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NOV. 2012: CARNET DE ROUTE

 

CARNET  DE ROUTE EXPEDITION BAO'BELLES 2

 

 

 

Ce carnet de route

pour vous faire partager au plus près

notre séjour et notre expédition ...

 

 

 

Quelques nouvelles de début de séjour…

 

 

 

 

Mardi 23 octobre 2012

 

Arrivée à Dakar

le 23 octobre dernier au petit matin.

Djiby m’attend, comme à l’habitude,

à l’aéroport.

 

Le passage en pirogue,de nuit,

pour regagner l’île de N’gor

( camp de base)

est toujours aussi pittoresque …

 

Réveillée par le chant des oiseaux,

la journée démarre avec un petit déjeuner

à la terrasse de la buvette

Keur Yaadikoone.

Le soleil se lève,

la chaleur est encore douce

et le bruit des vagues  déjà ressourçant

qu’il est doux de se retrouver, là,

dans cette plénitude matinale.

Seule, Bineta s’affaire, sur la plage,  

à la confection de beignets sucrés,salés.

 

Plus tard, les pirogues

glissent  d’un crissement

sur le sable mouillé rincé par le ressac,

pour y débarquer

le flot de travailleurs journaliers

(maçons, ouvriers, cuisiniers, marchandes de colliers…)

 

 

Cette semaine, pas de touristes.

L’effervescence est

de l’autre côté de la mer,

pour la préparation de la tabaski :

achat de mouton, de pommes de terre,

de boubous et de chaussures...

pour la circonstance

et pour toute la famille.

 

C’est le noël sénégalais…

Pas de dinde ni de foie gras au menu

mais l’obligation d’acheter un mouton

quitte à s’endetter.

la tabaski, fête sacrée,

est aussi devenue

une véritable fête commerciale

et le mouton

un signe extérieur de richesse,

plus il est gros,

plus on est sensé avoir de moyens…

 

Les retrouvailles démonstratives

et chaleureuses avec les locaux

prennent très vite  

l’allure du classique interrogatoire :

depuis quand ?

Alors,çà va?

et la famille?

sinon çà va?

bien dormi?

et le voyage? bien passé?

sinon?...

 

Des rencontres spontanées

s’apprivoisent à la moindre occasion:

c’est çà aussi la téranga.

 

Le jardin d’Alassane, notre hôte,

est luxuriant.

La saison des pluies

a reverdi le décor tropical

et embelli les plantes :

les ibiscus sont en fleurs,

les noix de coco murissent

et chutent régulièrement des branches,

les premières goyaves apparaissent,

les bananiers déroulent leurs feuilles majestueusement sur un tapis de coquillages joliment étalés en guise de gravier.

Sa passion des plantes,

Alassane sait nous la faire partager;

elle s’exprime par ses talents

de pépiniériste.

 

A midi,

le soleil cogne de plus en plus fort

et les bains sont presqu’incontournables.

 

Une première journée de détente

et de récupération à la sénégalaise;

les visites s’enchaînent à la maison,

pour saluer, pour se désaltérer

ou pour proposer des articles à la vente.

 

La soirée se passe

à initier Adiouma,

le responsable local de Baoback,

et son ami Elhage,

à l’utilisation de l’ordinateur portable

et l’usage d’internet,

conjointement à l’apprentissage

de la lecture les soirs suivants...

 

 

 

 

 

Mercredi 24 octobre 2012

 

Achat du matériel médical

pour la case de santé.

 

Djibi gentiment disponible,

m’accompagne jusqu’à la salle des ventes, sorte de marché de l’occasion…

un endroit un peu glauque et peu engageant dans des dédales sombres

d’un marché couvert,

de mobilier en tout genre

où il n’y a que des hommes

qui nous accostent, avec précipitation,

pour tenter de répondre à nos recherches. D’autres sont sur mes pas,

cinq ou six gaillards…

des fois que je me perdrais…

je ne suis pas rassurée

quand je pense au contenu en espèces

au fond de mon sac à dos…

Que ce soit devant ou derrière, 

le stress passagèrement me tenaille… 

Bref…

Quelques vieux lits médicaux

aux sommiers défoncés, 

çà et là,

des fauteuils roulants

et surtout du mobilier d’une autre époque non conforme à ma recherche.

Après quelques heures d’errance

«  au bon coin sénégalais »,

notre quête est vaine,

nous décidons d’en sortir

pour nous rendre chez Médical Partner,

une société spécialisée

en matériel médical 

avec laquelle j’avais établi un contact

avant le départ

et qui m’avait déjà amorcée

quelques devis…

nous reprenons point par point

le dernier devis

et sélectionnons avec la commerciale,

la commande définitive

( 3 lits médicaux, un paravent,

un chariot de soins, une table de chevet,

un bassin, des urinaux,

un détecteur de diabète,

des bandelettes urinaires,

un pèse bébé, un pèse adulte,

des thermomètres…)

 

La commande est quasi complète

et livrée, normalement, à Baback

le 2 novembre,

jour de l’arrivée

de l’expédition Bao'Belles.

 

Il ne manque plus que des fauteuils

( chaises plastique de jardin)

pour agrémenter les chambres d’hospitalisation, de consultations

et salle d’accouchement

ainsi que des poubelles

achetées plus tard au marché du coin.

 

 

 

 

Jeudi 25 octobre 2012

 

 

La journée méritait

d’être tranquille et reposante…

un peu de farniente,

des bains et de longues discussions

avec Alassane et Djiby.

 

Juste un approvisionnement alimentaire m’oblige à quitter l’île en soirée

pour le « casino » du coin.

De l’autre côté,

les hommes baignaient leur mouton

dans l’océan, avant la fête.

 

 

 

 

Vendredi 26 octobre 2012:

jour de la tabaski

 

Je devais me rendre à Baback

pour y vivre la tabaski

mais, après réflexion,  

les conditions m’ont paru difficiles: problème de transport et de coût,

de chaleur,

de bouchons car toute la population

regagne son village.

Adiouma est parti sur Baback vers 18h

et a dû arriver vers 4h du matin,

j’ai donc abdiqué…

 

Alassane m’a généreusement invitée

à partager la fête de la tabaski

en famille.

De la plage, le matin,

se distinguait, sur l’autre rive,

au village de N’gor,

une longue procession d’hommes, solennellement vêtus

de longs boubous  blancs.

Une lignée d’enfants

les suivaient en masse.

La prière venait de s’achever  

et l’imam venait d’égorger son mouton devant les fidèles,

avant qu’ils ne repartent, eux mêmes,

vers le village,

pour regagner leurs familles

et en faire autant.

 

Le mouton est donc égorgé,

saigné au sol

dans un trou creusé à cet effet,

dans les petites ruelles du village.

J’y ai rencontré un adulte

et un enfant d’une dizaine d’années,

venant de réaliser le sacrifice

et saignant le mouton dans le trou. L’enfant pressait le corps du mouton

pour en extraire le sang.

Ensuite,

le mouton regagne

le domicile du propriétaire

et c’est sur la terrasse  ou dans la cour qu’il est découpé.

 

Scènes de vie troublantes …

C’est jour de fête,

les rituels s’inscrivent

et l’ambiance 

traduit une certaine excitation.

 

je suis arrivée sur la terrasse d’Alassane, toute la famille était réunie,

les hommes autour de leurs moutons,

pour certains couchés au sol,

pour d’autres suspendus à des piliers… chacun y allait bon train,

découpant les pattes,

éviscérant l’animal,

prenant soin de libérer

chaque morceau précieux.

 

Les femmes, affublées de jolis boubous,  étaient regroupées autour de la cuisine,

à éplucher les pommes de terre

ou surveiller la cuisson

de cette délicieuse sauce aux oignons.

 

Les enfants s’agitaient

d’une scène à l’autre,

entre les bassines

pleines de pattes et de beaux gigots

et celles débordantes d'abats.

Un vrai travail de boucher

d'une propreté remarquable.

Pas une mouche à traîner

et,bien sûr, pas de sang.

 

Les abats de l’animal sont triés :

le foie, les reins, le cœur seront grillés, les intestins et autres viscères

rincés à la mer

et cuits, plus tard,  

pour agrémenter le couscous des lendemains.

Le barbecue est un immense tapis

de braise ardente

recouvert d’une large grille.

 

Les préposés à la grillade s’agitent. 

Les côtes sont entassées

au dessus des charbons cuisants

et sont disposés dans de grands plats

mis à disposition des convives.

 

J’ai donc fait honneur à la famille

en partageant le repas :

foie grillé, cœur grillé puis côtes,

aux petits oignons …

 

Puis, j’ai repris mon chemin vers l’île

et j’ai trouvé Ibrahim sur ma route

qui me guettait

pour m’inviter à son tour chez lui…

même scène en petite dimension,

la famille étant plus restreinte…

Mais un accueil tout aussi chaleureux.

 

En attendant le bateau

pour retrouver l’île,

les enfants rinçaient les viscères

dans la mer

et abandonnaient sur la plage

ce qui ne les intéressait pas

en attendant que la marée balaie

cette nourriture peu habituelle

aux poissons.

 

Une belle journée,

de belles rencontres,

du soleil, de la vie,

de la joie et un beau rituel de partage…

 

 

 

 

Samedi 27 octobre 2012 : jour férié

 

 

Pas d’activité particulière,

les boutiques sont fermées…

la population reste en famille.

 

Bains, lecture

et  programmation du déroulement

de la semaine prochaine

avec les Bao'Belles

sont les principales activités

de la journée.

 

Déjeuner autour d’un plat local

avec Alassane

et les représentantes

de l’association belge «Couleurs Sénégal». Echanges et points de vue intéressants.

 

 

 

 

Dimanche 28 octobre 2012

 

 

journée à Diamniadio 

dans la famille de Nabou.

Retrouvailles chaleureuses

autour d'un thieboudiène.

 

Plus tard, 

j'ai rejoint notre ami Elhage,

dans sa famille à Sébicoutan,

à 7kms de là,

et visité le chantier de sa maison

qu’il construit chaque week end

avec persévérance…

une belle leçon de courage,

de patience et d’espoir…

 

 

 

Lundi 29 octobre 2012

 

 

Journée éprouvante mais combien fructueuse.

Moussa, un des tailleurs locaux, m’accompagne pour l’achat

de machines à coudre pour l’atelier couture prévu avec les femmes de Baback.

 

Départ de l’île à 11h,retour à 19h…

 

Direction centre ville

quartiers Médina puis Sandaga,

Marché Tilène puis N’gor village.

 

La première halte se fait

dans un atelier de machines à coudre

et le commerçant m’invite

à prendre place sur la chaise,

en me précisant qu’il revient de suite.

Je suis donc postée là

pendant plus de ¾ d’heure,

parmi ces carcasses de machines

d’un autre temps,

me demandant si, réellement,

j'allais y trouver mon bonheur…

 

son fils me tient  compagnie,

il est en classe de 3ème

et lorsque je lui demande

ce qu’il veut faire plus tard,

il me répond «  Banquier »;

Je lui demande pourquoi?

« pour gagner de l’argent »,

je lui précise pourtant

qu'il ne va pas fabriquer les billets…

il me regarde avec étonnement

et me rajoute

«  alors banquier ou ingénieur ».

Quelle représentation du métier

avait-il ce jeune ado ?...

Quelle conception

de son avenir professionnel??

En tout cas,

j’ai compris

qu’il ne serait pas réparateur

de machines à coudre…

çà ne gagnait pas assez à ses yeux.

 

Notre échange devint brusquement frustrant pour lui comme pour moi...

Quoi dire entre Espoir et Réalité?

Je fais le choix de me taire,

de le laisser rêver...

je ne suis pas là pour asséner une vérité, il cheminera tout seul

avec ce qu'il est

et ce qu'il pourra devenir...

 

 

Sa présence silencieuse

m’offre alors le plaisir intense

d’observer les scènes de vie

avec délectation.

 

L’échoppe est ouverte sur la rue,

en face de vieilles tôles rouillées 

posées verticalement

et quelques planches de bois

font office de maison

abritant une famille;

dans la cour sèche le linge

entre des débris de feraille

et des empilements de chaises plastique.

 

Une petite fille, joliment tressée,

et dans son apparat de fêtes,

sautille devant l’entrée;

elle alterne avec audace

quelques avancées sur le trottoir

puis se réfugie précitamment chez elle

comme pour défier la surveillance

d’un de ses parents.

 

D'autres enfants jouent dans la rue,

deux d’entre eux d’une dizaine d’années,

chevauchent une vieille voiture

à pédales en plastique;

ils jouent à se pousser,

chacun leur tour,

sur cette rue quelque peu passagère.

 

Un autre enfant plus jeune

surgit en roulant agilement

son pneu de voiture

de sa baguette en bois.

 

Au milieu de la voie, 

un autre  fait des va et vient

en zigzaguant,

d’un caniveau à l’autre,

sur son vélo trop petit, 

bien qu’il ait redressé

le support de selle au maximum;

je me rends compte

qu’il n’a pas de  selle…

la naîveté du jeu est amusante

et pourtant le danger bien réel.

 

c’est l’heure des éboueurs:

ils dégagent à trois,

de leurs longs balais de coco, 

les canivaux encombrés

de gobelets de carton,

de plastique et papiers,

de canettes de coca…

des restants de fête,

du manque de poubelles publiques

ou de l'absence de civisme ?

Peut être un tout ?.

 

Enfin le commerçant arrive…

en taxi,

avec de gros cartons…

il me propose alors

2 machines à coudre neuves

à pédales et avec tables.

Après l’avis de Moussa,

et un temps de négociation :

marché conclus

en rajoutant une machine d’occasion « surfileuse ».

 

 

De là,

à la recherche d’une affiche

sur la courbe de croissance

du nouveau né à 3 ans,

nous nous dirigeons

vers la « Fnac » de dakar :

sans succès

sauf un livre local,très intéressant

pour l’expédition,

qui s’intitule

«  là où il n’y a pas de docteur »…

sous entendu « système D dans la brousse ».

 

 

 

De là,

nous partons à Sandaga

où nous trouvons

des poubelles inox à pédales,

deux bassines,

un fer à repasser

fonctionnant au charbon de bois,

puis des chaises de jardin

pour les différentes salles

de la case de santé.

 

De retour vers l’île,

je m'arrête au dispensaire de N’gor

pour faire connaissance avec Adama,

Reponsable du matériel médical

et des médicaments,

pour mieux comprendre

leur système de gestion des stocks,

connaître leurs différents supports

de suivi  de soins,

et savoir où se procurer

les affiches de prévention…

 

Adam me reçoit très chaleureusement,

  m’accorde du temps,

m’offre différents supports;

fiche de stock, feuille de température…

que je m’empresse de photocopier

au cyber d’Alassane.

 

Je lui demande l’adresse

du ministère de la Santé

et les modalités d’accès.

Le projet de m’y accompagner

s’inscrit aussitôt pour les jours à venir.

 

Affaire à suivre…

Une belle journée, harassante

mais efficace…

qui s'achève

un « grignotis » avec Elhage.

 

 

 

Mardi 30 octobre 2012

 

 

Départ ce matin avec Moussa à 10H00, Direction marché Colobane

pour l’achat de 55 mètres de tissu

pour la fabrication des blouses scolaires. 

 

Puis retour sur la médina

pour l’acquisition des machines à coudre après montage, réglage

et explications sur le fonctionnement.

 

De là nous rejoignons le marché Tilène …

 

Moussa me précède d’un pas hâtif,

il connaît parfaitement les lieux.

On s’enfonce entre les étals,

les odeurs se succèdent,

parfois un parfum agréable,

plus loin, des éfluves de poubelles,

puis de poisson séché

dressé à même les tables,

ailleurs des sacs de graines

de toute espèce

ou des senteurs d’épices …

 

enfin, on pénètre

dans les dédales sombres de couloirs

qui desservent toute sorte de boutiques . Nous arrivons sur les papeteries, achat de tickets pour les consultations,

de registres d’inscriptions,

de sachets individuels

pour délivrer les médicaments

rapportés, à l’unité.

 

 

Sur la route,

mon regard est soudain attiré

par un bêlement timide …

 

Un agnelet vient de naître…

 

Tout chaud sorti du ventre

de sa mère protectrice,

il tente de se hisser

sur ses quatre pattes encore fragile;

son corps est encore enduit

du liquide placentaire

et le cordon ombilical

pend sous son bas ventre…

 

 

Une jolie scène très touchante…

par cette douceur animale,

en plein cœur de la ville…

la maman lèche son petit

et le protège du mieux le long du mur…

 

le temps de quelques photos...

 

 

Notre périple continu…

je quitte Moussa pour le quartier Ouakam, direction « l’imprimerie »

où j’ai prévu de retrouver Adama,

du dispensaire de N’gor.

Je passe commande d’un tampon officiel

et de ticket de consultation

pour pansements.

 

Avec les locaux,

nous avons décidé de fixer la consultation à 50 FCFA soit o,15euros symbolique,

pour une participation

de la population de Baback.

 

Une création d’un comité de gestion

est envisagée sur place,

au village de Baback,  

pour contrôler

le matériel médical ramené

par les Bao’Belles

et l’équipement en soins

acheté par l’association.

 

L’idée est de responsabiliser

les partenaires

pour une implication plus grande…

 

...Ramener c’est bien

mais confirmer la bonne destination

et l’utilisation adéquate, c’est mieux…

 

L’idée fait son chemin

et sera proposée

dès notre arrivée à Baback.

 

Puis nous prenons la route

du Ministère de la santé,

avec AKO, un ancien adjoint de Dakar, présenté par Adama,

et largement impliqué

dans la prévention sanitaire

sur le territoire.

Ako est lui aussi fort sympathique

et offre gentiment de son temps

pour me donner beaucoup d’informations

et de tuyaux administratifs…

 

Il me présente

au Centre de la lutte universelle

contre le paludisme,

au médecin responsable,

très intéressé par nos actions d’hygiène

et de prévention sur baback.

 

Une rencontre

avec le chef de cabinet du Ministre

semble possible…

 

Nous attendons 1h30

mais elle est en réunion…

On nous propose d’attendre,

peut être jusqu’à 19h…

 

j’abdique

et prendrais rendez vous plus tard…

 

Enfin,

je rentre sur N’gor...

où je récupère des sacs de riz vides

dans les boutiques,

pour en faire des tabliers,

avec les femmes de Baback...

 

 

Epuisée de ma longue virée,

je n’ai pas déjeuné…

juste grignotée

un petit paquet de Biskrem,

les gateaux secs d’ici,

dans la salle d’attente

du chef de cabinet…

le malaise hypo n’était pas loin !!!

 

Que de scènes insolites

et de riches rencontres…

la disponibilité des uns,

la gentillesse des autres

et cette facilité d’accès

me surprendront toujours…

 

Une bonne douche en rentrant

et un sandwich Keuryaadikoone

sont bienvenue,

avant de repartir à l’aéroport

pour chercher la première Bao’belle…

 

 

 

 

Mercredi 31 octobre 2012

 

 

Après une bonne nuit réparatrice,

Catherine découvre, avec émerveillement,

le jardin d’Alassane .

 

 

Puis un petit déjeuner

à la buvette,en terrasse,

lui permet de mieux comprendre l’environnement et de commencer les présentations avec les locaux. 

 

 

Nous décidons, ensuite,

de nous rendre  au centre d’information

et d’éducation pour la santé à Grand Yoff

pour nous procurer quelques posters

de prévention pour la case de santé.

 

 

Le  repas du midi se déroule chez Seck :

brochettes de lotte

et crevettes sautées à l’ail

sont au menu.

Il faut bien s’offrir

quelques réjouissances

avant les frustrations à venir…

 

Quelques colliers achetés

avec Madame Bin bin,

une de ces marchandes typiques de l’île portant fièrement sur sa tête une vannerie remplie de trésors de perles

qu’elle a confectionnés…

 

Puis Maman Awa nous soumet

à l’achat d’un ananas

et d’un régime de bananes

comme à son habitude.

 

En soirée,

nous repartons au ravitaillement

pour les 5 jours d’expédition à venir (pâtes, riz, pâtés en boîte, maïs, thon,

bougies…

et quelques produits indispensables

à la case de santé

( sopalin pour les pansements,

eau de javel en cas de rupture de dakin, liquide vaisselle

pour les instruments médicaux, éponges…)

Tout est prêt…

 

Les deux autres Bao’Belles

sont arrivées ce soir…

L'équipe est au grand complet...

 

Après un repos de 24h,

le départ de l’expédition

est fixé à vendredi à 6h…

 

 

 

Jeudi 1er novembre 2012

 

 

Le soleil à travers la moustiquaire

de la fenêtre brille déjà

très haut et très fort…

 

il est plus de 9h30 …

 

les Bao’Belles dorment encore,

elles avaient besoin de récupérer

de cette arrivée tardive…

 

 

Le petit déjeuner à la buvette s’impose pour permettre à Isabelle  de comprendre notre camp de base…

 

 

les  présentations vont bon train 

avec les connaissances

que  nous  croisons

sur le chemin qui mène à la mer …

 

Econ, Seydina, Pape, Cilla,

Elhage, Bineta, Fifi…

tout le monde veut saluer

les dernières arrivées…

 

 

Un bon bain nous met en forme

avant le départ vers le marché malien...

où colliers, bracelets,chapeaux,

karité, churaï,

instruments de musique,

s'entassent sur les étals multicolores

aux mille odeurs

qui, très vite,

nous réjouissent  

et remplissent progressivement

nos sacs à dos.

 

 

Sur le périple ,

Aziz, notre charmant chauffeur,

a bien compris nos centres d'intérêts...

 

Il nous arrête,d'abord,

au pied du monument de la renaissance, puis,nous conduit à la grande mosquée,

face à la mer.

Nous circulons, enfin,

sur la route de la corniche,

nous exposant la côte rocheuse

et l’océan bleu turquoise.

 

Plus loin, la route sinueuse 

longe  les demeures des ministres

et, au large, l’île de Gorée,

la belle,

s’érige sur son ilôt rocheux

et se précise

au fur et à mesure que nous avançons.

 

Pour rejoindre la gare ferroviaire,

tout près du marché malien.

 

 

Nous rentrons direct

vers la 2ème plage...

il est déjà 14h30…

Nous nous installons

sous les parasols rouillés,

en skaï cuit par le soleil,

et nous y dégustons de la dorade,

et des crevettes,

préparés par Aram,

la maman de Mamie Binette

que nous suivons depuis sa naissance…

 

Mamie binette est,aujourd’hui,âgée de 2ans et passe ses journées au bord de l’eau.

Elle joue dans l'eau

avec un petit garçon de son âge.

Son visage est granulé de sable

et son nez coule en permanence...

...dans quelques années,

elle assistera sa maman

dans la préparation des frites

et des brochettes de lotte...

 

 

Plus tard,

nous repassons de l’autre côté de la mer pour le village de N’gor,

en improvisant

une visite guidée du dispensaire.

 

Des jumeaux viennent de naître,

les parents nous saluent

le temps de quelques photos…

Le papa est à la fois

très fier et très ému

de nous présenter ses petits.

La maman est soulagée

mais les traits de son visage

souligne une grande fatigue.

Dans moins de deux heures,

ils repartiront avec leurs petits

et le quotidien redémarrera ...

 

 

Nous visitons la salle de repos :

la sage femme est mi allongée

sur un lit d’hospitalisation,

en compagnie de la pharmacienne

et d’une étudiante ;

elles discutent tout en regardant la télé.

 

Dans la salle de soins avoisinante,

les principes de décontamination

sont largement affichés :

Nettoyage- Rinçage-

Séchage et Stérilisation.

Une sonde urinaire et quelques pinces trempent dans une bassine un peu trouble de décontamination.

 

L’usage unique n’est pas envisageable…

 

 

Dans les ruelles de N’gor,

nous croisons le charbonnier...

caché derrière un enclos de sorgho,

il veille à son tas de charbon

assis au pied d’un baobab…

 

le charbon souvent utilisé

pour faire brûler le churai…

ou faire quelques grillades.

 

 

Un détour chez Salimata

pour acheter du tissu s’impose…

Elle nous accueille bien chaleureusement et demande des nouvelles de la famille…

 

le tissu pour les poches

des blouses scolaires,

pour la confection de tabliers de cuisine et pour usage personnel

remplissent nos sacs.

 

 

Pour quelques vêtements

à confectionner sur place,

nous retrouvons

notre charmant tailleur, Ibou,

qui vient de passé des moments périlleux et des nuits sans sommeil

pour la confection de boubous neufs

pour  la tabaski ...

 

 

Le retour sur l’île nous offre

un bon  poulet yassa concocté par Adama

et partagé avec Elhage.

 

Il estl’heure de préparer les bagages

pour un départ matinal demain.

 

 

 

Devant un problème de connexion internet ,

je n’ai malheureusement pas pu satisfaire

la suite du «  Carnet de Route »…

 

Suite de l’épopée :

 

Les notes ont été prises

tout au long  du séjour

et je vous transmet

la suite de notre périple

sur une nouvelle page

"Carnet de Route Baback"

 

Bonne lecture

 

Sénégalaisement 

 

Gwenaëlle



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