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NOV. 2012 - SUITE: CARNET DE ROUTE - BABACK

 

Vendredi 2 novembre 2012

 

La nuit fut courte :

beaucoup d’excitations,

beaucoup de choses en tête...

Ne rien oublier,

entre les affaires

laissées sur le continent,

les bagages,

la livraison du matériel médical,

le déroulement de l'expédition...

 

 

Au petit matin,

les Bao’belles ne se font pas prier

pour se lever : 6h15.

 

Les bagages s’amoncellent sur la terrasse. Nous attendons Elhage

pour descendre le chargement

sur la plage...

 

Ehlage ne viendra pas,

il dort profondément

et à couper, malencontreusement,

son téléphone, lorsque le réveil a sonné…

 

Nous traînons donc,avec peine,

sur plusieurs tours,

les grosses valises de l’expédition,

la nourriture,

nos valisettes personnelles et sacs à dos.

 

Le bateau est déjà là…

et les hommes présents

embarque les paquettages.

 

 

Elhage arrive,

le temps de le saluer

et déjà nous surfons sur la vague.

 

Babacar,notre chauffeur,

aidé d’Alassane et de Djiby,

charge la galerie et le coffre

du minibus…

 

Nous récuperons, au passage,

les machines à coudre,

les chaises,

les poubelles

que nous avions laisser à l'embarcadère, sur le continent.

 

 

les affaires sont tassées,

juste la place de s’assoir.

 

C’est parti…

la route est longue

et, comme à l’habitude,

on s’arrête,en cours de route,

pour un petit déjeuner à Thiès,

au bout d’1h30.

 

 

Nous arrivons

à la case de santé de Baback,

aux alentours de 12H00.

 

On y retrouve Adiouma

et le groupe d’instituteurs.

 

Alassane souhaite un temps de rencontre pour expliquer le projet

d’un comité de pilotage.

 

 

Dans un premier temps,

j’explique le déroulement

de l’expédition soignante :

- la livraison du matériel,

- le rangement des dispositifs médicaux,

- l’accompagnement,sur les 5 jours,

du responsable des soins,

- la réfection de pansements

avec le matériel ramené

et l'attribution des médicaments

rapportés par l’association

et mis à disposition

de la population

conte une participation symbolique.

 

 

Je me fais confirmer

que 50 FCFA pour un pansement

et 10 FCFA par médicament…

c’est peu onéreux

et tout à fait envisageable.

 

des tickets ont été imprimés à cet usage.

 

Les instituteurs nous indiquent:

 

que l’information va passer par l’Imam

au micro de la mosquée :

 

- les consultations auront lieu

tous les matins à partir de 9h,

et une porte ouverte est prévue lundi

 

 

et nous précisent la visite

du président du district de N’Dangalma

et celui du comité de santé

du district de Bambey,

les jours prochains.

 

 

J’enchaîne sur l’idée

d’une gestion de proximité

avec le matériel lourd

qui vient d’être acquis

et Djiby présente

le projet d’un comité de pilotage

tel qu’on en avait discuté.

 

 

Une belle idée d’expérience

pratiquée sur le village de N’Gor.

 

Pour garantir,en effet,

la présence du matériel

au niveau de la case de santé,

les machines à coudre

et tout ce qui suivra

(groupe electrogène,chaises de jardin, batteuses de mil..,

un comité doit être capable

de gérer le stock

et d’en suivre la location

si tel est le cas.

 

L’investissement y est trop conséquent, les actions de l’association

doivent être considérées

avec sérieux et transparence.

 

Ce comité de pilotage

débouchera peut être

sur la création d’un emploi.

 

 

14h30 : livraison du matériel

comme convenu.

 

Le pick up entre

dans la cour de la case de santé

(un mur de 2 mètres de haut a été érigé par la communauté rurale).

Les pieds à perfusion, chariot de soins, guéridon,paravent, les 3 lits

+ le petit matériel…

 

la livraison est contrôlée

et les hommes se chargent

du montage des lits.

 

Nous nous mettons

au nettoyage des chaises plastique

et au déversement des valises.

 

 

Deux heures plus tard,

dans la salle d’hospitalisation,

trônent fièrement

trois magnifiques lits médicalisés assistés, chacun, d’un pied à perfusion,

digne de ce nom,

et de jolies fauteuils plastique

vert anis :

un beau moment de satisfaction

qui laisse présager la suite…

 

de bons outils

pour du bon travail à venir.

Ngor est ravi…

 

 

Nous partons, ensuite,

vers la case d’hébergement.

La faim nous tenaille

mais nous sommes heureuses

de la tournure des évènements.

 

Là,

c’est un bon poulet yassa

qui nous attend…

 

Plus tard,

Alssane repart avec Djiby et Babacar…

 

Nous voilà livrées à la brousse

et pour seul moyen de transport:

la charrette…

 

 

Un tour auprès de la famille s’impose

avec présentation des Bao’Belles.

 

Les salutations semblent interminables mais tellement réjouissantes…

je les reconnais,

les uns ont grandi ;

les autres sont amaigris,

certaines femmes s’arrondissent

ou me présentent le petit dernier…

 

 

Nous installons notre campement :

du ménage dans la case d’hébergement

est nécessaire,

 

les pince oreilles ont envahis les lieux…

 

la poussière s’est amoncelée

sur la vaisselle qui servira bientôt…

 

Avant que la nuit tombe,

c’est la douche collective

pour les petits…

deux bassines,

la premières où N’Deye les savonne

et la deuxième où elles les rince.

Les moyens sont sommaires,

parfois, elle les fait asseoir

dans la première bassine

où l’eau n’est déjà plus très claire…

 

Une petite veillée

à la lueur de la bougie s’en suit ;

 

la journée a été dense ...

 

 

 

Le samedi 3 novembre 2012

 

C’est N’Deye qui nous réveille...

 

elle fait,

comme chaque matin,

la toilette de sa petite Khady,

devant la case d’hébergement.

 

N’Deye est farouche,

peu expressive

et pourtant curieuse de notre présence.

 

Sa petite fille a bientôt un an

mais sa morphologie

correspond à un bébé de 6 mois,

tout au plus.

Elle nous surprend d’ailleurs

de tenir si bien assise.

 

Derrière la case,

les zébus et les moutons sont toujours là.

 

De l'autre côté,

l'âne et les 2 chevaux

sont gérés par le papa d'Adiouma;

chaque matin,

il balaie l'enclos

 écoutant les nouvelles parasitées

au transistore,

puis leur fournit le fourage

nécessaire à la journée.

 

La vie continue sur le village,

les scènes rituelles s’enchaînent,

les enfants autour du mil le matin,

le chaudron sous les flammes du bois sec, le pillage du mil qui résonne

aux 4 coins du village.

 

Le micro du muzin est branché

et ses appels,

bien ordonnés dans le temps,

sonnent l’heure de la prière

et le réveil matin…

 

 

9h00:

Nous partons vers la case de santé.

Nous y rencontrons

le responsable du district de Bambey

pour échanger

sur les actions de l’expédition.

 

Une jeune femme

est en salle d’accouchement,

la matrone (sage femme non diplômée)

l’a auscultée :

elle est à 2 doigts de dilatation;

la femme reviendra plus tard.

 

Puis les consutations commencent

et s’enchaînent

ainsi que le rangement du petit matériel.

 

 

9h30 :

1- Adiouma 11 ans– Paludisme / forme grave (fièvre et vomissements)

 

Ngor lui pose une perfusion de quinine;

 

je le regarde faire :

pas d’asepsie de la peau,

la tubulure de perfusion,

plus ou moins bien purgée,

traîne sur le sol encrassé de la salle.

 

Il force le passage de l’aiguille

avec le trocard,

sans dissocier les deux parties

dans la veine.

Pas d’information au patient

avant l’acte de soin,

pas de sensibilité à la douleur…

 

Après la perfusion,je lui explique :

la friction des mains

avec la solution hydro alcoolique, l’application d’un champ protecteur

sous le bras du patient,

l’asepsie rigoureuse de la peau ,

la purge de la perf dans un haricot

et non sur le sol,

la tubulure relevée

sur le pied à perfusion

en attendant la ponction de la veine,

la fixation d’ l’aiguille dans la veine

et le pansement protecteur,

le tri des déchets

(aiguilles, verres, compresses),

le rangement du matériel après usage…

 

2- Khady, 26 ans, Diarrhées vomissements ; Perfusions de flagyl et immodium

 

3- Nabou, 8 ans, maux de tête- Doliprane

 

4- Aliou, 4 ans, plaie de pied –Pansement  + fièvre – doliprane

 

5- Diouma, 46 ans, maux de tête et maux de corps ( expression courante de Ngor)

 

6- Khady,9  mois, soins d’yeux

 

7- Garçon, 3 ans, plaies cuir chevelu

 

8- Rokhya, 29 ans, maux de corps et maux de tête

 

9- Garçon, 10 ans, plaie de pied

 

10- Bébé 8 mois, abcès bras

 

11- Garçon de 3ans , maux de tête

 

12- Assane, 50 ans, Soins d’yeux sur cécité

 

13- Adiouma, 12 ans, fièvre à 39°9-  palu grave, perfusion de quinine

 

14- Bébé, soins d’yeux

 

15- Fatou, 35 ans, syndrôme grippal

 

16- Fille, 5ans, teigne cuir chevelu

 

17-Ibrahim,62 ans, vertiges, maux de corps

 

18- Fillette, 2 ans, croûtes cuir chevelu

 

19- Homme, 65 ans, douleurs lombaires

 

20- Fillette 2 ans, plaie cheville

 

21- Abdoulaye,12 ans, plaie de jambe

 

+2 patients vus par Ngor

en fin de  journée.

 

Nous avons pris conscience

que Ngor,le responsable soins,

était autant agent de soins,

qu’infirmier ou médecin prescripteur.

 

Seul à travailler à la case de santé, ormis la matrone,

qui se déplace pour les accouchements,

il prescrit des antibiotiques,

des antalgiques, des antihypertenseurs, des perfs de quinine...

 

D’une disponibilité remarquable, 

Ngor est au service

de la population de Baback

et en porte une lourde responsabilité.

 

Son expérience lui permet très vite

de recouper symptômes et diagnostics

 et d’être rapidement efficace.

 

Notre présence

lui a offre

beaucoup d’intérêt professionnel

et il en trouve

une certaine valorisation

dans une reconnaissance personnelle

de notre part,

mais aussi de la part des villageois.

 

 

A 16h00,

la jeune femme revient pour accoucher…

 

Un très beau cadeau

pour l’équipe de BAO’BELLES …

 

Nous la suivons toute les 4,

sous le regard attentif de Marem,

la matrone.

 

Les contractions se multiplient

et nous essayons

de l’accompagner du mieux :

des mouvements d’éventail

et un brumisateur

lui apportent quelque fraicheur.

 

Les contractions

sont de plus en plus rapprochées

et Ngor prépare une perfusion au cas où…

 

puis les jambes de la maman

sont repliées et maintenues 

par Marem, la matrone d’un côté

et  Ngor, de l’autre,

de manière à faciliter les poussées.

 

 Catherine reste à sa tête

pour la rassurer,

nous trois sommes

au pied de table d’accouchement, attendant, fébriles, l’arrivée du bébé...

 

tous ensemble,

nous demandons à la maman de pousser

dès que nous apercevons la contraction...

 

Soudain le haut

de la petite tête chevelue apparait...

 

il n’y en a plus pour longtemps...

 

Bientôt le bébé sera là...

 

Une, deux, trois,

quatre contractions suffiront...

 

Et la tête entière sort ...

 

c’est pour la prochaine contraction...

le bébé s’expulse d’un seul coup,

d’abord par l’épaule,

puis l’autre

et enfin, le corps tout entier

glisse vers l’extérieur.

 

Le cordon, enroulé autour du coup,

est rapidement libéré par la matrone.

 

...Le bébé crie...

 

Nous applaudissons de joie...

 

C'est une jolie petite fille...

 

Marem clampe le cordon ombilical

 

puis le sectionne.

 

 

Nous ne connaîtrons pas son prénom,

il sera donné 7 jours plus tard,

pour le baptême.

 

Le bébé, déposé dans le bassin,

est enroulé dans un pagne

et installé sur la table voisine.

 

Catherine pose le bébé

sur la poitrine de Mam Diara,la maman… elle est émue, soulagée et rit…

en voyant sa petite fille

qu’elle vient de mettre au monde…

 

 

Dans les minutes qui suivent,

la maman évacue le placenta…

 

 

Puis, Marem prend le bébé

pour la toilette

et Oh...surprise...

Ngor lui tend le produit vaisselle

pour laver le bébé...

Catherine a juste le temps

d'interrompre l’action

et nous préconisons le gel douche.

 

La toilette réalisée,

la maman retrouve contre elle son bébé.

 

Que d’émotions pour nous 4… 

 

Une bien belle journée

pour ce début d’expédition.

 

Aujourd’hui, c’est ma fête...

Et j’ai été comblée...

 

 

Le soleil s’adoucit

lorsque nous quittons la case de santé.

 

La traversée

jusqu’à la case d’hébergement,

  nous offre un moment paisible

dans ce paysage verdoyant d’herbes

et de baobabs en fruits

pour assimiler

ce que nous venons de vivre.

 

Çà et là, des moutons,

des enfants à dos d’âne,

des femmes courbées sur leur lessive…

nous renvoient à la sérénité des lieux , du temps

et de la simplicité

d’un bonheur partagé.

 

 

Un bon thiep aux légumes nous attend ...

 

Ce soir, 3 d’entre nous décident

de dormir dehors;

Seule, Annie résiste...

 

Dans cette tiédeur de la nuit,

les criquets et les familles grenouilles sont au rendez vous...

 

Adiouma nous installe des moustiquaires

au dessus de chaque lit.

 

Nous apprenons tardivement

que la jeune maman a été évacué sur Gate, le village voisin,

où existe un dispensaire

pour une surveillance plus étroite,

liée à son état de fatigue,

en post partum.

Elle y restera la nuit.

 

 

 

Dimanche 4 novembre

 

 

Le lever sonne à 7h15

et sera quasi constant

tous les jours de l’expédition.

 

Réveillées par les battements du pilon,

le chant des oiseaux et du coq

et le braiment de l’âne…

 

la nuit a été quelque peu perturbée

par les aller et venues au point d’eau.

A 4 h00: l’eau coulait au robinet

pour remplir le maximum de bidons

tant qu’il y a de la pression…

 

plus tard, le robinet tournera

dans le vide

et la corvée des femme sera incontournable jusqu’au cœur du village

où le puits s’active avec une pompe.

 

Les enfants se regroupent

autour du petit déjeuner de mil.

 

Vers 9h00,

nous partons vers la case de santé.

 

Aujourd’hui,

il n’y a pas d’eau sur place non plus…

 

Difficile de faire du ménage sans eau…

 

Finalement nous récupérons

un seau pour le nettoyage des salles

( carrelage et faïence).

 

 

Adiouma commence avec Moussa et Abdoulaye

la peinture de la case

(salle d’accouchement et d’hospitalisation).

 

Certains posters resteront au mur,

il ne peut pas les enlever;

il peindra autour…

 

 

Nous verrons, avec Ngor,

29 patients sur la journée :

 

 

Lorsque nous arrivons :

1- Une personne est alitée pour maux de ventre

2- 2 autres hospitalisés et perfusées pour  crise de paludisme.

 

Puis à suivre :

 

4- Amdi, 31 ans, maux de tête et maux de corps

 

5- Saye, 12 ans, maux de tête et maux de corps

 

6- Un bébé, plaies du cuir chevelu et de l’oreille

 

7- Aliou, 62 ans, maux de tête, maux de crps, Hypertension

 

8- Petite fille, 6 ans, plaies tête et soins d’yeux à sa mère

 

9- Alliou, 62 ans, Hypertension et maux de tête

 

10- Sophie, 20 ans, maux de tête

 

11- Garçon, 8 ans, soins d’yeux

 

12- Adiouma, 58 ans, maux de corps et soins d’yeux

 

13- Femme, 65 ans, soins d’yeux

 

14- Femme, 50 ans, soins d’yeux

 

15- Salla, 18 ans, soins d’yeux

 

16- Marie, 23 ans, maux de tête et fatigue

 

17- Salla, 70 aons, maux de ventre

 

18- Dibor, ballonnement abdominal

 

19- Bayes, toux

 

20- Garçon, 3 ans, soins d’oreille

 

21- Gouye, 3 ans, problème respiratoire

 

22- Facen, vertiges et fatigue

 

23- Saliou, 2 ans, plaie de tête et contrôle plaie oreille

24- Homme, 35 ans, Soins d’yeux sur début de cécité

 

25- Fillette de 3 ans, maux de ventre, fièvre et diarrhées

 

26- Fatou, 31 ans, maux de tête et ganglion

 

27- Alassane, plaie de jambe

 

28- Saliou, 46 ans, maux de corps et maux de tête

 

29- Déhié, 35 ans, fièvre à 38° et frisson, palu négatif

 

 

Nous profitons du calme de l’après midi pour nettoyer la faïence,

carreau après carreau,

et le sol de chaque pièce repeinte,  

ainsi que le mobilier.

Nous installons 2 bassines

à l'extérieur sur les marches

pour un lavage de mains systématique

à chaque entrée à la case de santé.

 

 

 

C’est la récolte du bissap...

la maman d’Adiouma trie les feuilles

et les sèche au soleil.

Les dernières cacahuètes

ont également été triées et épluchées avant de les griller.

 

 

L’atelier couture est prévu à 17h00.

 

Annie  s’initie à la machine

avec Isabelle

et prépare son matériel

avant l’arrivée des femmes.

 

Une dizaine de femmes nous rejoignent;

elles ont compris la démarche

et s’activent aussitôt

à l’épinglage du patron sur le tissu,

au marquage à la craie,

à la coupe au ciseaux cranteurs.

 

D’emblée,

Marem se met à la machine,

manifestement elle connaît la couture

et pique bon train

les morceaux de la blouse.

 

D’autres s’essaient

aux différentes étapes…

 

l’atelier remporte un  vif succès

avec ses adhérentes assidues…

 

Il rassemble aussi

nos référentes  nommées la dernière fois : Fatou, Marem , Laba, Marem, Mane.

 

 

 

Lundi  5 novembre 2012

 

Visite rapide de l’école…

la rentrée se fait en douceur…

tous les élèves ne sont pas encore là...

 

A la case de santé,

nous retrouvons la jeune maman,

Mam Diara, en meilleure forme,

venue nous saluer…

avec sa petite fille…

 

 

L’activité peinture continue

L’aménagement des espaces aussi.

 

Une table de matériel

est mise à disposition

dans la salle d’hospitalisation

et nous apprenons à Ngor

la chronologie d’usage :

manugel, champ,

compresses, plateau,

flacon d’alcool

et tri des déchets…

 

tout y est fonctionnel…

 

 

Les soins continuent :

 

1- Homme,50 ans, soins d’yeux sur cécité

 

2- Enfant de 3 ans, croûtes cuir chevelu

 

3- Abdoulaye, 12 ans, pansement jambe

 

4- Homme, 55 ans, eczéma

 

5- Mohamed, 18 mois,  conjonctivite- soins d’yeux  et plaie oreille

 

6- Mamdiara, 2 ans, plaie oreille

 

7- Maïmouna, 20 ans, soins d’yeux

 

8- Marem, 32 ans, maux de corps

 

9- Fatiaou, 4 ans, plaie de tête + palu / perfusion  quinine

 

10- Saliou, 10 ans, palu / perfusion quinine

 

11- Dibore, 7 ans, plaie de tête

 

12- Rokhya, 5ans, plaie oreille

 

13- Faye, 2 ans, plaie d’oreille

 

14- Femme, 50 ans, soins d’yeux

 

15- Dioumbar, 5 ans, plaie de jambe

 

16- Garçon, 4 ans, plaie de pied

 

17- Mbaye, 8ans, plaie de jambe

 

18- Adama, 7 ans, plaie menton

 

19- Ibrahim, 9 mois, conjonctivite

 

20- Sally, 6 ans, plaie de coude

 

21- Seynabou, 5 ans, plaie de tête

 

22- Mamadou, 47 ans, plaie de pied

 

23- Mbaye, 48 ans, Plaie de jambe

 

 

 

Adiouma est passé

à la peinture extérieure

de la case de santé.

 

Il fait chaud 

et il transpire à grosses gouttes.

 

Imperturbable,

malgré les visiteurs,  

il passe des heures à cuire au soleil

sous le blanc éclatant

de la peinture fraîche des murs.

 

 

Nous retournons vers 16h00

à la case d’hébergement

pour l’atelier couture.

 

Cette fois,

nous sortons les deux machines à coudre.

 

Annie et Isabelle

continuent l’initiation à la coupe,

et à l’épinglage.

 

En fin de journée

Gwenaëlle présente le livre :

«  Carnet de voyage d’Emma »

 

 

 

 

Mardi 6 novembre 2012

 

 

Ce matin,

nous avons salués les femmes,

toutes groupées devant la pompe du puits…

 

des dizaines de bidons

et quelques bassines  

attendaient d’être remplis d’eau...

Le problème du ravitaillement

est constant

et la corvée obsédante ...

 

 

en passant par l’école,

nous rencontrons

une dizaine de papas,

embauchés pour le désherbage

de la cour de l’école.

 

A la case de santé,

Adiouma, Moussa et Abdoulaye   

s’adonnent déjà et toujours

à la peinture...

cette fois ci, des volets.

 

 

Nous faisons l’inventaire de la réserve

et aménageons au mieux

l’armoire de l’arsenal

pour la gestion des stocks.

 

Ainsi pansements, compresses,

champs, sets à pansements,

pinces, ciseaux,

sparadrap, omnifix, micropore, elastoplast et tous les produits antiseptiques

y trouvent leur place…

 

un véritable arsenal d’hôpital 

s’empile dans  ce placard

quasi vide du départ.

 

 

Nous nettoyons les posters enlevés

pour la peinture des murs

et les redisposons,

de manière plus judicieuse,

sur les murs fraîchement repeints.

 

Les salles sont propres,

le matériel classé,

le responsable des soins

formé aux règles de base

d’hygiène des locaux

et d’asepsie dans les soins.

 

 

Les soins démarrent en parallèle :

 

1- Garçon, 7 ans, plaie de menton

 

2- Garçon, 10 ans, plaie de jambe

 

3- Lakadiou, 6 ans, soins d’yeux

 

4- Modou, 86 ans, maux de tête, maux de ventre, maux de corps

 

5- Seynabou, 65 ans, soins d’yeux

 

6- NDeye, 40 ans, hypertension, maux de corps, maux de tête

 

7- Fatou, 55 ans, maux de corps, maux de tête

 

8- Détihié,35 ans, Fièvre et vomissements, palu négatif

 

9- Mosame,28 ans, vertiges, insomnies, maux de tête

 

10- Diénaba, 42 ans, vertiges, maux de ventre

 

11- Rokaya, 35 ans, maux de corps, perte d’appétit, fatigue

 

12- Marem, 23 ans, maux de ventre, règles irrégulières

 

13- Fillette, 6 ans, pansement coude

 

14- Fillette, 4 ans, pansement oreille

 

15- Fatou, 55 ans, douleur genou et maux de corps

 

16- Pape saliou, 42 ans, douleur prothèse de hanche

 

17- Ndeye, 22 ans, maux de tête

 

18- Khady, 2ans, plaie doigt et bouche

 

19- Garçon, 18 ans, plaie de pieds

 

 

Puis nous formons Ngor 

au test de recherche de diabète…

chacune notre tour,

nous lui servons de cobaye…

il est très heureux

d’apprendre tout çà !

 

 

 

 

Mercredi 7 novembre 2012

 

 

Nous retrouvons Ngor

à son bureau de consultation.

 

sa nouvelle blouse propre et bien fermée lui donne une allure très professionnelle.

 

Il y a rajouté une charlotte sur la tête…

qu'il compte bien changé tous les jours.

 

on se croirait presque en réanimation…

 

Je passe du temps

à lui faire intégrer

le bon usage des médicaments restants

que nous classons ensemble,

par catégorie

(antalgiques 1 et antalgiques plus forts, antibiotiques,

médicaments pour le digestif,

anti inflammatoires…)

 

Il est très curieux

et répète plusieurs fois

ce qu’il en a retenu.

 

Pendant tout ce temps,

les BAO'BELLES sont aux pansements

 

 

1- Douma, 55 ans, maux de corps et maux de tête

 

2- Bigenaou, 84 ans,mal entendant, mal voyant, douleur aux genoux

 

3- Homme, maux de corps, maux de tête

 

4- Fillette, 2 ans, plaie oreille

 

5- Abdou, soins d’yeux

 

6- Seitou, 57 ans, cervicalgies, maux de tête, vertiges

 

7- Garçon, 7 ans, plaie de jambe

 

8- Alema, 50 ans, maux de tête, maux de corps

 

9- Aissatou, 25 ans, enfant mort né il y a un mois, maux de tête

 

10- Fillette, plaie bras

 

11- Fillette 6 ans, plaie coude

 

12- Roquesen, 22 ans, plaie jambe

 

13- Ali, 85 ans, toux, sueurs nocturnes, perte de poids,tuberculose ?

 

14- Fillette, plaie oreille

 

15- Fillette, 7 ans, plaies de jambes et bras

 

16- Ibrahim, 4 ans, Plaies oreilles et tête

 

17- Moussa, 2 ans, plaie de l’oreille

 

18- Garçon 12 ans, plaies de jambes

 

 

Devant l’avancée

de la restauration de la case,

j’échange avec Ngor

sur l’entretien des locaux…

il nous faut une femme de ménage

tous les jours

du lundi au vendredi…

 

Actuellement

elle ne vient

qu’une fois par semaine

et ce n’est pas suffisant…

avec la rentrée d'argent des pansements, peut être est on capable de payer quelqu’un sur les 4 jours restants ?

 

Je rencontre la jeune femme

qui est en charge du ménage...

marché conclu

pour un essai

sur les 3 à 6 mois à venir…

 

 

Puis nous rencontrons,

pour la première fois,

l’infirmière coordinatrice

de plusieurs cases de santé

de la région.

 

Elle nous remercie de nos actions.

Nous échangeons sur la santé

de la population…

peu d’éléments nouveaux...

 

 

Nous repassons par l’école

vers 13h00.

 

les enfants sont partis

mais les instituteurs toujours là.

Une réunion s’impose.

 

Les sujets évoqués :

les actions santé achevées,

le comité de pilotage

en cours de création,

les projets d’achats

de batteuses de mil,

de chaises pour location,

de groupe electrogène…

la situation de Modou,

moniteur des tous petits,

le projet de la case des tout petits…

 

Je demande à voir la réserve

pour constater le matériel en stock…

la plupart des fournitures

y sont empilées en vrac…

 

 

L’atelier couture se recompose

en deuxième partie de journée,

une blouse scolaire

est déjà terminée...

 

Belle et prometteuse réussite !

 

 

de fortes discussions s'animent,

des décisions

pour la confection des blouses scolaires ainsi que la location des machines

s’en suivent.

 

 

Un beau moment de "causerie"

avec les femmes présentes

à qui nous offrons vos parfums,

vos savons et vos bijoux.

 

Adiouma a attelé son cheval

pour un tour en charrette

dans la brousse,

au coucher du soleil …

 

Moment magique...

intemporel et solennel...

où le sentiment d’être seules au monde nous envahit,

apparaissant, soudain,

comme une vérité.

 

Rien à l’horizon

que le balancement des tiges de sorgho

dans le bruissement de ses feuilles,

ou l'ombre des grands baobabs 

dans le silence sacré

d’une nature sublime.

 

Après le diner d’un coucous de mil

et poulet sauce oignons,

le dernier soir s’achève

d’un feu de camp musical.

 

les voix des hommes s’élèvent,

aigues,

sur  un fond de guitare,

et au rythme des djembés de fortune

( boîte de conserve, bidon, calebasse)…

 

...des mélodies envoûtantes

qui nous transportent,

au delà de la voûte étoilée...

 

...des danses animées,

parfois endiablées,

par le pas saccadés

des femmes et les enfants...

 

Doux moments de plaisir

et d’hommages à Baoback.

 

 

 

Jeudi 8 novembre 2012

 

 

Babacar devait arriver hier soir

pour partir à la fraîche…

 

Nous rangeons le campement

et nettoyons la case d’hébergement.

 

Isabelle vire délicatement

les 2 crapauds

qui y avaient élus domicile...

 

 

Nous allons à la case de santé.

Après quelques rapides pansements,

nous saluons Ngor

en lui laissant

les dernières recommandations.

 

 

Nous filons à l’école

et visitons chaque classe.

 

Les élèves reprennent doucement

l’année scolaire…

 

L'inertie

du temps de latence

et des séquelles

de l'hivernage est perceptible...

dans certaines classes,

peu de réactivité à notre égard...

 

je leur présente

le livre « Carnet de voyage d’Emma »

mis à leur disposition.

çà semble les intéresser.

 

Chaque groupe d’élèves

nous offre une chanson.

 

Nous terminons par Modou

et sa case des tout petits.

La dynamique est la même

malgré les moyens

toujours aussi précaires…

 

Nous retrouvons chez Modou

tous les jouets, jeux,

livres, poupées…

que nous avons amenés depuis le début… les enfants ont tous leurs mouchoirs...

 

Les petits nous réjouissent

avec leurs comptines…

 

Babacar n’est toujours pas arrivé

avec le minibus,

Alassane nous a prévenues du retard…

 

Nous en profitons pour visiter

la zone de maraîchage...

un grand jardin bien structuré

où poussent

oignons, tomates, aubergines….

 

Au même moment,

nous croisons les représentants locaux avec des partenaires belges

pour le développement agricole : l’occasion de nous présenter,

de parler des actions

au niveau de la case de santé

et du projet de la case des tout petits…

 

un vif intérêt nous est porté,

j’en profite pour remettre à l’élu

le livre «  Carnet de voyage d’Emma ».

 

 

Il est 14h30,

Babacar arrive enfin….

Après chargement des valises

et salutations à la famille d’Adiouma, nous reprenons la route vers Dakar

en faisant une halte à Diamniadio.

 

Une demi heure de pause avec la famille

et nous rentrons sur N’Gor

en passant chez la tailleur Ibou

qui a confectionné les commandes

et chez Moustapha notre vannier préféré….

 

Un bon bain salvateur nous décrasse de la poussière accumulée sur nos corps.

 

 

 

Vendredi 9 novembre 2012

 

Dernier jour,

les heures sont comptées.

 

Ce matin,

tour au marché artisanal

pour les souvenirs

et les futures ventes caritatives,

 

puis pépinières

à la recherche d’un baobab,

 

puis Hôtel Méridien

pour y visiter l’exposition de peintures de notre Ami Ousmane Sakho,

dont le portrait figure sur le site.

 

 

Visite sur l’île à notre Ami Thala,

marchand de masques,

à nos Amis, Younouss et Marina

à la galerie océane…

 

Derniers comptes avec Alassane,

location de la maison et du véhicule…

 

Bouclages de valises.

 

La soirée se déroule

au resto musée « la calebasse »

pour bien clôturer l’aventure

en compagnie de notre garde du corps,

et Ami, Elhage.

 

Merci de nous avoir suivi,

de nous avoir soutenu

tout au long de cette expédition...

 

Les missions fixées

par l'expédition BAO'BELLES

sont accomplies,

reste à les entretenir...

 

 

Dieureudieuf

 

Sénégalaisement

 

 

 

Gwenaëlle



Les réactions

Avatar sidy diagne

je viens de lire votre parcours avec l'association c'est beau , mignon , appétissant , très humain et riche en émotion . bonne continuation

Le 12-11-2012 à 05:56:54

Avatar gwenaelle audoire

Merci Sidy !

Le 12-11-2012 à 12:18:22

Avatar marijo

Beau travail les BAO'BELLES!!
Beaucoup d'émotion à la lecture de votre parcours!
Merci pour ce récit Gwenaëlle!

Le 12-11-2012 à 16:16:24

Avatar gwenaelle audoire

Merci Marijo ! Bisous.

Le 12-11-2012 à 21:16:52

Avatar Nadège Aucoin

Beaucoup d'émotions à la lecture de ce beau récit.
Les BAO'BELLES ont bien bossé !!!

Le 12-11-2012 à 21:41:01

Avatar gwenaelle audoire

Merci Nadège !

Le 13-11-2012 à 08:24:17

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