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LA FÊTE DE LA TABASKI

 

LA FÊTE DE LA TABASKI

 

 

 

La Tabaski ou fête de l'Aïd-el-Kebir,

 

plus connue sous le nom de "fête du mouton ",

 

est définie, dans le Coran,

 

comme une fête se déroulant

 

lors du pèlerinage à la Mecque.

 

 

Ainsi, tous les musulmans 

fêtent-ils l'événement ensemble

à défaut d'être à la Mecque.

 

 

La date est fixée selon le calendrier lunaire,

 

qui tourne par rapport au calendrier grégorien.

 

... Les questions de calendrier sont très importantes

 

dans le monde musulman.

 

Les lettrés, souvent astronomes, observent le ciel

 

pour décréter les jours de fête,

 

et ce rarement avant la veille de ce jour.

 

 

…Il y a donc un flottement avant l'annonce de la date.

 

La population s'en remet aux autorités religieuses,

 

 avec l'idée que le calendrier même est sacré

 

et que seuls quelques spécialistes peuvent l'étudier.

 

 


La Tabaski est la plus grande fête du Sénégal

où la population est en majorité musulmane.

 

Chaque père de famille doit tuer un mouton

pour célébrer le sacrifice d'Abraham.

 

Le pays tout entier est absorbé par les préparatifs :

achat du mouton pour le sacrifice

et habits neufs pour la famille.

 

 

 

 

Les habits neufs sont nécessaires

pour se présenter à Dieu

dans une tenue correcte en ce jour de fête ;

 

il y a également une explication sociale :

 les enfants, particulièrement,

sont ainsi, au moins une fois l'an,

équipés de neuf.

 

 

 

Le grand marché de Dakar - Sandaga

grouille de monde,

 

les griots perchés sur des tas de tissus devant les magasins

tapent sur leur tambour d'aisselle pour attirer le client.

 

 

Toute la ville est dans la rue,

l'argent circule frénétiquement,

les embouteillages bloquent le centre ville.

 

 

C'est l'occasion pour les mères d'habiller de neuf

tous les membres de la famille,

d'embellir la cour, de compléter la vaisselle.

 

Les enfants, comme pour Noël,

sont excités par l'approche de la fête.

 

Les marchands ambulants brandissent gaiement

des couteaux et des grilles de barbecue,

instruments indispensables au sacrifice

et à la dégustation du mouton familial.

 

 

Les échoppes de tailleurs bourdonnent

jusque tard dans la nuit,

chacun se doit d'avoir

un boubou traditionnel neuf  pour la fête

et la bataille fait rage chez les couturières

pour récupérer sa commande.

 

 

Les moutons envahissent les villes,

on trouve des foirails sur le bord des routes,

d'autres sont promenés jusqu'en centre ville

par des commerçants en quête d'acheteurs.

 

Les journaux titrent sur les moutons

et toutes les discussions des pères de famille

portent sur leur prix, leur santé,

dans les bus et les queues à la banque

où l'on demande des avances.

 

 

La date de la Tabaski dépend du calendrier lunaire,

elle n'est connue qu'une semaine à l'avance

par décision d'une commission nationale.

 

 

 

Le grand jour arrive :

le matin les hommes se rendent à la prière

avec les jeunes garçons dans leurs boubous empesés

et les vieilles femmes aux pieds teints au henné.

 

 

Après la prière,

les gens se souhaitent une bonne année

"dewenati"

(que l'année prochaine nous trouve ici en paix)

 

et se demandent mutuellement d'effacer leurs offenses,

car c'est également le jour du pardon.

 

 

Puis les hommes se préparent à tuer le mouton

lavé à l'aube,

le père de famille l'égorge et le dépouille

pendant que les femmes préparent les boissons sucrées,

les ingrédients, le barbecue.

 

Rapidement, tout le quartier embaume la grillade.

 

Les enfants mangent les premiers,

puis circulent avec des plats de viande

que les familles s'offrent mutuellement

en fonction des liens d'amitié,

de voisinage ou d'alliance.

 

 

C'est l'occasion de faire l'aumône aux familles pauvres.

 

C'est ripaille pour tous.

 

Les plus petits vont de maison en maison,

en groupe de 5 à 10,

bien habillés en boubous et babouches,

en demandant des étrennes, en argent, sucre, ou riz .

 

La soirée se passe en visites familiales,

la télévision programme

les sermons des responsables religieux

et la prière du chef de l'État,

 et pour les plus jeunes :

les grands orchestres animent

des soirées sénégalaises en ville

où les couples vont habituellement

dans leur nouvelle tenue.

 

 

 

Armelle Chatelier,

franco-sénégalaise,

historienne et enseignante

à l'Institut Supérieur

des Sciences de l'Information et Communication de Dakar,

est une spécialiste de la culture urbaine

et de l'image en Afrique.

 

 

Cette année 2012, la Tabaski devrait avoir lieu

vers le 25 octobre.


 

 

 

 

 



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