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Oct- Nov 2015: RETOUR EXPÉDITION SOIGNANTE

 

 

Une nouvelle expédition BAOBACK ,

vers le village de Baback,

s’est déroulée sur octobre–novembre 2015

 

 

C’est la fin de l’hivernage...

La brousse est, à nouveau, tapissée de verdure,

après les pluies abondantes de l'été,

réjouissant le bétail de ces gras herbages,

pour plusieurs mois à suivre ...

 

 

 

Les baobabs suspendent, avec élégance,

leurs pains de singes, fruits aux mille vertus,

 

 

 

 

 

 

 l'heure des récoltes a sonné... 

 

Le mil et le sorgho coupés et stockés

alimenteront l'année en cours,

 

 

 

 

L'hibiscus en fleurs

sera bientôt récolté et séché

pour offrir le bissap,

si précieux pour le jus ou l'alimentaire,

 

 

Les tas d'arachide s'amoncellent

sur les champs asséchés,

avant d'être retournés au rateau

pour séparer les gousses des feuillages,

 

 

 

 

les femmes finalisent la séparation

en les exposant au vent,

 dans de larges bassines.

Ainsi, les gousses d'arachides

seront séchées,

puis décortiquées et, parfois, grillées

pour donner la cacahuète

ou l'huile, à consommer.

 

 

 

A cette période de l'année,

les villageois sont, tous, très occupés

par les travaux des champs

et l'ensemble de ces récoltes;

les hommes partent tôt le matin,

les femmes suivent plus tard...

 

 

Seuls, les plus âgés

gardent les habitations

et surveillent les petits

regroupés dans l'espace central

autour d'un jeu de fortune...

 

Les températures restent, encore,

très chaudes à cette saison,

et le plein soleil du midi

oblige, encore, à s'en préserver.

 

Pour autant,

notre deuxième expédition,

(du 8 au 12 novembre) 

sera marquée d’un temps plus clément,

un ciel plus voilé

et quelques degrés en moins à l’aube.

 

Ici, la population est très satisfaite

de ces pluies conséquentes

tombées depuis juillet

jusqu’à mi  octobre, 

signes de survie et de moyens

pour l'année à venir, 

favorisés par de meilleures récoltes

d’arachide, de niébé, de mil,

de bissap et de sorgho.

 

La tenue maraîchère, elle aussi,

est bien grasse des plantes potagères;

 

 

tomates, poivrons,

oignons, s’affichent fièrement

sous l’œil rieur des récoltants.

 

 

 

Notre séjour à Baback

s'est déroulé en deux temps,

deux expéditions,

  de 7 personnes, en tout,

 

dont 4 soignantes,

aide soignantes / infirmières

(Annie, Magalie, Marie Anne, et Gwenaëlle),

 

Une représentante de Talents et Partage,

(Pascale)

Association de la Société Générale

qui nous soutient dans nos projets,

 

deux techniciens,

intendants,

photographe et géomètre,

(Florian et Patrice),

 

Tous membres adhérents

et bénévoles actifs

au sein de l'association BAOBACK

depuis sa création.

 

L’objectif de ces expéditions :

 

Apporter une aide matérielle suffisante

en dispositifs médicaux,

 

Prolonger l’action des «  kits naissance »

et le rôle éducatif sur les bases de l’hygiène

auprès des mamans,

 

Encadrer les règles d’hygiène avec la population

et coopérer avec l’agent de santé,

 

Contribuer aux pansements

et soins nécessaires à la prévention santé,

 

Développer le partenariat

avec les cases de santé et dispensaires

de la commune.

 

 

 

 

 

1ère Expédition :

 

31 octobre / 5 novembre

 

Comme d’habitude,

le départ vers Baback est programmé 

tôt le matin, avec le minibus,

et notre ami Zale, chauffeur émérite;

 

 

mais avant de quitter le village de N’gor,

où nous sommes basés depuis notre arrivée,

les rituels de ravitaillement s’imposent,

anticipant les besoins 

pour Baback et nous mêmes:

- passage à la quincaillerie

pour des balais, éponges,

eau de javel et produits d’entretien,

 

- à la pharmacie

pour les antiseptiques,

quelques tubes de pommades antibactériennes,  

tulle gras, biafine…

 

- à l'alimentation,

pour nos besoins en eau pour 5 jours,

50 litres pour 5,

en plus des réserves probables

à la case d’hébergement.

 

 

Sur la route,

Arrêt à Diamniadio

pour saluer la famille

et programmer un temps de rencontre,

 

puis à Put, pour l’approvisionnement en fruits:

c’est l’époque des oranges,

des pamplemousses et mandarines,

des pastèques ;

pas de mangues en cette saison.

 

le trajet qui nous conduit au village

est bordé de poteaux et fils électriques:

Les travaux d'électrification

ont démarré...

 

 

Sur cette première expédition,

Annie, Marie Anne, et Gwenaëlle

interviennent sur les 5 jours,

en tant que soignantes,

au niveau de la case de santé.

 

Florian et Patrice

se chargent de l’intendance,

des photos,

d'un état des lieux de l'école primaire,

et d’un bilan de fonctionnement

de la Case des Tout petits.

 

 

Nous arrivons à la case d’hébergement

après avoir retrouvé,

avec plaisir, notre ami Adiouma

et toute sa « petite » famille.

 

 

Nous recherchons l’ombre et la fraîcheur

à l’arrière du bâtiment

pour y déjeuner tranquillement,

 

avant d’installer le couchage et le bivouac.

 

 

Nous apprenons que l’eau

ne vient plus jusqu’aux familles…

un problème de forage  sur Gate,

le village voisin,

contraint les femmes et les enfants

aux pénibles corvées d’eau.

 

Le pompage de l’eau ne se fait

que sur quelques heures de journée,

ce qui explique les centaines de bidons

qui tapissent le sol

autour du seul point d’eau salvateur central.

 

On imagine les conséquences

sur les conditions de vie,

d’hygiène et matérielles.

 

 

 

Femmes et enfants traversent, donc,

de part en part,

les chemins ensablés du village

avec de lourdes bassines, sur la tête,

contenant 30 l d’eau

sous une chaleur écrasante …

 

 

Nous constatons,

également, et cette fois, avec joie,

le développement de l’activité

de la pilleuse de mil,

achetée en octobre par Baoback,  

entretenue par Moussa,

le frère d’Adiouma.

 

La 2 ème pilleuse du village

est en panne,

ce qui amplifie le travail de Moussa.

 

 

 

Le lendemain, c’est dimanche …

nous  nous affairons

à confectionner les kits naissance

pour les jeunes accouchées.

 

 

 

 

Après un déjeuner à l’ombre de case,

nous traversons le village,

pour une première visite

vers la case des tout petits,

puis à la case de santé

où nous sommes, agréablement,

surpris par la propreté des lieux :

une fois par semaine,

2 à 3 femmes des quartiers

viennent y faire, bénévolement,

  2 h d’entretien.

 

Pour la Case des Tout Petits,

il n'y a pas encore d'organisation

de ce côté là,

mais les collectes alimentaires

sont en cours

pour assurer, prochainement,

grâce aux mamans bénévoles,

la cantine pour les enfants,

plusieurs jours / semaine.

 

 

Lundi, c’est le jour du marché à Bambey,

première "grande ville" à 7 kms de Baback. 

Adiouma propose de nous y conduire

et nous sommes séduits à l’idée

de découvrir l’ambiance d’un marché rural,

d’autant que les villageois s’y rendent tous

et que les patients se feront rares

à la case de santé.

 

Nous partons donc,

tous les 5,  vers 8h30,

en charrette conduite par Abdoulaye,

un neveu d’Adiouma, 

pour revenir avant les grandes chaleurs.

 

 

 

Une jolie ballade

à travers les baobabs

et les villages avoisinants.

 

 

 

Les charrettes se suivent, se croisent…

les femmes y siègent nombreuses

avec leurs paniers de denrées

nécessaires pour la semaine …

tout le monde se salue

chaleureusement.

 

 

 

 

 

Arrivés au "garage" de Bambey,

le cheval profite

de quelques heures de repos

avant le retour

 

 

 

 

 

 

et nous partons, à pied,

vers la grande place du marché

qui nous amène vers les rues adjacentes.

 

 

 

chaque zone offre différents produits;

d’abord des outils pour les champs,

puis des tissus,

 

 

enfin des vêtements et l’alimentaire …

 

 

on y trouve de tout comme à Dakar …

 

 

 

 nous retournons sur le village avant le déjeuner.

 

 

 

 

 

Le ciel est un peu voilé,

ce qui facilite le temps du transport.

 

L’après midi,

nous prenons la direction de la case de santé

pour y retrouver Gore,

notre agent de santé

et lui remettre les kits naissance.

 

 

Marie Anne et Annie

se lancent au rangement de la pharmacie

pour la vider

de son lot de médicaments périmés

et la compléter du matériel

que nous y avons acheminé.

 

 

Difficile pour Gore

de faire des pansements sans matériel ...

le lot de compresses

fournies à notre dernier passage

est quasiment épuisé...

 

Puis nous préparons

nos chariots de soins

et faisons l’inventaire

de la pharmacie manquante

à acheter sur Dakar

à notre retour: 

thermomètres, bétadine, vaseline ...

 

dès ce premier jour officiel de soins,

nous effectuons une vingtaine de pansements.

( plaies de teigne, blessures,

abcès, furoncles ...

liés au manque d'hygiène

en lien avec la pénurie d'eau,

parfois à la négligence,

aux travaux des champs,

ou encore à la chaleur ...)

 

Nous sommes surprises

de la gravité de certaines plaies

et orientons,

pour limiter le risque de septicémie,

plusieurs consultants,

vers le dispensaire

et, même, l'hôpital de Bambey,

afin qu'ils puissent bénéficier

d'un traitement antibiotique de fond,

le plus adapté.

 

 

 

Nous constatons

beaucoup de plaies du cuir chevelu

s’étendant, parfois, sur le corps,

notamment chez les enfants.

 

 

C’est la teigne

liée au manque d’hygiène

par le manque d’eau imposé.

 

 

 

 

 

La teigne est une mycose ,

une infection cutanée superficielle

causée par des champignons.

Si la teigne concerne

principalement les enfants

(généralement de moins de 12 ans),

elle peut également toucher les adultes.

Sa prolifération est visible sur la peau.

Elle peut se propager

d'un enfant à un autre,

lorsque les enfants

partagent notamment des chapeaux,

des peignes, des brosses ...

 

La teigne du corps peut,

quant à elle,

se propager par les serviettes,

les vêtements ou les équipements sportifs.

 

 

 L'hygiène personnelle est importante

pour prévenir la propagation de la teigne,

mais, sans eau,

tout devient compliqué ...

 

 

Mardi 3 novembre,

c’est le jour de la consultation post natale

avec le dépistage de la maltnutrition

et les vaccinations.

 

 

Annie en profite

pour suivre ces consultations

et en apprendre davantage

sur le suivi des bébés.

 

L'occasion, pour nous,

de faire connaissance avec Mathy,

l’Infirmière de Gate, le village voisin,

nouvellement arrivée,

ainsi qu'Amy, l’agent de santé.

Nous calons une rencontre

pour la semaine suivante,

et obtenons le protocole de soins

pour la teigne.

Avec Gore,

nous lançons ces nouvelles prescriptions;

Un papa s'empresse

d'aller sur Bambey

honorer l'ordonnance.

En revenant par la case de santé,

il nous précise le coût

de l'ensemble de la prescription

et nous constatons

que la pharmacie lui a délivré

un flacon de 500 ml

pour un usage prévu

d'à peine un cinquième.

 

Ces prescriptions engendrent,donc,

plusieurs problèmes:

- le coût des médicaments (près de 10 euros)

avec cette présentation en 500 ml,

- la necessité d'une charette

souvent utilisée

pour les  travaux des champs,

pour se rendre à Bambey,

- la disponibilité pour y aller ...

 

L'association se propose, alors,

de ramener les médicaments de Dakar

et d'offrir à la population

le dosage nécessaire

par un reconditionnement en 100 ml

pour la solution antibactérienne,

coût de revient environ 4 Euros,

à se procurer sur place,

à la case de santé.

 

 

 

C'est aussi le moment,

pour Patrice,

de distribuer les photos,

faites lors de l’inauguration,

en mai 2014.

 

 

 

 

En parallèle,

à la case des tout petits,

c’est la rentrée des classes:

79 inscrits,

mais les travaux des champs

étant, encore, en cours,

les inscriptions ne sont pas clôturées;

effectivement, à la fin de notre séjour,

Modou et Latyre, les moniteurs,

nous préciseront le chiffre de 90 enfants.

 

 

 

 

Après le repas du soir,

cuisiné par les jeunes femmes de la famille,

à tour de rôle,

La soirée se termine
avec un joli concert ...

 

 

Nos amis Adiouma et Abdoulaye

nous offrent 2 h de musique

et chants sérères,

au son de la guitare

et des bassines retournées

servant de djembés,

rameutant les enfants

nous faisant l’honneur

de leurs pas de danses.

Encore un de ces beaux moments

que nous savourons tous ...

 

 

 

 

Le lendemain,

nous passons saluer

les 491 enfants du groupe scolaire

avant de poursuivre les soins;

une manière d'informer

l'ensemble du village

de notre présence.

 

 

Chaque instituteur

nous accueille

avec sympathie.

 

 

Au CI

(cours d'initiation / grande section maternelle),

74 enfants,

 

CP: 96 enfants

soit 4 par bancs,

 

CE1: 47 enfants,

CE2: 53 enfants,

 

CM1: 68 enfants,

A la question de l'instituteur Babacar:

" vous les reconnaissez ? qui sont ils ?"

 

les enfants répondent timidement:

"Baoback"

 

l'instituteur:

" que font ils pour le village?"

 

les enfants:

"Ils vendent des boubous...

(en référence aux marchés de Baoback)

 

...Ils soignent...

 

...Ils donnent des cadeaux...

 

...Ils ont construit

la case des tout petits...

 

"ils apportent des médicament

à la case de santé..."

 

CM2: 89 enfants

à la fin de l'année scolaire 2015:

13 enfants sur 31

sont passés en 6ème,

les autres redoublent,

ce qui augmente l'effectif.

 

 

 

Les jours s'enchaînent

et l'affluence vers la case de santé

ne désemplie pas.

 

 

 

 

 

Nous sommes confrontées

à beaucoup d’infections purulentes,

atteintes ganglionnaires;

enfants comme adultes se succèdent

avec des lésions ou infections

plus ou moins graves.

 

Nous continuons

les réfections de pansements,

et nos orientations

à risque de septicémie,

vers l'hôpital de Bambey,

pour un avis médical

et traitement immédiat d'antibiotiques.

 

Nous prolongeons

notre rôle d'encadrement

des techniques de soins

auprès de Gore,

en le suivant dans ses diagnostics,

traitements appliqués et gestes techniques:

un beau moment d'échanges,

de partage, de conseils,

et de réajustements.

 

Depuis les expéditions soignantes

démarées en 2012,

Gore a largement intégré

les bases de l'hygiène en matière de soins.

Les gestes sont plus réfléchis,

l'anticipation sur l'aseptie plus rigoureuse,

dans les limites des moyens, sur place.

Parfois, quelques erreurs de manipulations

sont à craindre,

mais globalement,

l'apprentissage,

par notre complicité amicale et professionnelle,

porte ses fruits.

 

 

Au niveau de la population,

également,

les bases de l'hygiène sont mieux intégrées

et les résultats sont perceptibles,

grâce aux mamans et aux enfants

sensibilisés par l'éducation

au lavage de mains,

le mouchage de nez,

soins d'yeux ...

 

 

 

Le mercredi ,

Florian et Patrice

procèdent à l’état des lieux

des classes primaires:

sols défoncés, bureaux cassés,

les treillis d'acier des sols béton sont visibles

et dangereux pour les enfants,

le bloc sanitaire insuffisant,

3 WC pour 491 élèves et les instituteurs ! ...

 

 

Des demandes urgentes de réfection

que nous transmettrons,

quelques jours plus tard,

lors d'une audience,

au Maire de la commune de Dangalma,

Monsieur More Gom,

et Conseiller personnel

du président de la République,.

 

La soirée s'achève par une réunion

du comité de pilotage.

Il est question des constats:

le manque d'eau,

la case de Santé,

la case des tout Petits,

l'école,

les locations de chaises,

des machines à coudre,

le fonctionnement de la pilleuse ...

 et des perspectives:

nos visites auprès des élus,

l'agrandissement de la case des Tout Petits...

 

Le lendemain, jeudi,

nous quittons Baback

pour quelques jours de détente,

avant le prochain séjour;

 

Nous prenons la route vers Gosass,

le village de Zale, notre chauffeur,

où nous sommes attendus pour déjeuner.

 

 

Sur la route,

une halte s'impose

devant ces jolis pots à churaï multicolores...

 

Chez Zale,

l'accueil y est des plus chaleureux;

nous y dégustons un délicieux thiéboudiène.

Une grande partie du village

vient nous saluer

et une grande complicité s'affiche

autour de nous...

 

Puis, nous prenons la route de la Somone,

pour une ballade dans la mangrove,

une nuit à Popenguine

et un passage par la réserve de Bandia.

 

Le lendemain midi,

nous sommes reçus

par la famille de Diamniadio,

pour un succulent poulet yassa,

rituel inscrit à chaque séjour,

scellant nos relations affectives.

 

 

Beaucoup de joies, de rires,

de chants, de danses,

en notre honneur ...

c'est toujours avec le même plaisir

que nous partageons

ces délicieux moments.

 

 

 

En soirée, nous atteignons Dakar,

pour accueillir Pascale et Magalie,

à l'aéroport.

 

 

journée paisible sur l'île de N'gor

avant de refaire les valises

pour une nouvelle expédition ...

Le temps aussi de faire des achats

de tissus africains et de biais,

pour commander la confection

de tabliers de cuisine pour enfants

et bavoirs,

en prévisions de nos ventes de Noël.

 

 Les 3 couturières à leur affaire,

en anticipant les coupes

pour notre ami Ibou, notre tailleur.

 

 

 

 

 

Deuxième expédition:

8 novembre / 12 novembre

 

Nous repartons sur Baback le dimanche

 

 

Adiouma nous invite

à parcourir la brousse

vers les champs d'arachide...

 

 

Petits et grands y travaillent,

chaque jour,

aux récoltes

 

 

Les petits bergers ramassent le fourrage

pour leurs moutons,

 

 

Certains s'activent aux tas d'arachide,

 

 

 

 

 

Après y avoir mis le feu,

Adiouma nous fait déguster

quelques gousses d'arachide

fraîchement récoltées,

 

 

 

La brousse fait place aux travailleurs.

Période très difficile d'activités:

lourdeur des travaux des champs,

chaleur excessive,

époque des crises de paludisme

suite à l'hivernage...

 

 

 

 

 

 

Les jours suivants,

l'activité à la case de santé se poursuit:

des pansements un peu moins nombreux

se succèdent.

l'information de notre retour

n'a pas été suffisamment transmise.

C'est un réel problème de communication

en lien avec la langue sérère,

(seuls notre responsable local,

les instituteurs,

et quelques femmes du village

communiquent en français...),

et le manque de supports d'information;

à nous d'initier un support visuel

à diffuser largement

pour nos prochaines expéditions...

 

              

 

En tout, plus de 70 pansements

sur l'ensemble des 2 expéditions.

 

Ici, préparation des protocoles "teigne"

pour faciliter l'accès aux soins à toutes les familles du village.

gel douche antiseptique pour 4 jours

et pommade associée + antibiothérapie.

Posologie précise pour une prise en charge

et fournie, sur place, à la case de santé

donc gain d'argent et de temps.

 

 

On en profite

pour élargir nos rencontres

et fixer des temps de réunions

avec l'équipe sanitaire de la commune,

le responsable régional

de la case des tout petits

et les élus locaux.

 

Un beau temps de rencontre

avec les infirmiers,

les sage femmes

et agents de santé

de Gate et de Dangalma

ainsi qu'avec le Président

du Comité Sanitaire du District de Bambey:

Échanges sur

les pathologies rencontrées sur la région,

nos problématiques

de prises en charge en soins,

 les relais,

 les moyens et les manques,

les protocoles en vigueur,

les fonctionnements locaux...

 

 

 

 

Chaque dîner,

autour d'une cuisine locale,

est l'occasion

de faire le point sur la journée

et d'échanger

avec Adiouma, notre responsable local,

Moussa son frère,

et le Directeur de l'école Adiouma Gueye

sur les projets à venir.

 

Ce soir là,

Abdoulaye est revenu

avec ses amis musiciens

pour nous offrir un joli spectacle,

sachant qu'Annie

repartait sur Dakar

avec Zale, notre chauffeur,

le lendemain matin

pour un vol retour, dans la nuit.

 

 

 

 

Le mardi 10,

le marché de Baoback

s'installe dans la cour

de la Case des Tout Petits.

Pour la 3ème fois,

nous réitérons l'évènement

qui est très attendu par la population.

 

Léonard, membre du Comité de Pilotage,

sollicite les femmes pour la vente,

 

 

 

 

Les plus de 300 kgs

acheminés à bout de bras,

depuis la France,

se déversent sur les bâches,

posées au sol.

 

Les grilles s'ouvrent,

les femmes accourent...

 

 

Tout se déroule dans le calme relatif

d'une matinée de soldes.

Chaque article se vend  100 FCFA,

soit 15 centimes d'euro...

et, progressivement,

les bâches se vident

de leurs "boubous"...

 


 

 

Léonard s'installe

à la caisse, avec Florian.

Ce jour là: 650000 FCFA,

soit 100 Euros de bénéfices

pour Baoback.

 

Une initiative réjouissante

pour tout le monde...

 

 

 

L'après midi se déroule dans les soins

et s'achève par une deuxième rencontre

avec le Comité de Pilotage.

 

Le  mercredi 11 novembre,

les soins se poursuivent à la case de santé,

puis nous rencontrons,

comme à chaque fois,

More Dao,

Responsable régional des cases des tout petits;

on fait le point

avec Modou et Latyre, nos moniteurs

 

l'après midi nous recevons

M.Bilal Fall

Adjoint à la Commune de DANGALMA

le 11 novembre 2015

 

(Bissan Tine, Adiouma, Modou, Billal Fall,

Marie Anne et Florian, Pascale et Magalie,

Patrice et Gwenaëlle)

Nous faisons part à Monsieur Fall

de l'organisation du ménage

par le comité de gestion:

2 à 3 femmes bénévoles

pour 2 à 3 h de ménage tous les lundi.

 

Gwenaëlle rappelle l'intérêt

des expéditions soignantes

et les problèmes d’hygiène

liés à l’absence d’eau

entraînant des plaies,

donc, un nombre conséquent de pansements.

 

M. Fall précise

la construction d'un 2ème forage

au niveau du village voisin de Gate.

 

Elle questionne

sur le projet de maternité à Baback:

pour l’instant,

M. Fall confirme que rien n'est prévu; 

La commune de Dangalma

a renforcé un poste de sage femme à Gate,

village voisin et au dispensaire de Dangalma.

 

Pour l’Infirmière de Gate

tout comme Gore et Modou, sur Baback,

le statut d’agent de l’état est en attente.

 

Gwenaëlle rappelle que

la case des tout petits

connaît un franc succès

qui oriente vers le projet

de son agrandissement.

 

(90 enfants inscrits

nécessitant un poste supplémentaire

de moniteur

et une femme de ménage).

M. Fall prend note.

 

Patrice évoque l’électricité sur Baback.

M.Billal Fall précise

que çà arrivera fin de l’année 2015.

La caution à verser

est de 20 0000 FCFA

pour le branchement et les photocopies

et 25000 à Sénélec l’installateur

 

Patrice évoque l’école,

l'urgence devant l'état des sols

dangereux pour les enfants,

et la nécessité d’un nouveau bloc sanitaire

en y pointant la précarité.

 

Gwenaëlle informe

de l’achat de la pilleuse

et le vif intérêt

pour les femmes du village.

 

 

Le 12 novembre,

nous repartons sur Dakar,

le coeur lourd...

comme à chaque fois...

 

La séparation avec nos amis,

ces visages familiers,

les rires des enfants,

nous rendent nostalgiques ...

 

Le départ de ce lieu magique en couleurs,

en parfums, en sensations intenses

nous reliant à cette terre rouge

peuplée de ces grands baobabs

qui nous enveloppent

dans le secret

de cette brousse profonde,

dans une  solitude heureuse

d'un autre monde,

 

signent, malheureusement,

la fin de la mission

et le retour à notre réalité...

 

La nostalgie

c'est aussi de constater

que les choses n'évoluent pas vite,

que parfois,

nous avont l'impression

de faire du "sur place",

ou qu'encore,

les actes ne suivent

les engagements promis...

Pourtant de notre côté,

nous avançons...

mais, parfois,

la lenteur administrative

nous déconcerte...

 

 

Nous arrivons sur l'île de N'gor

en fin de journée.

 

Le 13 novembre,

nous nous rendons

(Pascale, Gwenaëlle et Patrice)

à la Direction Nationale

des Cases des Tout Petits,

et, sans rendez vous,

nous sommes reçus

par Madame Thérèse Faye Diouf,

avec qui nous entretenons

une relation suivie.

Elle nous précise

que la formation de Modou

pour devenir agent de l'État

est en cours:

normalement démarrage en décembre 2015,

pour 9 mois, sur la ville de Kolda;

que cette formation

concerne 419 personnes

dans le pays

et que c'est donc difficile

de la mettre en place...

Elle indique

qu'un 3ème agent sera attribué

pour les 90 enfants inscrits

à la Case des Tout Petits de Baback;

qu'il sera désigné au niveau du village,

il remplacera l'absence de Modou

et sera formé plus tard.

Gwenaëlle conclut

sur le projet d'agrandissement

de la Case des Tout Petits,

en précisant,

sous réserve du statut de Modou

et de l'attribution du 3 ème poste.

 

 

A l'issue de notre entretien,

Madame DIOUF nous facilite

un rendez vous

avec Monsieur More Gom,

Maire de Dangalma

et Conseiller personnel

du Président de la République.

nous le rencontrons pour la 2ème fois.

 

M. GOM nous apprend

qu'une bonne partie du budget

a répondu aux doléances

concernant les petits projets en attente

avec les populations de la commune, 

notamment dans le cadre du développement

en apiculture et aquaculture.

 

Nous evoquons le problème d'eau

et les conséquences sur l'hygiène à Baback;

Il s'en étonne,

et nous confirme

le projet d'un château d'eau à Baback

en enchaînant

sur un appel téléphonique à Bissan Tine,

un de nos instituteurs,

appartenant à l'équipe municipale.

Tine en profite pour rappeler

que l'école primaire

accueille 491 élèves pour 3 WC...

Monsieur Gom évoque

la construction d'un nouveau bloc sanitaire

et que,

pour des questions économiques

et de délai,

il propose de faire livrer

une tonne de ciment

pour que les parents d'élèves

se mobilisent et participent

à cette construction.

 

Nous évoquons le projet Maternité

qui, finalement, a été abandonné

au profit de 2 postes de sage femmes

sur les 2 dispensaires de la commune.

 

Gwenaëlle évoque l'idée

d'une participation à un  container:

une aide matérielle

pourrait être envisagée

à condition d'en soumettre un devis.

Monsieur Gom évoque

une possibilité de soutien

avec les Sapeurs pompiers de Nantes

qui auraient déjà fourni

du matériel informatique.

 

 

Enfin, nous courons

à notre rendez vous,

programmé par Pascale

depuis la France,

avec la Société Générale,

et la représentante

de Talents et Partage au Sénégal.

 

Après avoir présenté l'association,

Pascale,

en tant que'adhérente

à Talents et Partage et à Baoback,

fait la demande

d'une aide financière ou matérielle.

 

Notre interlocutrice,

Responsable du service communiation,

nous confirme

qu'une aide financière

ne peut être envisagée;

En revanche,

elle pourrait mêttre à disposition

un véhicule 15 places sans chauffeur,

dès 2016.

 

Suite à ces rendez vous du jour,

nous ressentons, tous trois,

une grande satisfaction

sur les promesses engagées...

Reste à en attendre les réelles retombées ...

 

Le séjour se termine

par une dernière

et belle journée reposante

sur l'île de Gorée...

 

 

Le 14 novembre,

Pascale et Magalie s'envole vers Paris ...

 

Après quelques jours sur la petite côte,

au bord su Siné Saloum,

Marie Anne, Florian,

Patrice et Gwenaëlle,

sont de retour sur Nantes.

 

Tous découvrent le terrible chaos

qui bouleverse la France

par les attentats du 13 novembre...

 

Profonde tristesse,

violente et cruelle réalité

de ce monde de folie meutrière...

 

"La haine trouble la vie;

l'amour la rend harmonieuse.

la haine obscurcit la vie;

l'amour la rend lumineuse".

 

Martin Luther King

 

 

 

Chanson sur l'Afrique

entonnée par les enfants

lors de notre passage dans une classe:

 

Chantons les Africains,

Chantons la belle Afrique,

 

Chantons ses hauts palmiers,

La forêt magnifique,

 

Le riz et le coton,

Le mil et l’arachide,
 

Chantons la belle Afrique,

Chantons ses enfants,

 

Nous n’avons pas de blé,

nous n’avons pas de vigne,


Mais nos palmiers sont hauts,

Et notre soleil est grand,


Chantons la belle Afrique,

Chantons ses enfants.

 

 

 

 


"Quand il m'arrive de sentir

que mon temps est peu de chose,

je pense à celui qui s'ecoule simultanément

dans bien des endroits du monde

et qui passe près du mien:

ce sont des arbres qui chassent des pollens,

des femmes qui attendent une rupture des eaux,

un garçon qui étudie un vers de Dante,

mille cloches de récréation qui sonnent

dans toutes les écoles du monde,

du vin qui fermente au soutirage,

toutes choses qui arrivent au même moment

et qui, alliant leur temps au mien,

lui donnent de l'ampleur".

 

Erri De Luca

 

 

"Il faut prêcher la vie , non la mort;

répandre l'espoir et non la crainte;

et cultiver en commun la joie,

vrai trésor humain.

 

C''est le grand secret des sages

et ce sera la lumière de demain".

 

Alain

 

 

 

Merci aux généreux donateurs

qui ont facilité cette expédition:

 

Stéphanie B., Amélie et Roxane,

Infirmières libérales rezé,

 

Jocelyne, Annie,

Marie T, Aline,

Marijo, Cécile, Pascale,

Marie Anne,Florian, Christelle,  

Marie, Domy,

 

leurs proches,

 

Hélène Livet de Saint Sébastien sur loire,

et tous ceux qui ont collaboré

aux collectes de bodys et doudous.



Les réactions

Avatar Chartier Christine

Bonjour Gwénaelle.Je viens de lire ton compte rendu de Baback et je vois qu'il y a toujours des difficultés :manque d'eau ,teignes difficultés administratives...mais tu as toujours le méme dynamisme pour mener à bien cette mission .Il y a tant de choses à accomplir .J aimerais tant retourner la bas retrouver Ngor Adiouma...Je t'embrasse et je te dis à bientot.Christine

Le 17-02-2016 à 18:08:04

Avatar Gwenaelle

Merci Christine de ton commentaire... tu restes dans le coeur des Babackois !!!
et ton ami Saliou, comme tous les autres attendent ton retour... inch allah...

Le 18-02-2016 à 13:38:04

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