

de cette petite île bercée par les flots

et le balai incessant des pirogues

en ce dimanche.

 

On s’y inscrit dans le décor,

comme si nous l’avions quitté la veille, retrouvant les mêmes rituels de retrouvailles, les mêmes cérémoniaux,

les mêmes questions,

les mêmes charmes…

qui font partie intégrante du paysage

et qui nous réchauffent le cœur.

 

En prime, nous savourons

une délicieuse brochette de lotte

préparée par Adama, face à la mer.

 

22h30, il est l’heure

d’une bonne nuit récupératrice

en s’endormant paisiblement

bercés du bruit des vagues

de la côte sauvage de l’île,

atteignant nos chambres respectives

par les hublots de nos moustiquaires murales.

 

Nos rêves se nourriront des images du jour,

de ces sourires d’enfants,

des couleurs des boubous,

des visages d'ouvriers grisés par le ciment

et de ceux, familiers, croisés et salués …

 

Nos esprits résonneront

des klaxons impatients de la ville,

des bêlements de moutons

des trottoirs citadins,

de l’agitation du monde

nous faisant tourbillonner

de tant d’animations…

 

Lundi 25 avril 2016

Après une nuit mouvementée

tant par l’intensité

de la journée précédente que

par un matelas défaillant

et un moustique ambiant

qui voulait sympathiser...

 

le petit déjeuner à la buvette

est bienvenu pour nous mettre en forme.

 

Les habitudes d’attente de pirogue

pour passer sur le continent

s’imposent à notre patience

avant de retrouver notre ami Zale

pour nous rendre à Dakar.

 

Premier rendez vous

avec la Société Générale

qui s’inscrit comme partenaire

pour nos missions

par le prêt d’un véhicule

sur la durée du séjour.

Un super accueil

et une belle assistance

qui nous évitera des frais de location.

 

Puis nous allons sur Sandaga

pour faire le plein

de jolies tongs locales en cuir…

pour finir au marché Kermel

pour l’achat de quelques fruits et légumes assurant notre dîner du jour.

 

Nous déjeunons

dans une de ces cantines de rue,

en plein centre ville,

où les employés des entreprises voisines s’attablent le temps de leur pause repas.

La serveuse Karima sert à l’assiette

le thiéboudiene ou le maffé

pour une modique somme

de 700 FCFA (1,08 euros).

 

La cuisine y est bonne,

l’ambiance sympathique et atypique.

Les bouteilles de lait à la menthe,

de jus de tamarin, de bissap ou d’orange

sont proposées aux locaux.

Nous ne pouvons en bénéficier

par les risques de complications digestives

en lien avec l’eau,

impropre à notre consommation.

 

Nous en profitons

pour un petit tour des étals voisins

et retrouver des commerçants

rencontrés au dernier séjour,

avec achats de bracelets en dents de phacochère, de masques…

 

 

Nous reprenons la direction de l’île

avec un arrêt

chez notre ami, Amdi, le vannier.

 

Toujours aussi jovial,

Amdi demande

des nouvelles de tout le monde…

sa bonhomie nous invite à sa boutique.

 

Une table de fortune

remplie de tongs plastique

nous incite à en discuter le prix ;

marché conclu :

100 paires pour les enfants de Baback,

à un prix défiant toute concurrence.

 

Le temps passe vite, très vite,

sans doute parce tout est plus compliqué…

les déplacements,

les embouteillages de la capitale,

les négociations…

 

Il est déjà plus de 17h00,

nous regagnons notre fief.

Le vent souffle bien fort

et chahute l’océan.

 

Les pirogues et bateaux de passage

vacillent sur la houle.

 

Le retour au jardin Sunu Keur

nous ramène à cette quiétude

loin des tumultes de la ville

et impose un débriefing de la journée.

 

Une salade de crudités

et de fruits frais fera l’affaire.

Alassane et une amie

prennent place à notre table

sur la terrasse

et les discussions s’enchaînent

à la fraîcheur de la nuit.

 

Bientôt minuit,

nous retrouvons nos lits humides

de l’air marin qui circule

pour se vautrer dans un sommeil

qui devrait être profond…

 

Mardi 26 avril 2016

Un lever matinal collectif

nous permet de retrouver

notre chauffeur Zale

pour un départ en taxi

vers le parc automobile

de la Société Générale

afin de récupérer le véhicule

mis à notre disposition sur le séjour :

un 4x4 de 7 places Kia, le grand luxe !

 

Notre interlocuteur

nous propose une vidange

avant l’utilisation

et un plein de gas-oil.

Nous sommes heureux

de leur intitiative

et de l'intérêt porté à Baoback...

 

Nous voilà autonomes...

dans nos déplacements

sans cette contrainte classique

de négociations avec les taxis dakarois!!

 

Nous filons ensuite

vers l’Institut Français de Dakar

que nous n’avions encore

jamais eu l’occasion de visiter.

 

Un joli décor de verdure,

en plein cœur de la ville,

arboré de bougainviliers en fleurs,

de fromagers, de palmiers…

Un endroit de plaisir culturel

planté d’une scène de plein air

avec des gradins

où se joue prochainement un concert

de notre amie artiste Kya Loum :

une belle soirée en perspective!!!...

 

Nous déjeunons

à notre cantine de la veille…

toujours aussi pittoresque.

 

Puis nous tentons

une visite au Ministère de la Santé ;

l’accès y est aisé

mais personne...

pour recevoir notre délégation ;

ce n’est que partie remise.

Nous rentrons enfin vers notre île,

après un arrêt

chez notre ami Amdi, le vannier.

 

Nous croisons

notre vendeur de foulards

que nous dépouillons

de ces plus beaux articles,

avant de discuter, tous les trois,

du programme des jours à venir,

la date de livraison du container,

ayant été modifiée,

n'est pas encore stable.

 

La soirée s’achève

autour d’une salade maison

et poulet frites commandés

à la buvette de la plage.

 

Encore une journée bien remplie...

qui nous laisse peu de temps aux loisirs.

 

La fraîcheur du temps ne nous prive pas

des joies de la plage et des baignades.

 

Mercredi 27 avril 2016

Première matinée de dillettante sur l’île…

chacun se réveille à son rythme

pour rejoindre le petit déjeuner

à la buvette Keur Yadikoone…

 

Une grasse matinée bien appréciable

avant de retrouver le soleil

balayant les flots

de ces puissants rayons!!

 

Il est tard...

la température nous réchauffe déjà

et nous tenterait bien

pour une bonne baignade...

 

L'île s'est déjà éveillée

à l'activité quotidienne...

Bineta a mis en route sa friture

et prépare sa pâte à beignets,

Djibril a servi

plusieurs petits déjeuners

et les clients affluvent

au comptoir pour un dernier café,

une baguette, une cigarette

ou une carte téléphone Orange...

 

Les salutations n'en finissent pas

de tous ces passages bien conviviaux.

Fatima,

responsable des comptes à la buvette,

prend place à notre table

et Jocelyne l'initie à l'informatique

pour son activité.

 

Nous contactons Amdy,

notre informaticien des lieux,

pour configurer internet et … enfin…

il nous en permet l’accès en fin de matinée ; aussitôt nous en profitons

pour donner les nouvelles

sur le site de l’association.

 

En parallèle,

quelques achats se négocient

sur la terrasse avec Madame Bisou

et notre marchand de foulards

revenu nous proposer chapeaux et paréos.

 

14h : nous partons

vers l’autre bout de l’île,

pour la 1ème plage,

avec une halte classique

auprès de notre ami Talla,

vendeur de masques et statues africaines ;

une fois de plus,

nous ne résistons pas

à la présentation de quelques jolies pièces…

 

Un passage rapide au restaurant,

chez Seck à la 1ère plage de l'ile,

se résumera au sandwich poulet...

 

le soleil fait scintiller l’océan agité

et signe comme un air de vacances ;

mais pas le temps de se prélasser

sur un de ces transats bienveillants

désertés par la fin de saison touristique.

 

Nous devons rejoindre Zale pour 15h30

à l’embarcadère, sur l’autre rive.

 

Nous démarrons

nos rendez vous du jour chez Bathor,

à la sortie de Dakar,

pour confirmer nos commandes.

 

La ville est assaillie de voitures

et les embouteillages activent

les klaxons des impatients.

Cette circulation dense

nous oblige à anticiper de toute part

les infractions au code de la route…

pas question de froisser

notre carosse rutilant !...

 

Nos fréquents arrêts

nous promettent de nombreuses sollicitations par les marchands à la sauvette

qui nous proposent toute sorte de choses :

de la noix de cajou, glaces,

en passant par les portes manteaux,

livres, cadres, balais...

 

Puis nous retournons sur Soumbédioune

retrouver Coumba

pour établir le carnet de commande

des créations suggérées...

 

Là encore, les heures défilent ;

vers 21h00, nous retrouvons notre île.

Ce soir, notre ami Elhage

nous invite

autour d'une grillade de poissons

dans la luxueuse maison qu’il gardienne.

 

Un belle soirée devant la mer,

au rythme des vagues

qui s’éclatent sur le mur en contrebas.

Le vent est moins frais,

nous mangeons en terrasse

dans la douceur de sa simplicité,

de notre amitié et de notre complicité.

 

Demain, nous partons à Baback,

avec tous nos packetages,

pour quelques jours de plein travail…

 

Jeudi 28 avril 2016

Dès 9h30, nous débarquons de la pirogue

pour traverser le village de N’gor

et nous rendre chez Zale

où sont entreposés nos bagages.

 

A l’entrée du village,

les charrettes circulent

en transportant toutes sortes de choses,

les jeunes femmes

avec leurs bébés dans le dos

déambulent dans les ruelles,

les « lavandières » de Baback, installées,

pour les mois difficiles financièrement,

travaillent à laver le linge

des clients qui passent,

les enfants jouent dans les rues ensablées,

les artisans, menuisiers, ferronniers,

ont démarré leur activité,

les salutations vont bon train,

les rires s’échappent des échoppes…

Plus loin,

les petits talibés marchent, pieds nus,

faisant l’aumône,

avec leur grosse boîte

de conserve de tomate rouillée,

à la recherche de quelques pièces de monnaie,

de pierres de sucre, de bonbons…

 

Plus tard, sur le grand boulevard,

l’urbanisation est en plein essor ;

de nombreuses constructions

s’élèvent dans le ciel de Dakar

et les bars restaurants foisonnent.

 

Les marchands de fruits bordent l’avenue,

offrant de jolies couleurs d’agrumes

sur leurs étals,

et les pépinières s’égayent

de leurs fleurs multicolores.

 

A Patte d’oie,

(l’intersection de deux directions)

à la sortie de Dakar,

une dizaine de zébus sont allongés

et regardent fièrement

l’agitation de la ville.

 

Les bouchons de la circulation

nous amènent à nouveau

aux sollicitations des marchands ambulants : écouteurs, tapis de prière, robots

 

Les grands bus, 4x4, motos,

scooters, charrettes

s’entrecroisent dangereusement

alors que des groupes femmes

portant des bassines sur la tête

traversent pour se perdre

dans les dédales du marché du jour.

 

Quelques kilomètres plus loin,

après le péage,

l’autoroute est bordée d’arcadiers

(noix de cajou) ;

puis, des lotissements sortent de terre

à l’approche du futur aéroport de Diamniadio

où nous faisons une halte

pour saluer la famille de Nabou.

 

Les enfants sont à l’école

mais Aminata, Khady,

Madeleine et Assane

nous accueillent chaleureusement,

comme à leur habitude,

et nous prenons rendez vous

pour un déjeuner sur notre retour.

 

Nous repartons vers des paysages désertiques,

asséchés depuis la saison des pluies,

laissant progressivement place

aux champs de manguiers, d’acacias…

 

Quelques villages se suivent

puis, petit à petit,

les baobabs s’étalent, imposants,

à perte de vue.

 

Un arrêt traditionnel à Put pour nos fruits du séjour : oranges, clémentines, melons, mangues...

 

Après Thiès,

la brousse se dessine progressivement,

nous sommes toujours sur la nationale,

chahutés par une centaine de ralentisseurs

qui jalonnent notre parcours.

 

Les chèvres, les ânes et zébus gambadent

de chaque côté du bitume,

la terre est bien sèche

depuis notre dernier passage.

 

Plus loin,

quelques hommes s’inclinent pour la prière;

c’est le dernier village

avant la petite ville de Dangalma

où nous déposons notre chauffeur

qui continue en bus vers sa région

pour une fête familiale.

 

Nous atteignons,

quelques kilomètres plus tard,

le croisement avec la piste

qui nous invite vers le village de Baback.

 

Les enfants croisés sous les baobabs

nous saluent joyeusement,

sur les derniers kilomètres.

 

Nous longeons la zone maraîchère de Baback, encore bien verte de ses arrosages.

 

Nous voilà...

dans la cour de chez Adiouma,

notre responsable local;

il est absent,

parti à Thiès pour l’achat d’un roulement

pour la pileuse de mil,

en panne depuis 2 jours.

 

Les rituels de salutation

auprès de la maman, ses femmes,

ses enfants…

nous permettent de faire connaissance

avec Thiap,

sa petite dernière,

et de mesurer l’accroissement

du nombre d’enfants de 0 à 12 ans…

 

Les plus grands nous aident

à débarrasser le véhicule des bagages ;

puis, nous installons notre campement.

 

Un comité d’accueil

d’une dizaine de femmes du village

vient nous souhaiter la bienvenue

et souligne leur reconnaissance.

 

Adiouma arrive plus tard,

content de nous retrouver

pour partager avec son frère Moussa

et son neveu Abdoulaye,

autour d’un bon poulet yassa.

 

Plus tard,

nous nous glissons sous nos moustiquaires

dans la fraîcheur ambiante de la nuit.

Fatigués par la route

et bercés par la musique d’un mariage voisin.

 

Nous plongeons, tous les trois,

sous le beau ciel étoilé

d’une nuit de pleine lune,

dans un sommeil profond.

 

Vendredi 29 avril 2016

Une nuit sous les étoiles

de ce ciel clair, en brousse,

est toujours un moment magique…

 

Nous nous réveillons à 5h00,

au champ du coq,

l’heure où les femmes se lèvent

pour piller le petit déjeuner,

la pilleuse étant passagèrement en panne.

 

Puis le muzzin invite à la prière

dès 6h15, deux fois de rang… 

et s’enchaînent les bruits animaliers,

le hennissement de l’âne,

le bêlement des moutons,

le caquettement des poules….

 

Les pleurs des bébés,

les voix des enfants qui s’éveillent….

 

Après un bon petit déjeuner,

nous optons pour nous rendre à Bambey,

à 15 kms de là,

au poste de santé,

pour y adresser

une jeune fille de la famille d’Adiouma

pour une consultation médicale d’urgence.

 

La file d’attente est longue

et nous déconcerte

au vu de nos prévisions d’activités.

 

Assistés du Président

du Comité de Santé des lieux

que nous avions rencontré

lors d’un précédent séjour,

nous arrivons assez vite à la consultation.

 

Une jeune médecin nous accueille

et affiche très vite une orientation

sur une consultation de spécialités à Dakar.

 

  Le soleil tape déjà très fort…

nous rentrons donc à notre campement

pour y déjeuner.

 

Une discussion s’engage

avec Adiouma notre responsable local

et le directeur de l’école primaire,

Adiouma Gueye,

sur les projets en cours sur Baback.

 

Jusqu’à 16h00,

nous recherchons la fraîcheur

à l’ombre de la case d’hébergement

pour se protéger

de la chaleur éttouffante,

37° à l’ombre.

 

A 17h00,

nous repartons en voiture,

vers Gatte, le village voisin,

pour retrouver Mathy l’infirmière

que nous avions rencontrée

à notre dernier séjour. 

 

Très heureuse de nos retrouvailles,

nous laissons à Mathy du matériel médical :

ciseaux, pinces cochères, pinces mousse…

et quelques pansements spécifiques

d’usage infirmier.

 

Nous filons ensuite,

à travers la piste,

vers le poste de santé de Dangalma,

pour offrir la même chose

à Bour, l’infirmier chef,

qui nous fait visiter les lieux.

 

Nous sommes attristés

devant tant de précarité

pour une ville de 19 000 habitants,

 

La case de santé de Baback est royale

à côté de ce poste de santé défaillant:

vieux lits, matelas mousse cuits par la chaleur, vétusté des pièces,

manque d’hygiène….

Une désolation…

 

Nous repartons, amers,

devant tant d’injustice

et pourtant,

nous ne pouvons qu'encourager

la volonté et la persévérance

du personnel de santé.

 

La soirée se termine à notre campement,

autour d’un plat local.

 

Samedi 30 avril 2016

Un réveil matinal douloureux

pour Gwenaëlle …

séquelles de la soirée grillades

de poisson chez Ehlage…

 

Une arrête de poisson

qui s'était piquée

à la base de la langue

a entraîné après 4 jours

une grosse atteinte infectieuse buccale

avec oedèmes des machoîres et du cou…

 

Heureusement que nous avons le véhicule

qui nous permet de partir

sur le centre de santé de Bambey à 15 kms…

 

Nous y retrouvons la jeune médecin,

rencontrée la veille,

qui n’hésite pas à un traitement

par anti-inflammatoires et antibiotiques.

 

La journée se résumera au lit

jusqu’au lendemain,

fatiguée par la chaleur qui monte

(45° à l’ombre- 35° dans la case)

et la fièvre...

 

Patrice s'occupe à réparer la pilleuse

avec Adiouma et son frère Moussa

et prend les mesures des toilettes

en cours de construction 

à la case d'hébergement

et des aménagements futurs intérieurs.

 

A 17h00,

Jocelyne et Patrice partent

à la Case Des Tout Petits

pour un rendez vous avec Bilal Fall,

Chef de Cabinet de More NGom,

Maire de Dangalma ;

une rencontre pour évoquer le partenariat

autour de la construction de 10 latrines

à l’école primaire de Baback.

 

Dimanche 1er mai

Nous partons travailler

sur les statistiques

pédagogiques (Jocelyne)

et sanitaires (Gwenaëlle).

 

Nous récupérons le maximum d’infos

pour analyser la progression

dans ces deux dimensions…

 

Journées riches en informations

afin de faire des prévisions

sur les années futures.

 

L’après midi,

nous restons à la case d’hébergement…

encore de grosses chaleurs en journée…

et des nuits de moins en moins fraîches…

 

L’état de santé de Gwenaëlle

s’améliore peu à peu…

mais difficile de manger normalement …

 

En soirée,

Jocelyne donne un cours efficace

d'apprentissage de lecture à Zale...

qui s'entraîne à lire

tout ce qu'il trouve...

 

Puis, Une bonne nuit réparatrice

et bénéfique

pour tout le monde s'en suit...

 

Lundi 2 mai 2016

Aujourd'hui,

journée de rendez vous administratifs

sur la région,

avec Adiouma Diouf, Responsable local Baoback

et Adiouma Gueye, Directeur de l'école:

Rencontre avec More Dao Gueye,

Responsable Régional

des Cases des Tout Petits,

à Diourbel à 35 kms de là...

 

Le statut de Modou

pour passer Agent de l'Etat

est à nouveau évoqué,

ainsi que l'agrandissement

de la Case des Tout Petits de Baback.

 

Nous retrouvons avec plaisir More Dao

et échangeons longuement

sur le système éducatif ...

 

Puis, nous rencontrons,

pour la première fois,

Bassirou Tine ,

Inspecteur de l'Education Nationale

et de la Formation de Bambey,

et son adjoint;

nous présentons l'Association,

sollicitons un Directeur Agent de l'Etat

pour la Case des Tout petits

et l'informons

sur le projet des latrines à l'école.

 

Aux deux interlocuteurs,

nous demandons

des attestations de partenariat.

 

Entre les deux rendez vous,

nous déjeunons

dans un des restos de Diourbel...

 

A première vue, personne en terrasse...

on nous indique l'intérieur...

Pour le décor,

Ambiance "Coup de Torchon"...

des grands ventilos

s'activent au plafond

dans une grande salle,

éclairée d'un néon rose..

où sont proprement disposées

quelques tables.

Des claustras séparent

deux trois espaces de repas...

La chaleur extérieure contraste

avec cette fraîcheur du lieu...

le repas est sobre mais bon...

Les serveuses,

habillées à l'européenne,

assurent le service,

en toute tranquillité...

Retour à 17h00

à la case d'hébergement...

 

Mardi 3 mai 2016

Départ de Baback ce matin

pour retrouver la famille à Diamniadio.

 

Super accueil,

Super Famille,

Super poulet yassa

avec jus de Bissap maison…

 

Joli moment,

comme on les aime,

autour des grands et petits

dans la tranquillité

de l’intimité familiale.

 

Puis nous passons à Pikine

pour livraisons de produits artisanaux

et chez Coumba au Marché Artisanal…

 

Arrivée sur l’île vers 18h…

Spaghettis presque bolognaises au menu…

un régal…

et une bonne nuit à Sunu Keur.

 

Mercredi 4 mai

Journée de consultations à l'hopital de Dakar

pour Mane et Gwenaëlle…

pendant que Jocelyne et Patrice

restent sur l’île.

 

Nous retrouvons Zale

à l’embarcadère

et filons vers l’hôpital de Fahn

pour une première consultation neuro.

Nous attendons, une heure,

dans une grande salle d’attente

avec une quarantaine de consultants.

 

Toujours des scènes intéressantes

à observer…

 

Beaucoup de mamans

accompagnent leurs enfants

atteints de pathologies neurologiques.

 

Notre attention se porte

sur 5 d’entre eux,

âgés entre 1 et 5 ans ;

aucun ne tient debout

et leurs comportements

laissent deviner des défaillances,

sans doute liées au manque d’oxygène

à la naissance, souffrance fœtale…

 

Une petite fille,

d’environ 2 ans,

essaie de se tenir debout

entre les jambes de sa maman,

mais son autonomie est inexistante.

 

Une autre maman

me donne carrément son bébé

sur mes genoux ;

âgé de 18 mois,

il ne tient pas sa tête ni son corps…

 

Ils sont tous beaux comme des cœurs, malheureusement,

leur handicap psychomoteur

ne leur permettra jamais de marcher.

 

Les mamans sont aimantes et protectrices.

 

Quand je leur demande

s’il existe des centres d’accueil

pour leurs enfants,

elles me disent que non

et qu’il est très difficile

de suivre la progression à la maison.

 

Sentiment d’une Profonde Injustice….

 

Plus tard,

deux accueils d’urgence

sont prioritaires.

Les deux femmes, très fatiguées,  

sont accompagnées

et soutenues par leurs proches...

 

Une autre dame arrive,

poussée par un agent de santé,

sur un fauteuil roulant, sans pneu…

 

Puis, nous entrons en consultation:

une femme médecin nous reçoit

avec une infirmière et une élève.

L’examen clinique est approfondi,

la synthèse de l’observation

signe de réelles compétences

et nous renvoie

vers une consultation

de médecine interne.

 

En sortant,

nous apprenons que cette consultation

se dispense sur un autre hôpital.

 

Nous repartons

vers l’Hôpital Aristide Le Dantec,

le plus grand du Sénégal…

par contre,

l’heure des consultations

y est terminée …

 

Heureusement que Zale

nous met en contact avec sa cousine, pharmacienne sur cet Hôpital,

qui nous ouvre les portes

des deux prochaines consultations.

 

A l’accueil de l’hôpital,

une infirmière procède,

entre plusieurs consultants,

à une éducation thérapeutique

chez un patient diabétique sortant.

 

Dans un brouhaha de passages,

de demandes,

d’interpellations en tout genre,

elle tente de se concentrer

à l'enseignement

de la technique de préparation

d’une seringue d’insuline…

conditions d’hygiène difficiles… 

 

Puis, nous sommes renvoyés

à l‘attente du service

de médecine interne ;

un long couloir aéré

où attendent une dizaines de patients…

 

Les locaux sont vétustes,

la peinture écaillées des murs…

un vieux bureau sans pieds

sert de table d’appoint…

 

Une femme sort de la consultation

en expliquant qu’elle ne peut payer

les médicaments de son ordonnance ;

tout le monde sort quelques pièces

pour la satisfaire…

une jolie solidarité spontanée!…

 

Nous attendons là un bon moment…

puis l’infirmière nous appelle.

 

Encore un médecin femme,

accompagnée d’une étudiante infirmière

portant le voile

et le tablier par-dessus sa blouse,

comme il y a 50 ans chez nous !!! 

 

La rencontre fait, à nouveau,

preuve d’expertise

et nous indique

des prescriptions de bilan sanguin

et de consultation rhumato pour Mane,

dans les jours à venir.

 

Je suis agréablement surprise

de la qualité des prestations médicales

malgré la précarité des lieux

et des moyens matériels.

 

Dernière consultation du jour:

stomato pour Gwenaëlle ;

nous rentrons

dans un espace très aseptisé…

 

Ici, les règles d'hygiène

sont de rigueur…

çà se sent…

d'ailleurs,

çà sent bon le dentiste…

c’est très rassurant…

 

Je rentre en salle…

4 médecins observent ma bouche

sous un scialytique

(lumière articulée)

un peu palôt…

 

Le plus impliqué

commence à m'explorer l'état buccal

et envisage une prise en charge dentaire.

 

La bouche ouverte sur son miroir,

je tente de lui dire

que je ne viens pas pour çà…

 

Finalement, j’arrive à me dégager

pour lui expliquer mon histoire d’arête

qui ne semble pas se rétablir très vite…

 

Heureusement,

une grande chef, stomato,

tant par la taille

que par ses discussions dans le couloir

qui la présentait

comme une grande universitaire,

semble s’intéresser à la situation.

 

Elle fait elle-même les prescriptions

et me reconvoque dans 2 jours...

 

Il est plus de 15h...

nous mangeons tous les trois

un bon «Chawarma-frites»

en ville,

avant de nous engager

vers Médical-Partner,

notre fournisseur de matériels médicaux,

pour assurer les commandes de Gore,

notre agent de santé :

un pèse personne,

des bandelettes urinaires,

des bandelettes à dextro

pour détecter le diabète.

 

Suite à un devis,

Gwenaëlle se décide

à acheter une table d’accouchement neuve

pour Baback,

vu l’état de celle en place

qui risque à tout moment

de se plier en deux.

 

La livraison est organisée

avec l’interlocuteur du container

arrivé sur Dakar

et normalement livré sur Baback sous 48h.

 

Mane et Gwenaëlle

retrouvent Jocelyne et Patrice sur l’île…

un bon petit repas

préparé par Jocelyne

nous régale tous les 4…

 

L’activité de la journée

nous a rapidement plongés

dans le sommeil d’une nuit

confortable et douillette

dans la maison de Sunu Keur…

 

Jeudi 5 mai 2016

C’est l’Ascension….

Un jour férié aussi au Sénégal !!!

instauré par

le premier Président de la République,

Léopold Sédar Senghor,

en 1960…

 

Donc journée calme pour nous,

à goûter  la douceur de l’île…

 

Ici le vent frais persiste

et se renforce,

l’hiver n’est pas fini

pour les locaux…

 

Premier bain pour Jocelyne

avec une sensation bien agréable…

 

Mane dort beaucoup,

elle se repose de son rythme scolaire

qui la sort du lit de bonne heure,

et des longs trajets aller retour,

à pieds sous le soleil…

 

Achats de quelques bijoux

avec Mme Bisou

en prévisions des ventes à venir...

 

Ce soir, au menu,

Salade de pommes de terres,

thon, oeufs...

puis un coucher

de bonne heure

pour un départ sur Dakar, vers 8h00...

 

Vendredi 6 mai 2016

2ème journée

de consultations hospitalières

avec Mane.

Tout est compliqué…

d’autant qu’il faut faire la queue

pour un ticket,

pour ensuite, faire un bilan sanguin,

puis récupérer certains des résultats

avant la première consultation de Mane.

 

Jocelyne prend en main

les différentes étapes,

pendant que Gwenaëlle

retourne en stomato

car l’infection est toujours en cours.

 

Là, je bénéficie de soins en direct…

une piqûre d’anesthésie locale…

sans effet…

tentative d’intervention…

une deuxième anesthésie locale…

toujours sans effet…

 

xylocaïne ou pas xylocaïne?

Xylocaïne périmée??

en tout cas,

aucun effet anesthésiant !

 

Finalement une intervention à vif,

avec grattage de gencive

sur la zone infectée…

 

pas une partie de plaisir…

 

puis renforcement du traitement

par anti infectieux et antalgiques.

 

Nous sortons de l’hôpital vers 14h30

pour déjeuner Place de l’Indépendance

dans une brasserie plutôt contemporaine;

nous sommes dans le quartier européen

des ambassades et des affaires.

 

Nous filons chez More NGom

qui ne peut nous recevoir,

et chez Madame T. Diouf,

Directrice nationale

des Cases des Tout Petits,

sans succès

car elle est en congé maternité.

 

Nous regagnons l’île...

ce soir il fait bien frais

au point de manger en intérieur.

 

Notre journée nous a bien fatigués,

nous nous couchons de bonne heure…

 

le container est bien arrivé à Baback, réception par Adiouma.

 

Samedi 7 mai 2016

Retour sur Baback le matin.

 

La circulation est dense

car c’est le week end

et les travailleurs rentrent chez eux...

 

 Nous mettons plus de 3 heures

à atteindre le village…

 

Après le repas,

Adiouma Gueye, Hibou,

Moussa et Patrice

amènent la nouvelle table d’accouchement

avec le cheval et sa charette

à la case de santé

et l’installe.

 

Gore est très heureux

du nouveau matériel

et souhaite conserver l’ancienne

car il arrive, parfois,

qu’il y ait 2 accouchements en cours.

 

Jocelyne et Gwenaëlle

rangent et regroupent

les bagages du container,

préparent des kits naissance

pour les prochains 6 mois

et trient les affaires

à exposer au marché du lendemain.

 

Pendant ce temps,

Adiouma a fait le tour du village,

à pied,

pour annoncer le marché.

 

Nous dînons autour d’un bon poulet yassa, pommes de terre

avec Adiouma, Adiouma Gueye et Moussa.

 

La soirée est douce

et le petit vent nous berce sous nos moustiquaires,dans un rapide sommeil.

 

Dimanche 8 mai 2016

7h30,

nous voilà debout en vu du marché.

 

Moussa se charge

des bagages sur la charette.

 

Dans la cour de la case des touts petits,

des nattes sont installées au sol;

on y déverse des vêtements,

des cartables,

les tongs achetées à Dakar.

 

A 10h00,

les portes s’ouvrent;

les femmes se précipitent,

comme d’habitude,

vers les articles.

 

A 11h30 ,

tout est vendu…

 

Apparemment,

les cartables et chaussures

intéressaient les familles.

 

Le marché a remporté 90000 FCFA;

encore une satisfaction

puisque les villageois étaient au rendez vous.

 

Nous rentrons, tranquillement,

à la case d’hébergement.

 

Lundi 9 mai2016

Comme prévu,

nous quittons le village de Baback 

vers 10h30,

après avoir salué toute la famille.

 

Jocelyne nous rappelle

l’existence du village artisanal de Ndem

à 25 kms de là, après Bambey.

 

Nous en prenons la direction

sur une nouvelle piste

après quelques kms de nationale

pour rentrer à nouveau dans la brousse.

 

Nous devinons l’arrivée à ce village

par quelques structures

en parpaings peints en blanc

avec de jolis volets bleus.

 

L’accueil y est spontané.

 

Ndem est un petit village

situé à 120 km à l'Est de Dakar.

 

Cette région du Sahel

souffre d’une désertification graduelle

qui contraint la population

à un exode rural vers Dakar.

 

Mais depuis plus de 30 ans,

des villageois de Ndem

et 15 autres villages

mettent tout en œuvre

pour améliorer

les conditions de vie des populations,

en créant l’ONG des villageois de Ndem

pour piloter leur développement.

 

Le centre artisanal Maam Samba

est au cœur de Ndem.

Ses locaux furent construits,

petit à petit,

au fil des ans et des rencontres ponctuelles avec des amis partenaires.

 Le Centre des Arts et Métiers

Maam Samba de Ndem

regroupe différents ateliers artisanaux : textile (confection, accessoires et ameublement), teinture (chimique et naturelle),

tissage, broderie,

filature manuelle de coton biologique,

cuir, bois, métal, poterie, vannerie, calebasse, bijoux...

 

A lui seul,

le centre offre du travail

à plus de 360 personnes

(hommes et femmes également répartis)

de Ndem et des villages environnants

à plein temps ou temps partiel

selon les commandes.  

 

Le projet d’artisanat se veut avant tout

un projet social,

respectant les principes du commerce équitable (labelisé WFTO – World Fair Trade Organisation),

qui permet aux populations de vivre décemment dans le respect de leur environnement :

  • rémunération équitable des artisans
  •  
  • emplois durables et respect de bonnes conditions de travail
  •  
  • préservation de l’environnement
  • (teintures naturelles, expérience de culture de coton biologique et de filature, récupération du métal, etc.)
  •  

Les produits Maam Samba

sont issus

des savoirs faire traditionnels africains

mis à la sauce internationale.

 

La ligne est depuis toujours

caractérisée par des échanges interculturels avec l’intervention ponctuelle

de partenaires stylistes.

 

  • 1er prix de l’Artisanat
  • du Président de la République du Sénégal en mai 2000.
  •  
  • 1er  prix  du  Faso  
  • et  la  mention  spéciale  de  l’UNESCO  au  Salon  International  
  • de  l’Artisanat  à  Ouagadougou (SIAO) en novembre 1996

 

L’occasion nous est donnée

de finaliser nos achats

de produits d'artisanat

après une visite très interessante des lieux.

 

Puis nous repartons sur Dakar ;

au passage,

nous attrapons une livraison de colliers

auprès de Bathor.

 

Et nous obtenons pour 17h00

une audience avec Monsieur More NGom,

Maire de Dangalma

et Conseiller Personnel

du Président de la République

qui nous reçoit

pendant une heure

pour évoquer les projets sur Baback

notamment le bloc sanitaire

de l'école primaire.

 

Nous retrouvons notre île à 19h,

autour d’une assiette de gambas

ou de brochettes de lotte.

 

Fatigués et bien calés sous nos draps,

le sommeil ne sera pas long à venir…

après une journée encore bien active…

 

 

Mardi 10 mai 2016

Nous remontons de notre petit déjeuner,

bord de mer, avec Patrice,

et retrouvons Elhage sur la terrasse.

 

Il nous annonce le décès

d’une des sœurs d’Adiouma,

notre responsable local.

 

Après rappel de ce dernier,

il s’agit de Seynabou,

sa jeune sœur de 19 ans,

décédée la nuit, dans son sommeil.

 

Nous sommes, tous trois,

très attristés

par cette nouvelle foudroyante.

 

Nous connaissons Seynabou depuis 2010;

les premières années,

elle était très proche de nous,

venant nous rendre visite chaque jour,

nous aidant

à l’opération mouchage de nez en 2012…

 

Puis elle a eu

des problèmes de santé neurologiques;

l’association a contribué,

il y a 3 ans,

à des frais d’examens radiologiques.

 

Nous l’avons ensuite retrouvé,

ralentie, communiquant peu

ou avec difficultés…

elle semblait toujours heureuse

de nous retrouver

mais la compréhension mutuelle

s’était altérée.

 

Nous avons une pensée pour elle

et n’oublierons jamais ces moments partagés…

 

Nous échangeons avec Alassane

sur cette disparition précoce,

lui qui a toujours veillé sur Seynabou.

 

Puis nous repartons à nos activités,

le cœur lourd de peine…

 

Nous filons chez Zale

pour faire nos valises

avec tous ces articles achetés…

 

A 13h00,

nous mangeons chez Katia,

une de ces gargottes locales

où le thiéboudienne et le yassa

sont à l’honneur quotidiennement…

le repas nous ravigote…

 

14h00: nous filons à l’Hôpital

récupérer les derniers résultats de Mane:

tous rassurants, pas d’anomalie.

 

A 15h00,

Coumba nous retrouve au marché artisanal :

fin de livraison des articles artisanaux

et adieux toujours aussi touchants.

 

17h00,

Rendez vous avec Moustapha FATY,

de la Société Générale

pour le point sur le prêt de la voiture

pendant tout le séjour.

 

Çà vaut bien un apéro

à l’Hôtel Ibis du Centre ville,

dans un petit salon extérieur

loin des brouhahas de la ville.

 

La grande piscine

nous donne l’envie d’y plonger,

mais ce n’est pas l’heure pour nous…

 

Un moment sympathique

où l’on trinque avec Jocelyne

à son anniversaire,

pour la deuxième année consécutive

au Sénégal.

 

18h00,

nous retrouvons Kya LOUM,

notre amie chanteuse,

à l’Institut Français de Dakar

où elle nous offre un concert

de sa voix envoûtante…

 

A l'aube de sa vie d'artiste, Rokhaya Loum alias Kya a traçé des sillons de sa carrière, avec toute la conviction de la jeunesse: créer son propre style musical, "à la fois africain et universel" et faire le tour du monde.

 

Sur un air de blues, teinté de rock, de soul ou de jazz, avec sa voix puissante (elle atteint 5 octaves et son timbre est unique), suave, vibrante, elle évoque certains grands noms de la musique au féminin.

 

Lorsqu'elle s'adresse à vous avec sa voix d'ange, impossible de mesurer le feu qui crépite en elle.

 

Rokhaya Loum inspire le respect, elle a le talent pour écrire ses textes en trois langues (français, anglais et wolof) et pour composer ses musiques.

 

Après ce concert de 2 heures au restaurant Le Bideew, nous étions plusieurs, admiratifs, de cette jeune femme.

 

Quelle voix, quel talent et quelle simplicité !

 

Une future grande dame

disaient certains dans la salle...

 

Merci, merci Kya.

 

Super soirée

où nous dînons gastronomique…

 

Nous y retrouvons Alassane

qui nous explique aller

le lendemain sur Baback

pour saluer la famille de Seynabou.

Nous optons pour nous y joindre

à condition d’arriver tôt

pour notre départ à l’aéroport

le soir même.

 

Retour sur l’île à 22h00…

pas le temps de profiter

de sa douceur et de la mer.

 

Mercredi 11 mai 2016

Comme convenu,

lever à 7h00

pour quitter Dakar vers 9h30

avec Alassane, son papa (Papa Samb),

nos amis, Ehlage et Zale

et Moussa ,un des frères d’Alassane.

 

Le Jumper 17 places roule au plus vite

avec son chauffeur Babacar,

que nous retrouvons pour la circonstance…

 

Nous garons le véhicule,

à l’ombre,

à l’extérieur de la cour familiale.

 

Adiouma et son frère Moussa

viennent vers nous

et les salutations commencent.

 

Nous devions être là,

pour représenter Baoback,

mais aussi à titre personnel

depuis ces longues années tissées d’amitié…

 

Il n’y a rien à dire

que de sentir profondemment

la douleur des membres de la famille…

 

Nous nous avançons

dans l’espace extérieur

de la case d’hébergement ;

 

les chaises sont disposées en cercle

et les hommes

dont le papa de Seynabou,

ses frères et les neveus

attendent le passage des visiteurs.

 

Nous prenons place,

un peu en retrait

et les échanges commencent.

 

Chacun rend hommage à Seynabou,

à Alassane, à Adiouma et à l’Association.

 

Les paroles sérères

nous sont traduites

en français par Papa Samb.

 

Un moment très solennel

de rituels de deuil.

 

Gwenaëlle adresse également un message

de la part de l’Association.

 

 

Puis nous allons dans la chambre

de la maman de Seynabou, Fatou,

où elle vit avec tous ses enfants.

 

Elle est assise sur son lit,

entourée de deux sœurs,

sur le lit voisin,

sa maman et quelques petits,

par terre, Amhy son aînée ..

puis plus loin Mane et Diouma…

 

Les visages sont tristes,

démunis, éteints

par la peine et la fatigue…

 

Même les tous petits

respectent ce silence

et semblent ressentir

qu'il se passe quelque chose...

 

Nous sommes touchés

par la souffrance de cette maman,

de ses sœurs que nous connaissons si bien…

 

il n’y a pas de mot…

 

mais nous communiquons par gestes

en faisant comprendre

que nous partageons ce chagrin…

 

Les réactions fusent

de « Merci »... « Dieureudieuf »…

 

Beaucoup d’émotions

lors cette rencontre…

 

C’est la première fois

que nous découvrons cette tristesse

sur ces visages familiers,

qui d’habitude,

ne sont que sourires et gratitude…

 

Puis nous repartons

sur la route du retour vers Dakar…

 

Le temps d’un sandwich à la Brioche Dorée,

l’achat d’une grande valise

et d'une douche rapide chez Zale.

 

Itinéraire « Resto La Calebasse »

avant l’aéroport

pour un plat à la carte

savouré avec délectation,

malgré notre amertume.

 

Lors du dîner,

Patrice questionne Zale,(notre chauffeur,agent de sécurité,interprète...)

qui nous a tenu compagnie

quasiment tous les jours de l'expédition:

 

Qu'elle est la journée

qui te laisse le moins bon souvenir

et celle qui te laisse

le meilleur souvenir ?

 

Spontanément Zale répond:

la plus mauvaise,

c'est aujourd'hui,

avec le décès de Seynabou...

C'est une journée très triste...

 

La meilleure

c'est quand Jocelyne m'a appris à lire...

parce que je sais maintenant

que c'est possible...(Zale à 41 ans...)

 

Une belle récompense touchante

pour Jocelyne

et nous deux...

 

A 23h00,

Zale nous dépose avec tous nos bagos à l'aéroport LSS.

Nous sommes tristes de nous quitter...

Des larmes transparentes coulent

sur les peaux noire et blanches...

 

Enregistrement des bagages,

attente salon VIP

et envol vers 2h00…

 

Nuit agitée,

entrecoupée de bonnes phases de sommeil…

avant de retrouver le ciel gris

de notre chère région nantaise….

 

 

 

 

FIN

 

 

 

 

 

 

 

 



Les réactions

Avatar Amélie D

Profitez bien ! & Oeuvrez bien !
Fraîches pensées ... :)

Le 27-04-2016 à 15:24:02

Avatar Annie G

Que de belles images , de belles couleurs et de bons amis retrouvés par ce carnet de route.
Bon séjour et gros bisous

Le 27-04-2016 à 18:57:18

Avatar marijo A

Un vrai régal de lecture!
Quel bonheur de retrouver à travers ce récit les amis de Dakar
Bien le bonjour à tous
gros bisous et bon séjour

Le 27-04-2016 à 20:19:53

Avatar Marie anne G

Super de vous suivre durant ce séjour
transmettez le bonjour à tous
Bon séjour bises

Le 27-04-2016 à 21:08:14

Avatar christelle

Joli compte-rendu presque en live qui nous remémore de bien bons souvenirs colorés et ensoleillés...Encore de belles découvertes en perspective et le séjour ne fait que commencer !
Gros bisous à tout le monde!

Le 27-04-2016 à 22:31:12

Avatar gwenaelle audoire

Merci de vos commentaires sympathiques.... Pensons bien à vous tous....Demain départ pur Baback et espérons vous dérouler la suite des évènements via internet... Inch Allah !!!

Affectueuses pensées sénégalaises et Bises à vous tous....

Le 28-04-2016 à 02:03:23

Avatar Soizick

Très sympa ce petit récit journalier qui nous fait rêver, nous renvoie les couleurs, les odeurs,  les saveurs, la Vie  de l'Afrique et nous fait nous souvenir des bons moments passer ensemble;
Bon rétablissement à Guéna et bon séjour à Baback.transmetter le bonjour à tous.
Je serais heureuse que vous rameniez aussi de l'hibiscus et du baobab .
Je chante avec ma Chorale Africaine ce weekend et penserais bien à vous
bises à tous

Le 02-05-2016 à 23:04:20

Avatar Amélie Diagne

Émouvante fin de voyage....
Hâte de voir vos dernières trouvailles !

Le 15-05-2016 à 12:20:50

Avatar SONIA RENAUDINEAU

Merci de nous faire partager ces moments vécus, joyeux ou douloureux, mais tellement vivants, portraits d'une Afrique si attachante....Et je ne peux qu'être admirative de votre total engagement.....

Le 11-07-2016 à 21:08:22

Avatar Jean-François Ramée

Merci à tous les deux.Superbe texte qui rappelle beaucoup de souvenirs.
Comment allez vous?
Je vous appelle ce WE.

Le 20-10-2016 à 21:11:31

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